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* Cet Alphabet 11e se trouve point mentionné clans le texte, parce qne nous ne l’avons conçu qu’après l’impression des Volumes que nous publions. Et le lecteur nous saura, sans doute, gré de cette conception — un Alphabet harmonique devenant désormais indispensable pour la lecture des ternies coptes , qui feront, dès cette page, l’objet de nos analyses et de nos discussions archéologiques. Cet Alphabet offre d’ailleurs l’avantage d’une distribution des élémeus, conséquente à leur affinité.
Origines des hiéroglyphes phonétiques. 03
2°. Que l'écriture phonétique doit son origine aux initiales des noms d'objets physiques susceptibles de représentation.
Tels sont les rudimens de récriture phonétique, reconnus et établis par le célèbre Egyptologue. Que les amis (le sa gloire littéraire y fassent bien attention ; car le principe qui s’y rattache ouvre une carrière immense aux applications dont il nous a légué les prémices. J appelle donc sur ce principe toute la sollicitude des archéologues, persuadés qu’ils sont maintenant que ce principe générateur du système immense de l écriture égyptienne, est la méthode que St. Clément d’Alexandrie désigne par les mots: rj fitv èoil jcvniokoyixi) âià rwr ttqujro)v ai o i y jia) v.
Une donnée de la plus liante importance va nous occuper maintenant : c'est la propriété des signes phonétiques d’affecter des valeurs tropiques ou symboliques. J’appelle encore ici toute l’attention des archéologues; car cette découverte de Mr. Cliainpolliou, jointe à celle que nous venons d’exposer, constitue la partie la plus solide de sa théorie des signes phonétiques ou alphabétiques.
SECONDE PARTIE
Ch a p Ure Tro ht cm c.
DES
H I É ROULY PH ES PIIOY ÉTIQUES D AFFECTER DES VALEURS TROPIQUES OU SYMBOLIQUES.
Mi*. Champollion nous a dit, a l'occasion de son principe phonétique ,, qu’mie consonne ou „ une voyelle pouvait être exprimée par les ,, images d'une foule d’objets differens , avec la ,, seule condition, (pie les noms usuels (le ces ,, objets eussent pour initiale, dans la langue „ parlée, cette même voix ou cette même arli- „cufalion.“ (1) Après six pages de développemens, l'Egyptologue, revenant sur cette exubérance de signes homophones , entre dans les considérations suivantes.
,,Mais puisqu’un aussi grand nombre de caractères, destinés à rendre le même son, est „un vice facile à apercevoir dans une écriture ,, quelconque, il faut croire (pie les anciens ,, Egyptiens savaient tirer de cette faculté d’ex- ,, primer un même son par une foule de caractères-images très-dilférens les uns des autres, „ certains avantages qui balançaient, à leur avis
(I) Supra , page 6t.
Signes phonétiques symbolises. 65
„ du moins, l'inconvénient de cette surabon- „ dance des signes. “ (page 309.)
,,Je crois , en effet , avoir acquis la conviction que,(i) de cette faculté reconnue de „ représenter un même son par une foule de ,, signes-images tout-à-fait différens, les Egyp- „ tiens surent tirer un avantage singulier et bien ,, approprié au génie que leur prête l antiquité ,, entière: ce fut de symboliser une idée au „ moyen des caractères mêmes qui représen- „ taienl d aiîord le son du mot signe de cette „idée dans la langue parlée; ils purent, en „ conséquence, pour écrire les sons principaux ,,et toutes les articulations d'un mot, choisir „ parmi les divers caractères homophones, qu'ils „ étaient les maîtres d’employer, ceux qui , dans ,, leur forme, représentaient des objets physiques „en relation directe ou conventionelle avec ,, Vidée signifiée par le mot dont ces mêmes ,, caractères servaient d’abord à exprimer la ,, prononciation. u
,, Ainsi, par exemple, ils auraient de préférence exprimé le G du mot C\ ou Cv, (si, ,,sé), fils, enfant, rejeton, nourrisson , par ,,le caractère ovoïde, parce qu’il représente soit
(t) Voir Ips mois qui suivent, à la page 321 do la I. édit.
SECONDE J’AKTIF..
,, un oeuf Cum&, ( sâouh ) soit un germe, une ,, graine, une semence , on langue égyptienne ,,Cl^\y (sili) , ou un grain de froment, Co^O, „(souo); dans le groupe Cv., (se) ou Uk, ,, (sché) qui a la même valeur, ils auraient „ employé Voie ou chénalopex , parce qu’ils ,, avaient remarqué, selon Horapollon , que cet ,, oiseau avait une très-grande tendresse pour „ ses petits : Yi'ov ât ftoviôurvoi yqâxfjai XHNA- „ AÜ.ÜEKÂ Loyoaffovni , r ovro yao to Lojov <t*I- „ AO TEKNS2 TA T O N vnâoya. V oulant écrire „Fils, les Egyptiens peignent un Chénalo- ,,pex, parce que cet animal aime beaucoup ses „ petits. “
„ Dans le nom propre phonétique du dieu „Ho^!k, (Nonb) , le Chnubis des inscriptions „ grecques, les Egyptiens rendirent, 1°. l'articulation B par le bélier, plutôt que par ses ,, homophones, la cassolette ou bien la jambe, „ parce que le bélier était lui-même le symbole „du dieu Chnubis (pii, sur les monumens, en „ emprunte la tête ; 2 °. l’articulation N par un ,,vase , plutôt que par tout autre de ses nom- ,, breux homophones, puisque le dieu Chnubis „ était ordinairement représenté avec un vase de ,, terre à ses pieds, vase dont il aurait créé „ l’homme, si I on adoptait certaines corrections
Signes phonétiques stmboeises.
