Mgr Barbier de Montault en a fait la description
SAINT JEAN- BAPTISTE
scène est encore reproduite sous des traits un peu différents que nous avons copiés*. (PI. X.)
L’évangéliaire copte est contemporain, mais bien plus barbare. Hérode placé entre deux compagnons de festin avec lesquels il boit, attend l’affreux plat qu’on va lui servir et qu’Hérodiade prend ellemême des mains du bourreau. Derrière les convives est une tenture attachée à une corniche d’or. (Copte 13, 103.)
Comme exemple du xii® siècle nous citerons le manuscrit grec 1528 dont la miniature est assez fruste. La scène se passe entre deux rochers. Jean s’incline devant le bourreau, la jeune fille attend que le coup soit porté.
Le sujet figure sur un chapiteau du cloître de Moissac ; elle fait également partie de l’ornementation des églises de Cessac, Castelvieil, la Sauve, Saint-Vivien, Saint-Ferme dans la Gironde % et si nous dépassions notre cadre chronologique nous citerions le charmant chancel d’Amiens.
Le manuscrit italien 1 15, qui possède toute la vie de saint Jean illustrée, consacre plusieurs pages au souvenir de ce drame. On y voit la jeune fille qui danse au son d’une viole, son triomphe, la promesse du roi, le regret d’Hérode du serment qu’il a fait et qu’elle le supplie à genoux d’accomplir; on la voit qui va trouver sa mère, le colloque entre les deux femmes, sa rentrée dans la salle du festin. Tordre fatal d’Hérode, Jean décapité, enfin sa tête dans les mains de l’implacable Hérodiade. Tous ces sujets forment huit ou neuf tableaux très expressifs, d’un dessin correct et distingué, mais malheureusement laissés dépourvus de leurs teintes. (PL XL)
Le sujet devient fréquent dans les illustrations du XIV® siècle. On y figure la prison Saint-Jean sous la forme d’un édicule, à la porte duquel le saint passe la tête devant le bourreau qui se prépare à la lui trancher ; ordinairement la fille d’Hérodiade est derrière lui. (Voyez bibliothèque Nationale, fr. 183, 312,- 316, 414. Arsenal, calque de Bastard.)
Ensevelissement. — Saint Matthieu raconte en quelques mots l’ensevelissement du martyr : « Et