‹ Archéologie égyptienne (volume 2)Chapitre 25 sur 68 · AUX TROPES · texte numérisé non relu

AUX TROPES

Apres avoir discuté dans leurs détails les termes de la définition que l’archéologue grec nous a donnée des tropes , il me reste à soumettre aux savans le sens complet de cette portion du fameux passage des Stromates qui, à raison de son contexte elliptique, a subi, sous la plume des commentateurs, tant de vicissitudes et de controverses.

Il résulte de la dite définition de St. Clément d’Alexandrie que:

Dans la méthode tropique (xqomrüç ât) on détournait (j lezayovzeç ) un ou plusieurs signes , et on les disposait sur un autre ([lezctz id-évieç) selon les convenances (xar’ oîxeLozijza) relatives à l'objet dti symbole ; et qu’à l’aide

de ee procédé, on sculptait (yaQccTTovotr) les caractères tropiques, de manière À altérer ( èÇaXXaTTOvTEç) telles images , et à défigurer ( /MTaaxrjuazîÇovTtç) telles autres de plusieurs façon s : ( TXoXlayjèç ) .

Si l’on supprime maintenant, de cette version explicative, les phrases complémentaires marquées en lettres italiques, notre explication réduite ainsi aux mots en petites capitales, correspondant aux mots grecs, nous offrira la donnée suivante :

Dans la méthode tropique, en détournant

ET EN TRANSPOSANT SELON LES CONVENANCES, ON SCULPTAIT EN ALTÉRANT LES UNS ET EN DÉFIGURANT LES AUTRES DE PLUSIEURS FAÇONS.

On avoûra que cette donnée pleine d’ellipses, ne serait pas plus claire en français, qu’elle ne l’est en grec, en tant qu’elle n’offre, pour ainsi dire, que le canevas d’un texte; mais n’oublions pas que St. Clément d’Alexandrie parlait à ceux qui étaient en présence des monumens hiéroglyphiques: Or, cette donnée élliptique doit être également intelligible pour nous, qui avons sous les yeux des copies textuelles des monumens égyptiens.

Je passe à l’examen des commentaires de Mr. Letronne sur l’exemple tropique de St. Clément.

Questions sur l’exemple tropiçue. 87 Chapitre Sixième .

EXAMEN

DES DEUX VERSIONS DE M R. LeT RON N E ET DE SES DEUX COMMENTAIRES

relatifs À l’exemple tropiçue de St. Clément,

où IL EST ÇUESTION DES

ANAGLYPHES .

Après avoir indiqué les procèdes figuratifs des signes tropiques ou Ji givré s , l’archéologue grec en fait une application aux louanges des souverains égyptiens, inscrites sur les monumens, et dit:

Tovç yovv Toiv fiaciiktMV ènaivovç d'eoloyovpévoiç uvttoiç naçaâiâovTEÇ , àvayoàqovot J IA TS2N ANJTAY&ÜN.

Malgré la clarté et la simplicité de cette donnée, le savant helléniste renouvelle, dans la seconde édition du Précis , l’observation qu’il avait faite dans la première, savoir que :

,, La seconde espèce (les symboles tropiques ) ,,est fort obscurément définie i( et que ,,1’ex- „ emple n’est peut-être pas beaucoup plus clair „que la défiuition. Je crois cependant, dit-il, ,,ma traduction exacte. “(1)

(i) L.c. p. 33 1 de la première édit, et 381. de la sec.

Il est bon (l’observer ici que la nouvelle version de Mr. Letronne n’est point identique à la première. Les voici l’une et l’autre en regard :

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