,, dans le passage d’Eusèbe, (jui n’est pas fort ,, clair quant à la destination du vase seu- „ leinent. “
„Le /ion, signe tropique de la force et du ,, courage, dans l'idée de tous les peuples qui ,,ont connu ce superbe quadrupède, se montre ,,dans les noms et les titres des Lagides et des „ souverains de race romaine pour y exprimer „ les consonnes A. ou P.
,,Dans les cartouches de Tibère-Claude,
,,té s sur le portique d’Esné consacré au dieu ,, Aminon-Clmoubis, le B du mot Tibère est ,, rendu par le bélier , animal qui est le symbole ,, propre du dieu principal du temple; taudis ,, que le B de ce même nom propre Tibère „est exprimé par des signes tout différons dans ,, les sculptures du temple de Dendéra, consacré „à jilhôr , la Vénus égyptienne. D’un autre ,,côté, l’articulation B du titre JZetSaorog, c'est- ,, à-dire, auguste , vénérable , adorable , est ordi- ,,nairement rendue dans la transcription bié- „roglyphique par la cassolette ou encensoir, ,, instrument d'adoration. J’ajoute enfin, dit „ l’Egyptologue, que dans beaucoup de noms „ et titres impériaux romains, la voyelle A (1)
(1) Voir, pour ces extraits, No. 90 page 369 à 372.
SECONDE PARTIE
„est exprimée par l'aigle JVvyUASL, (sfkhdm) „ symbole connu de la 'puissance romaine. “
C'est ainsi que Mr. Cliampollion établit en principe, cl prouve par le J'ai ! de ses exemples, comment les hiéroglyphes phonétiques ou alphabétiques, deviennent des signes tropiques ou idéographiques, tout en conservant (railleurs leur valeur originaire , comme INITIALES des noms respectifs des objets dont ils olfrent limage. De manière que tels hiéroglyphes qui, dans l'origine, ne représentaient qu’une voyelle ou une consonne, sont devenus, par la suite, des signes à la fois phonétiques et symboliques.
En lisant les développemens qui précèdent, on conçoit de quelle importance devait être l’application de la découverte à autant de faits qu'il est possible — son universalité pouvant seule établir d’une manière irréfragable, le principe lumineux de la théorie qui signale l’existence des SVM BOLES reconnaissant UNE ORIGINE PHONETIQUE. Et si Mr. Cliampollion n’a fourni que peu d’exemples de cette propriété des signes phonétiques d'affecter une valeur symbolique, c’est, comme on l’a vu, dans la certitude où il était que son école partagerait sans difficulté sa conviction non équivoque
SlGNES PHONETIQUES SYMBOLISÉS.
i'i l’égard de Ja solidité de sa découverte; et c’est dans cette intime conviction qu’il déclare que les exemples en question ,, doivent donner une ,, id( c suffisante du parti ingénieux que les ,, Egyptiens surent tirer de la multiplicité même ,,de leur signes phonétiques. “(i)
Par une fatalité attachée aux vérités les plus simples, l’école de Mr. Champollion , tout eu admettant le principe de la symbolisation des signes phonétiques , veut, aujourd'hui que le maître n'est plus, paralyser ce principe dans toutes ses conséquences, en dotant le système symbolique d’un principe inverse: celui de la phon Étisation des signes tropiques ou figures, et compliquer ce principe de toutes les vicissitudes auxquelles le conflit de ces deux origines opposées peut donner lieu dans leur application aux valeurs hiéroglyphiques.
Telle est la nouvelle doctrine du savant continuateur de l'Egyptologue, Mr. Salvolini, qui, par une suite de déductions plus ou moins ingénieuses, sape les fondemens de la théorie que Mr. Champollion nous a léguée sur les origines des signes phonétiques.
Le caractère de vérité, que l’expérience et le
(1) Page 3;2.
SECONDE PARTIE
talent distingué <lc Mr. Salvolini impriment naturellement à ses données, m’impose la nécessité de m’y arrêter, avant de poursuivre l’analyse des signes hiéroglyphiques qui rentrent dans la méthode désignée dans le passage de St. Clément par les mots: Kvyi6koyiy.il àiu voir rtQu'j no v o vor/uM v.