‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monumentsChapitre 186 sur 203 · L. DE Faecy, La Broderie · texte numérisé non relu

L. DE Faecy, La Broderie

SAINT JEAN-BAPTISTE

livre comme dans l’apocalypse. La réunion de ces types sur nos planches en établira facilement l’histoire.

Ajoutons que dans V Agnus Dei il y a l’annonce du mariage du Christ avec l’humanité, mariage plein d’amour, mariage incompréhensible et dans lequel Jean a le rôle d’ami. « Qui habet sponsam

« sponsus est ; amicus autem sponsi qui stat et « audit cum gaudio, gaudet proptervocem sponsi. « Hoc ergo gaudium meum impletum est. » (Jean, III, 29). L’ami de l’Agneau, l’ami de l’Époux méritait de lui être uni par la sainte pureté lorsque dans son martyre il fut sacrifié en effet à la chasteté.

Vue de S. Jean au xvi® siècle.

Florence, bibl. Laurenziana. — Ms. du Bladainolo.

AGNEAU DE DIEU

Jean-Baptiste est pour ainsi dire l’ostensoir de l’Agneau. Il nous conduit à contempler en luimême cet adorable Agneau, à signaler la suite d’images splendides que les siècles ont composées en son honneur. (PI. de XIX à XXIX.)

L’Agneau nous apparaît presque à l’origine du monde dans les offrandes d’Abel, dans le repas pascal, symbole vivant de la messe ; dans les prophètes ' et surtout avec saint Jean-Baptiste, qui salue le Sauveur sous ce nom plein de douceur L 11 nous apparaît dans l’apocalypse avec une splendeur merveilleuse et sous l’image de noces célestes. L’humanité tourmentée d’un amour invincible de Dieu se jetait dans des erreurs funestes. L’Agneau dissipe ces fantômes et après de longs siècles nous montre enfin l’Emmanuel auquel on nous propose de nous unir. L’humanité, folle d’amour et de joie, s’empresse à ces noces divines. Saint Jean Évangéliste chante l’épithalame de l’Agneau, il s’écrie: Réjouissons-nous, tressaillons

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