‹ ArchiloqueChapitre 102 sur 258 · Cf. Suidas, s. v. Ia;:;ai · texte numérisé non relu

Cf. Suidas, s. v. Ia;:;ai

7. Crusius (0.), art. Archilochos, dans Pauly-Wissowa, lieal-Enci/clopaedie, t. II, p. 496.

L ÉDITION ALEXAXDRINE 109

à dire qu'elles fussent pour cela à l'abri de tout soupçon? Des deux spécimens que nous en avons conservés dans l'Anthologie, l'attribution à Àrchiloque est suspecte, mais non impossible : on croit du moins y trouver la trace de l'effort fait par les Alexandrins pour ne rapporter à cet Ionien des îles que des pièces d'une authenticité probable, une épitaphe de deux Naxiens, voisins de Paros1, et une dédicace à Héra2, divinité parienne dont le temple avait joué un certain rôle, à ce qu'il semble, dans les démêlés d'Archiloque et de Xéoboulé3.

La valeur de l'édition alexandrine au point de vue de la correction du texte ne saurait être établie que sur un examen minutieux des formes dialectales attribuées à Archiloque par la tradition des manuscrits. Mais cette question est inséparable d'une autre, qui a pour nous plus d'intérêt encore, nous voulons dire la question de savoir dans quelle mesure Archiloque a employé, en même temps que des mètres nouveaux, une langue littéraire plus locale et populaire, plus purement ionienne qu'on ne l'avaitfait avant lui. Aussi réservons-nous l'étude de ce problème pour la seconde moitié de ce chapitre, où nous chercherons à définir les innovations introduites par Archiloque dans la forme de la poésie grecque.

Pour en revenir à l'histoire même de ses œuvres, nous apprenons, par la découverte des papyrus de Strasbourg, que des copies s'en faisaient encore en Egypte au 11e siècle de.notre ère, et que ces copies comportaient des annotations interlinéaires ou marginales, assez

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