‹ Archéologie égyptienne (volume 2)Chapitre 58 sur 68 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

DE SYSTEME DE Mr. CllAMPOLIAOY .

En abordant l’examen de la distinction des caractères qui composent les textes hiéroglyphiques ou sacrés , nous avons mis sous les yeux du lecteur la substance de la leçon qui se trouve dans le chapitre XI du Précis de l’Egyptologue, qui renferme la conclusion de ses recherches.

Cette leçon porte (i) dans son intégrité que:

,, L’écriture hiéroglyphique ou sacrée consistait dans l’emploi simultané de signes de „yROis especes bien distinctes:

,,«) De caractères figuratifs ou représentant ,, l 'objet même qu'ils servaient a exprimer. u

„&) De caractères symboliques, tropiques „ou Énigmatiques, exprimant une idée par „ l’image d’un objet physique qui avait une analogie vraie ou fausse, directe ou indirecte,

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Résumé du système de Ciiampollion. 293

„ prochaine ou très - éloignée , avec l’idée à „ exprimer. a Et

,,c) De caractères phonétiques exprimant „ les sons , encore par le moyen d'images d’ob- ,,jets physiques. “

Or, l’étude des préceptes de Mr. Champollion, relatifs aux deux premières espèces des signes de Y écriture hiéroglyphique , savoir, les signes figuratifs et les signes symboliques, nous a mis à portée de nous convaincre, que ni l’une ni l’autre de ces deux espèces n’appartient aux HIÉROGLYPHES PROPREMENT DITS ; mais

seulement que ces deux espèces de signes passaient dans les textes sacrés comme ÉlÉmens secondaires de l’ écriture hiéroglyphique. Ce qui signifie en d’autres termes , que les signes figuratifs et les signes symboliques ne sont point de véritables hiéroglyphes.

S’il est maintenant impossible à la saine critique de méconnaître ces déductions textuelles de la doctrine de l’Egyptologue, la question de savoir ce que l’auteur entendait par hiéroglyphes proprement dits , deviendra d’autant plus pressante, qu’il ne reste de l'écriture hiéroglyphique ou sacrÉe que la dernière des trois espèces , savoir celle dont , , les caractères ex - „ priment des sons par le moyen d’images

„ physiques “ et que Mr. Champollion appelle

des CARACTERES PHONETIQUES.

Or j la preuve irrécusable que, dans la doctrine de 1’Egyptologue , les caractères de la troisième espèce de l’Écriture hiéroglyphique sont ce que l’auteur du Précis entend par

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