‹ ArchiloqueChapitre 137 sur 258 · Plut., De Musir,,, 1(1 [g 99 de l'éd. Weil-Reinach · texte numérisé non relu

Plut., De Musir,,, 1(1 [g 99 de l'éd. Weil-Reinach

i. Aiistox., fr. il, 56, 68, 70, dans les Fragm. Iiislur. f/ruec. t. 11. p. 269 et suiv.

dant, le texte se prête, sauf d'insignifiantes retouches, à une interprétation satisfaisante.

Plutarque vient de parler de Terpandre, et il ajoute1 : « Semblablement, Arcbiloque inventa la rythmopée des tri mètres, et leur combinaison avec des rythmes d'une autre espèce; puis la -yzx/.y-yLz-;^. et l'accompagnement musical qui convient à ces diverses formes de chant. » Ce début annonce, en les résumant, les quatre inventions essentielles du vieux poète : les deux premières nous sont déjà connues, et les termes que Plutarque emploie se recommandent par une précision presque irréprochable : s'il n'est pas l'inventeur du trimètre iam bique. Arcbiloque en a créé du moins la rythmopée, c'est-à-dire qu'il a réglé l'usage des diverses formes rythmiques de l'ïambe. Quant à la combinaison du trimètre avec des rythmes d'une autre espèce (-cvjv [:mv xpi[i.£Tpo)v] zl: -zjz zV/ z[j.z\'ivziz puOjwjç EVTaaiv), c'est la définition exacte des essais, timides encore, mais décisifs, que nous avons énumérés plus haut. Sur ces deux points déjà le témoignage de Plutarque mérite toute confiance, et c'est de bon augure pour le reste de la démonstration. Mais, avant d'expliquer le sens du mot T.y.pxv.y-yj.o*;rl et la nature de l'accompagnement instrumental, l'auteur revient avec plus de détail sur la rythmopée del'iambe et du trochée, ainsi que sur les combinaisons de rythmes divers. Le passage, d'un caractère plus technique que le précédent, présente quelque obscurité, parce que plusieurs termes qui s'y rencontrent ont eu, dans la langue des rythmiciens, une

i. Nous citerons en entier le texte de ce passage (Plut., De Musica, 28) d'après l'édition Weil-Reinach, g 27o et suivants : 'AXXà u.r,v y.x\ 'Apx'~ ao/o: tt,v Twv Tpt[jLÉTûa)v pu6|AOitott'av TrpoçeÇeûps, -/.al tt,v z\z roùç o-jy ô[i.0Y£vecç p'jQpo'j; ËvTatuv, y.a't ttt|v itapaxaTaXoYïiv -/.ai tt,v TCspi raCra xpo'jaiv.

valeur variable ; mais la suite des idées se laisse facilement saisir, sans qu'il y ait lieu, comme il arrive souvent dans le même ouvrage, de transposer certaines phrases: deux corrections seulement, et des plus légères, depuis longtemps introduites dans le texte par Saumaise et par Burette, suffisent à donner le sens suivant1 : « On lui attribue aussi le premier emploi des épodes, des tétrametres (trochaïques), du erotique (ditrochée) et du prosodiaque, l'allongement du vers héroïque, et, suivant quelques-uns même, le distique élégiaque ; en outre, la combinaison du vers iambique avec le péon épibate et celle du vers héroïque allongé avec le prosodiaque et lecrétique. »

L'épode, ici mentionnée en tête de la liste, est en effet la plus caractéristique des inventions d'Archiloque ; on peut dire qu'elle se rattache à la rythmopée de l'iambe, puisque souvent la composition épodique comprend un trimètre iambique suivi d'un dimètre2. Quant à l'expression -h. è-onSa (sous-entendu plipa), bien qu'elle ne se rencontre pas ailleurs, elle est aussi légitime que la forme usuelle, cî ï~moo( (sous-entendu o-iyzi).

Les tétrametres par excellence, -x -z-pi\).z~px, sont les tétrametres trochaïques : l'expression de Plutarque n'avait pas besoin d'être précisée davantage ; ces vers tenaient dans l'œuvre d'Archiloque une place considérable, ils remplissaient un ou plusieurs livres de l'édition alexandrine.

Le crétique, en tant que pied de cinq temps premiers

1. Plut., De Musica, 28 (g 278 et suiv. de l'édition Weil-Reinach) : ITpwTwi S'aÙTàn -A t' È7ttot8à xal xà TETpa^Etpa xal va xpvyrixbv xal va TrpoçoSiaxov àuo&éSoTai, xal r\ toû Yipciiov atîlïiffiç, Û7t' ivt'wv 8èxai va è^Eyetov ' r.pr,- gs toutoiç r\ te to-j îaij.oEiO'j ttoô; va'/ âîriêatov uaûova sVTaeriç, xal •/) to\3 K)ùÇT)(iivo« r^ôno-j si; te to Ttpo;o8iax(>v xal to xpr;Tixdv.

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