TROPES
Avant d’aborder les données de Mr. Champollion, relatives aux symboles tropiçues, il est essentiel de discuter le passage de St. Clément d’Alexandrie dont il invoque l’autorité.
QUESTIONS SUR LES TROPES
Je place le texte sous les yeux du lecteur avec les deux versions de Mr. Letronne et les observations complémentaires dont il les a accompagnées dans la 2. édition du Précis .
TEXTE DE St. CLÉMENT.
Tqotuymç ôè, rax oixeioxijxa, {itxâyovxe ç %aL [lexaxid-évxEÇ, xà â ? è Ça XXâx xovxeç , xà âè TiolXaxojç [lexaoxij/LiccxîÇovxEÇ, yaç)âxx°votv.
VERSION DE Mr LETRONNE (!)
PREMIERE VERSION, insérée
dans l a 1. éd. du précis,/!. 329.
jjDans la méthode tro-
,, pique ILS REPRÉSENTENT
„ les objets au moyen d’a- ,, nalogies (ou de proprié- ,y tés semblables) çu’ils y, transportent dans l’ex- „ PRESSION DE CES OBJETS,
y, tantôt par des modfica - ,, fions (de forme) y tantôt et plus souvent par des „ transformations totales.**
SECONDE VERSION, insérée
dans la 2. èd. du précis,/!. 379.
,j Dans la méthode tro-
jjpique, CHANGEANT ET DÉjj TOURNANT LE SENS DES OIS”
jj jets par voie d’analogie,
JJ ILS LES EXPRIMENT, Soit en
,j modifiant leur image, soit , y en lui faisant subir dij, vers genres de transfor- ,, mations. e<
(t) Les mots marqués de part et d’autre en petites capitales, de même que ceux en italiques, servent à indiquer les variantes , plus ou moins graves , que Mr. Letronne a apportées à sa nouvelle version.
En comparant cos deux versions <lu savant Helléniste, on voit avec plaisir disparaître dans la seconde, l’obscurité <pii régnait dans la première, et que j’ai cru devoir signaler dans mes Opuscules Archéographiques. ( 1 )
A cette nouvelle version, toute différente de la première, 31r. Letronne ajoute en note les observations suivantes :
,,Z/rt synonymie de ces deux mots (/urâyovrtç ,, et [MTaTiS'tvTtç) est difficile, et le sens est ,, obscur; mais on devine qu’il s’agit de trans- „ position , comme serait telle partie d'un objet ,, transportée sur un autre , et de changement de „ forme ; idées qui doivent être expliquées par „les mots suivans : è^allavrovieç xai fisranx^- „/uaiitovi£Ç qui me paraissent s’entendre, l un, „d’une modification de forme, l’autre, d’un