Id., III, p. 37b
SAINTE CÉCILE
serve l’église tournée vers le bord de la rivière, longée à gauche par une ruelle qui y conduit et environnée sur les autres côtés des jardins et bâtiments claustraux.
Je ne sais le luxe architectural que le cardinal fondateur a pu consacrer ici à Sainte-Cécile, mais aujourd’hui cette vénérable église n’offre plus d’intérêt artistique1 2 (pl. XXVII).
Savone. — Savone appartenait aux empereurs carlovingiens; elle dut peut-être à cette domination des reliques de Cécile et le culte que le moyen âge y voua à cette vierge. Nous voyons, en effet, dans la chronique de Bartolomeo, que, pendant la guerre avec Gênes, le podestat, en 1227, campait près de l’église Sainte-Cécile qui se trouvait en dehors des murailles : « PropeSaonam inter ecclesiam Sancte Cecilie et civitatem Saône3 4 ». C’était un monastère de religieuses cisterciennes, lesquelles, par suite des guerres continuelles, furent obligées de l’abandonner et de se retirer à Alba, oü elles transportèrent sans doute les reliques. Le monastère fut détruit et, au xvii* siècle, le souvenir en était encore conservé par le nom qui s’appliquait à la localité de la villa Solimano3.
Ne fut-ce pas à cause de la dévotion du pays que Gerolamo Basso, chanoine-chantre de la cathédrale, puis évêque d’Albenga en 1878, fut nommé cardinal au titre de Saint-Chrysogone et
Gênes. — A Gênes s’élevait un oratoire de Sainte-Cécile *.
Montferrat. — D’après une lettre de Benoît VI (972), nous apprenons qu’il y avait alors à Montferrat un monastère consacré à sainte Cécile, qui était gouverné par un abbé Césaire et auquel le pape confirme la possession de ses biens et privilèges 5.