I. Partie, page
Confusion des signes figuratifs, etc. 289
pas moins une seule et même série avec les numéros appartenant aux noms divins syaiboliques-f.nigmatiques, confondus pè/e-mé/esousla rubrique commune des noms divins figuratifs.
J’ai déjà signalé cette confusion à la page 234 cidessus; je vais maintenant faire le triage des numéros indiqués parMr. Cliampollion qui confond les images symboliques des divinités Egyptiennes sous ia rubrique des noms divins figuratifs.
Sauf les Nos. 70 a, 80 a et 82 a, qui manquent dans le Précis , l’on se demande dans quel but Mr. Cliampollion s’est-il attaché à établir dans son texte une distinction aussi scrupuleuse entre les noms divins figuratifs, représentés par des images ù tête humaine , et les noms divins symboliques-enigmatiques, rendus par V alliance monstrueuse du corps humain avec une tête d'animal , dans quel but, dis -je, Mr. Champollion enseigne -t- il la différence entre deux catégories d’images aussi distinctes, s’il se plait en même tems a les offrir dans son tableau général sous une seule et même rubrique des noms divins figuratifs, et à les confondre ainsi dans une seule et même série d’images, et sous une seule et même qualification ?
Je passe à la seconde espèce de caractères symboliques - énigmatiques.
,, La seconde espèce de caractères symboliques-Énigmatiques, exprimant des noms ,, divins, consiste, dit Mr. Champollion , (1 ) ,, simplement dans la représentation entière de ,, l'animal, consacre a chaque dieu ou déesse; ,, les animaux portent alors les insignes propres a ,, la divinité dont ils sont les emblèmes. Ainsi un ,, épemier , ayant un disque sur la tête, exprime „ symboliquement le dieu Phre ; un bélier , les „ cornes surmontées de longues plumes, ou d’un „ disque, Ammon - Cnouphis ; un épervier mi~ „tré , le dieu Harsiesi; un schacal armé d'un „ fouet, Anubis,* un Ibis , et même un Cynocé- „phale , espèce de singe a tête de chien, le dieu „Thoth, l’Hermès ou le Mercure égyptien. — „ Les caractères de cet ordre , réunis en partie „ dans notre tableau général, ne furent, au fond, „dit Mr. Champollion, que la représentation „ seule des animaux vivans qui, dans les sanctuaires des temples égyptiens, tenaient la place „des dieux dont ils étaient des images symbo- ,, liques. (i (2) Mr. Champollion ajoute que:
„ Les dieux étaient aussi symboliquement
(t) Page 342 Ko. 54.
(2) Pages 343 de la seconde édition, et 295 de la première.
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,, désignés par des caractères qui ne figuraient „que des fractions d'êtres animés , ou même ,,que des objets physiques inanimés : un oeil ,, était le symbole d'Osiris et du soleil ; l’objet „ qu’on nomme un nilomêtre, rappelait l’idée ,, du dieu Phtha ; un obélisque , celle du dieu ,, Ammon. u
Ces exemples, joints a ceux qui précèdent, font partie des 27 numéros donnés dans le tableau général sous la rubrique des noms divins symboliques, dont Mr. Champollion a formé la seconde espèce des caractères symboliques - Énigmatiques. Or, la simplicité de ces vingtsept exemples autorise a les reconnaître comme appartenant à la classe des énigmes, et à les assimiler dès-lors aux exemples fournis par St. Clément d’Alexandrie, qui donne les Énigmes pour la troisième et dernière espèce de symboles. Ce n’est donc que par une suite de confusions les plus arbitraires, que Mr. Cbampollion le jeune , identifiant les signes figuratifs avec les signes tropiques , et les alliances monstrueuses de ces derniers avec la simplicité des Énigmes, a fait des vingt -sept exemples cidessus, la seconde espèce des caractères symboliques-Énigmatiques, au lieu d’en faire une seule espèce distincte , et séparée des tropes
dont les signes monstrueux forment chez lui la première espèce des symboles énigmatiques, confondus avec les noms divins figuratifs !