TEXTE DES STROMATES
Avzlxa oi naïf Alyvnzioiç (1) natâzvofizvot , nçouov aèv mxvvwv zijv Alyvnziwv yqappàzmv péd'oâov èx/iavIIavovOi , zijv EUI21 OAOTPA- <PIKHN xalovpèvqv âzvzéçav âè, z ijv IEPATIE HN, p xQiovzai oi ieçoyqapfx a. / 1 ïç vozazqv âè xa.i zekevzcuav zip IEPOEAYct*lEHN , zjç tj pèv èon A IA T LIN Il P LIT LIN 2T0IXEIL2N KYPIOAOPIKIP rj âè, 2YMBOAIKH. Tijç âè 2YMBOAIKH2, i] uiv KYPIOAOrEITAI K AT A MIMB2IN • rj 8 üaneq TPOIIIKL2S yqâipevai ’ i) âè avuxçvç ‘AAAIIPOPFJTAI xazà nvùç AINITNlOYS . ’Hhov yov v yqàqiai fiov/Mievoi , xvxlov noiovoi, ath\vi]v âè, o/qpa iiqvoaâèç, K AT A TO KYPlOAOPO YMENON EU 02’ TPOIIIKLÎ2 âè, r.ax’ olxeiôzrjza fuzàyovreç xai perazdbévzeç, zà â’ £<xllv.zzovzeç , xà âè nollayfç pevaaxrjpcixitjovzeç xaqâzzovaiv. Toiiç yov v ztiiv (taoïkiiav tnccivovç SxoXoyovpévoiç fiviioiç nanaâiâovztç , A NA TPA'P O Y2I AIA T LIN AN AF1Y- <PL2N' zov âè xazà zovç A1NIPMOY2 zqizov eïâovç âeïypa è'ozu) zàâz ' zà fièv yàq zmv àXXiov àozqiov, âia zi]v noqtiav zi]v Xofijr, ocptviv ooipaoiv àneixaljov, zov âè ’HXior, ziù zov xavtXàqov.
(1) Mr. Lclroiine observe dans sa note, jointe à sa première Version, que „ab ,, Egyptiis de la version latine est inexacte; qu’il faut apiul Avgyptios. u {*) Eli effet naQ ’Aiyvjntoiç sig-nifîe chez les Egyptiens; mais cette forme eu fronçais pourrait offrir l'idée qu'il est question des Etrangers qui viennent chercher de l’instruction chez les Egyptiens ; de même que la forme parmi les Egyptiens , admise par blr. Letroime. C’est donc pour éviter ces équivoques qne j'ai traduit les mots miç Alyvmiois par : en Egypte. — Ceux (des individus indigènes ou étrangers) qui reçoivent de li instruction en Egypte. Le rigorisme d’ailleurs doit avoir pour objet le sens et non les mots du texte que Ion traduit. Cest, sons doute, è ce titre que Mr. Letroime aura traduit les mots ôsvriiiav ôi par en second lieu bien que ces mots signalent la seconde méthode ; et c est pour cette raison que j’ai rendu les mêmes mots grecs par ensuite , la méthode. (**)
VERSION DE 31 b. LETRONNE dans la première édition du Précis. ( t )
Ceux qui, parmi les Egyptiens reçoivent de l'instruction, apprennent d'abord le genre d'écriture égyptienne qu’on appelle épistolograpiiique : (ifs apprennent') en second lieu l'hiératique dont se servent les hiérogranunates ; et enfin l'hiéroglyphique.
L'HiéroglypIiique (est de deux genres) l’un exprimant au propre les objets par les lettres, l’autre les représentant par des symboles.
