Spano, Bollettino archeol. Sardo, II, juin
nos diverses observations, l’emplacement précis de la cathédrale N. Cecilia serait la vigne du chevalier D. Gius. Sepulveda; il y a quelques années, pendant qu’on y plantait de nouveaux ceps, nous avons vu sur ce promontoire les antiques catacombes chrétiennes et diverses sépultures. »
On ignore la date exacte de la translation au château de la cathédrale S. Cecilia. Les Pisans la dédièrent à la sainte Vierge Marie, comme on le voit en 1 2 6 3 dans la visite pastorale qu’y fit l’archevêque de Pise, Frédéric Visconti : « Sic intravimus solemniter in castellum de Castro usque in ecclesiam Sanctæ Mariæ, ubi fecimus sermonem... et sic descendimus in quoddam hospitium juxta ipsam ecclesiam, quia domus archiepiscopi non erat capax. »
L’église pisane n’a pas complètement disparu sous la restauration du xvne siècle. Notons d’abord, ce qui nous intéresse le plus, la chapelle dédiée à sainte Cécile, qu’on trouve à droite en entrant, et qui offre l’aspect d’une petite basilique; nous l’avons gravée d’après le plan qu’en donne dans son bulletin le chanoine Spano. Ce savant hésite à dire si ce sanctuaire était une église, existant préalablement avec ce vocable, ou si ce fut une chapelle élevée par les Pisans en l’honneur de sainte Cécile et en souvenir de l’antique cathédrale de ce nom1.
Il est probable qu’au milieu des remaniements modernes, et cela est l’opinion de M. de Laurière qui visitait les lieux en 1888, il est probable que le plan du moyen âge n’a pas été sensiblement modifié. Les limites de l’église sont rigoureusement posées du côté du chœur par le rocher à pic sur lequel il s’élève, par la crypte certainement ancienne qu’on y a creusée2, et enfin par le transept dont l’architecture du xm® siècle se dessine encore nettement à l’extérieur. Nous y voyons deux portes qui y donnaient accès et dont le style pisan est notoire; celle de droite, à laquelle on parvient du côté du midi par une étroite ruelle, est surtout intéressante. Nous l’a-