II. Partie
Origines des hiéroglyphes phonétiques. 59
,, caractère retrace la forme ; et la seconde , que „ nos dictionnaires coptes n’étant point encore ,, assez complets, peuvent ne point renfermer „le mot égyptien exprimant l’objet dont le „ caractère emprunte la forme. “
Poursuivant ses développemens, Blr. Champollion nous dit ( 1 ) que :
,, Accrue de ce nouvel ordre de signes, Técri- ,,ture hiéroglyphique égyptienne resta toutefois ,, parfaitement homogène, quant à ses formes „ matérielles ; elle n’employa toujours que des „ signes images d'objets physiques ; mais les „ uns , les 'caractères figuratifs, exprimaient „ directement les objets memes dont ils retra-
chtme, JV.XXV.Uy pour un morceau de viande!
(Af) etc. Ce n’est point là le seul exemple? et quand même, l'Egyptologue nous donne les mots a de , \MXUy gazelle, — sans
nous en donner les images; c’est-à-dire, qu'il ramène chaque signe à son principe générateur des hiéroglyphes phonétiques. Quant à l’insuffisance des dictionnaires, je rappellerai ici l’assertion toute contraire de l’Egyptologue qui nous dit, que ,, les livres coptes lions ont conservé la langue ,, Egyptienne dans presque toute son intégrité. ei ( Préfacé , page xm). Je pense toutefois que l'application du principe île récriture phonétique à 30 objets en 14 ans, c’est bien peu de choses.
(1) Page 362 !Vo. «1.
SECONDE PARTIE
„ paient l'image; les autres, les caractères ,, tropiques ou symboliques, exprimaient indi- ,, réclament des idées avec lesquelles l'objet ,, qu'ils imitaient dans leur l'orme n'avait que ,, des rapports fort éloignés ; et les caractères ,, phonétiques n'exprimaient ni directement , ni ,f indirectement îles idées, (1) mais seulement ,,des voix et des articulations simples.
,, L’existence de cette troisième classe de ,, caractères dans l'écriture hiéroglyphique „ égyptienne , ne pouvant plus être mise en ,, question, on cherche naturellement, dit Mr. ,, Champollion , à fixer ses idées sfir l’époque „de l’invention de ces caractères. Il serait, ,,sans doute , dit-il, fort intéressant de savoir „si les Egyptiens ont usé d’abord d'une écri- ,, turc seulement figurative et symbolique, et ,, de connaître les circonstances (2) qui ont ,, conduit ce peuple à introduire des signes de ,, sons dans ce système graphique; mais nous ,, avons vu que les plus anciens monumens con- „ nus nous montrent déjà les signes phonétiques
(1) Page 362 No. 82.
(2) Mr. Cliainpollioii à l’air ici de vouloir passer l'éponge sur les développeinens de ses origines alphabétiques, dont ou Nient d*5 lire les extraits.
Origines des iiiéroolyphes phonétiques. 01
„mvlés dans tontes les inscriptions avec les „ signes figuratifs et les signes symboliques. ,,Un seul fait ressort de cette observation, „ c’est la très-haute antiquité (le la présence ,, des signes phonétiques dans l’écriture sacrée. u
,, Le principe de V écriture phonétique égyp- „ tienne étant ainsi posé , comme les faits rétablissent, conclut l’investigateur: Une voix ou ,, une articulation peut avoir pour signe l image ,,d'un objet, physique dont le nom, dans la ,, langue parlée , commence par la voix ou ,,V articulation qu'il s'agit d exprimer , il s'en- ,, suivit nécessairement, dit l’Egyptologue, qu'une ,, consonne ou une voyelle put être exprimée „ par les images d'une Joule d'objets diffère ns, „avec la seule condition que les noms usuels „de ces objets eussent pour initiale, dans la „ langue parlée , cette même voix ou celle même ,, articulation. “ ( i )
„Nous avons vu, en effet, (pie l'articulation ,, R, par exemple, était représentée dans les „noms propres d’Empereurs romains, écrits en ,, hiéroglyphes, tantôt par l’image d une bouche ,, 1\d (Ro) tantôt par une larme, F\à5LV. , ( Rméiê ), et ailleurs par l’image d’une
(t) Pag-e 363 No. 83.
SECONDE PARTIE
„ FLEUR DE GRENADE , PÂSLkft ( liü-
„man, rman ); l’articulation K est figurée ici ,,par l’image d’une hache, KCArLlU , (Kélé- „bin) là, par celle dune coiffure ou capü- ,, chon JV/Aq'^s , {Klafl); et dans d autres „noms, par l’image d’un genou, JiE.a\, ( Kéli ), „ etc. “(1)
,, Ces variations de signes et cet échange perpétuel de caractères n’apportaient, dit l’Egyp- „tologue, aucun embarras dans la lecture, ,, aucune incertitude sur le son exprimé, parce ,, que le principe , dont cette abondance de ,, signes tirait son origine, était immuable et „ rigoureusement posé. Nous avons donné le „titre d’homophones à tous les signes plioné- „ tiques destinés à représenter une même voix „ou une même articulation. “(2)
En recueillant de ce roman archéologique les faits qui intéressent directement la question, nous voyons que, selon la doctrine de l’Egyptologue,
1 °. L’écriture phonétique ou alphabétique, 11’a pu dériver, ni de l’écriture figurative ou représentative — ni de l’écriture symbolique ou IDÉOGRAPHIQUE.
(1) Page 363.
(2) Page 364-
Irc. Planche bis , à la page 63.
ALPHABET HAimOIIQIIE.
Copte.
Egyptien.
Hébreu.
Arabe.
Anglais.
Italien.
1 Français.
JB usse.
a , au
è, ae
le scheuui
e , ?*, dans
e napolit.
e limousin
I»I, y polon.
t/ie , u///A
armén.