PARME
qui passait devant l’église soit régularisé et que ses abords soient rendus plus accessibles aux chariots.
En 130", l’église Sainte-Cécile eut à subir, comme tout le quartier, l’épreuve d’une terrible inondation. Le torrent sortit de ses digues avec impétuosité, envahit le marché, inonda toutes les maisons du Borgo Pellacani, les maisons du Cafori, des Mazali, Saint-Barnabé, Saint-Pierre, Saint-Esprit, S. Maria Nuova, la demeure des frères Marcorani, et remplit les puits. Il n’épargna pas non plus Sainte-Cécile et le temple de Sainte- Marie, de sorte qu’on pouvait naviguer là où naguère on allait à pied sec1. Le chroniqueur anonyme ne dit pas toutefois que ces ravages aient causé aucune ruine importante à l’église.
Près le pont et l’abside de Sainte-Cécile, il y avait un égout qui se déversait dans la Parma ; l’année suivante, Sassolo2, le capitaine général des soldats, s’y était réfugié et y fut pris.
Non loin de Sainte-Cécile, Ugolin Neviano vint abriter en i 322 son hôpital des Quattro Mestieri, ou la fête du précieux sang était célébrée avec tant de pompe 3; cet hôpital s’appelait aussi de « Sainte Cécile 4 ».
En iqo3, une inondation, qui paraît avoir eu des conséquences plus désastreuses que celle du siècle précédent, enleva le pont-levis qui traversait le torrent derrière Sainte-Cécile5.
L’évêque Sinesi (143011440) réunit, sous la férule d’un même monastère, le monastère de S. Pietro et celui de S. Cecilia qui obéissaient alors l’un et l’autre à la règle de Saint-Benoît6.
piatur ad cantonem Lanzorum, et vadat usque ad burgum Runziorum; et fiat expensis illorum ante quorum domos labitur, p. 438.
Monumenta historica. — ’Statuta communis Parmæ, 1266.
1. Chronicon Parmense (anonyme). — Muratori, Script., IX, p. 866.