L’Hiéroglyphique symbolique (se subdivise en plusieurs espèces) : l’une représente les objets au propre par imitation; l’autre les exprime tropiquement; la troisième au contraire les rappelle au moyen de certaines allégories énigmatiques. Ainsi, d'après la méthode de représenter les objets au propre, les Egyptiens veulent-ils écrire le soleil, ils font un Cercle, la lune, ils tracent la figure d’un Croissant. Dans la méthode tropique, ils représentent les objets au moyen d’analogies (ou de propriétés semblables) , qu’ils transportent dans l expression de ecs objets, tantôt par des modifications (de forme) tantôt et plus souvent par des transformations totales. Ainsi ils représentent par des Anaglyphes (bas-reliefs allégoriques) les louanges de leurs rois quand ils veulent les faire connaître au moyen de mythes religieux. Voici un exemple de la troisième espèce (d’écriture hiéroglyphique) qui emploie des allusions énigmatiques : les Egyptiens figurent les astres (planétaires) par un serpent, à cause de l’obliquité de leur course ; mais le soleil est figuré par un scarabée.
(1) Les lettres italiques des deux versions en regard, en indiquent les variantes.
VERSION DE 31 r. LETRONNE dans la seconde édition du Précis.
Ceux qui, parmi les Egyptiens, reçoivent de l'instruction, apprennent avant tout le genre de lettres égyptiennes qu’on appelle épistolocraphique ; en second lieu, l'hiératique , dont se servent les hiérogrammates ; et enfin l’hiéroglyphique.
L’hiéroglyphique (est de deux genres) : l'un Cyriologique , emploie les premières lettres alphabétiques , l’autre est symbolique.
La méthode symbolique (se subdivise en plusieurs espèces) : l’une représente les objets au propre par imitation, l’autre les exprime d’une manière tropique (fi garée); la troisième se sert entièrement d'allégories, exprimées par certaines énigmes. Ainsi d’apres ce mode, (i) les Egyptiens veulent-ils écrire le soleil, ils font un cercle; la lune, ils tracent la figure d’un croissant. Dans la méthode tropique, changeant cl détournant le sens des objets par voie d’analogie, ils les expriment , soit en modifiant leur image, soit en lui faisant subir divers genres de transformations. C’est ainsi qu’ils emploient les anaglyphes, quand ils veulent transmettre les louanges des rois sous forme de mythes religieux. Voici un exemple do la troisième espèce (d’écriture hiéroglyphique) qui emploie des allusions énigmatiques : les Egyptiens figurent les autres astres par des serpens, à cause de l’obliquité de leur course; mais le soleil est figuré par un scarabée.
(l) L’expressiou „ce viral: “ ne peut se rapporter qu'à la méthode qui précède immédiatement, et qui est la troisième, tandis qu’il est question ici de la première. Pour éviter le vague il fallait dire : „ d’après le mode Cyriologique, ce qui répondrait juste à la distinction du texte grec : xar« to nvqioloyovfjtvor f iôoç. 44
Les leçons de Mr. Letronne qui résultent de sa nouvelle interprétation du texte des Stromates et qui intéressent plus particulièrement la question archéologique , seront abordées dans le cours de mes développemeus.
(*) Précis , page 328. (**) Opuscules, page 3.
Texte de Clément d’Alexandrie. 5
l'analyse que j’avais faite de cette version et des points principaux de ses deux commentaires primitifs, dans mes Opuscules Archeo-
GRAPII1ÇUES.
La seule inspection du texte des Stromates suffît pour se persuader que l’archéologue grec n'a eu d’autre but que celui d’énumérer les diverses méthodes graphiques , selon l'ordre dans lequel elles étaient enseignées en Egypte, et d’indiquer leurs subdivisions. Ce n’est donc que par un esprit de système, que l’Egyptologue prétend a la page 399 de son Précis : que ,, Clé- „ment d’Alexandrie développe l’ensemble et ,, les details de tout le système graphique des ,, Egyptiens sous le même point de vue que ,, lui. 66
Pour aborder l’examen du texte de Clément, il est utile d’avoir sous les yeux les tableaux synoptiques insérés par Mr. Letronne dans les deux éditions du Précis de l’Egyptologue, et entre lesquels deux sont grecs, formés sur les élémens de ce texte, et l’autre français, que je tire de la seconde édition, (i) vu qu’il n’existe aucune différence entre ce tableau et celui qui a paru dans la première. (2)
(l) Page 385.
(2) Page 403.