Plut., De Musica
5>. Plut., De Musica, 2S (§ 2"/0del'éd. Weil-Reinach).
traitée se borne aux innovations des anciens maîtres j-'z tûv Qcpyaitùv 7:pz:zçi-jprl-7.i y.a'i v.e'&awG'tb\i.rlT<xi) ' . Ce qui nous porte à admettre une origine pourtant assez haute, c'est que l'historien anonyme connaît encore les vieux airs, -x àpyaïa [liX-nj2, et s'en sert comme d'arguments à l'appui de sa démonstration: or on sait que les savants alexandrins n'ont plus guère considéré la technique des vieux poètes que comme une métrique détachée de toute mélodie. Parmi les écrivains du ive siècle, on pourrait pensera Héraclide, dont Plutarque, à plusieurs reprises, invoque expressément l'autorité ; mais une contradiction formelle se remarque entre le passage qui nous occupe et une donnée de ce même Héraclide sur Archiloque ;î. Aristoxène, au contraire, nous apparaît ailleurs comme l'historien des progrès accomplis dans la musique'4; en outre, nous savons qu'il employait couramment certains termes dans le sens où nous allons les retrouver ici. Ajoutons que l'esprit général de notre morceau répond bien aux idées et aux goûts d'Aristoxène, à son dédain des « corrupteurs de la musique », a son admiration exclusive du passé. Si cette attribution estadmise, elle donne, il est vrai, une rare valeur au témoignage de Plutarque; mais elle n'exclut pas la possibilité de certaines erreurs : des altérations ont dû se produire, soit par le fait des intermédiaires chez qui Plutarque a puisé sa connaissance d'Aristoxène, soit par la propre faute du compilateur ou la négligence de ses copistes. En ce qui concerne Archiloque, cepen-