‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monumentsChapitre 183 sur 203 · Pardiac, p · texte numérisé non relu

Pardiac, p

« accedentes discipuli eius, tulerunt corpus eius,

« et sepelierunt illud ; et venientes nuntiaverunt « Jesu ». On abandonna ainsi la dépouille mortelle à la piété des disciples. D’après le témoignage de saint Jérôme ils la portèrent jusqu’à Sébaste.

Le manuscrit lat. 9386 nous donne une des plus anciennes images de cette translation, il nous montre deux porteurs tenant sur leurs épaules un brancard duquel pend un riche vélum.

Pour le XI® siècle notre évangéliaire grec 74 nous montre les deux disciples déposant la sainte momie dans le tombeau*. Il répète le même sujet (f‘’75). Dans ce dernier l’auteur a visé une confession d’église car il a tracé un ciborium au-dessus du tombeau.

Paciaudi représente une mosaïque du xi® siècle de Palerme où Jean, debout devant le plat sanglant qui contient sa tête, regarde vers le Sauveur et vers le ciel.

Sozomène (7 430) rapporte que deux moines, instruits par une vision du Saint, avaient découvert le chef sacré dans les ruines du palais d’Hérode. Nous retrouvons l’image de cet événement dans les calendriers byzantins, nous l’avons aussi dans un manuscrit grec (1328, p. 216) de la bibliothèque Nationale. Deux ouvriers déblayent la terre dans une grotte et mettent au jour la tête entourée d’un nimbe d’or. (PL XII.)

Saint Je.\n GLORIEUX (PL XII). — Les chrétiens ne se sont pas contentés de figurer saint Jean pendant ses épreuves et ses combats de terre, et de rappeler ses souffrances, ils ont voulu montrer aussi sa récompense ; ils ont célébré sa grandeur en le mettant au rang de Marie, aux côtés du Sauveur. Les Grecs lui ont donné cette place sublime dans les médaillons du grand arc de Sainte-Sophie à Kiew, à Sainte-Sophie de Novgorod et dans une infinité de peintures orientales.

Le jugement dernier a été l’occasion de pages glorieuses pour le Précurseur. Là aussi il est représenté aux côtés du souverain Juge, vis-à-vis la Sainte Vierge et séparé des apôtres assis comme assesseurs. Une des représentations les plus vastes de ce sujet existe encore au Dôme de Torcello audessus de l’entrée. Jean est vêtu d’une tunique et

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