Schol. Aristoph., Av
déesse qu'il célébrait? On ne sait. Seul l'hymne à Héraclès subsiste pour nous dans quelques-uns de ses traits essentiels.
Composé par Archiloqueen l'honneur d'Héraclès Kallinicos, cet hymne avait eu le privilège d'être adopté dans les fêtes olympiques : il servait, à l'occasion, d'accompagnement au cortège joyeux, au/.wy.;.-, qui se formait autour du vainqueur, aussitôt après sa victoire ; c'était un cri de triomphe, trois fois répété par la voix éclatante des comastes : xfyek'ka, xaX/avixs*. La même exclamation de fête retentissait encore au temps de Pindare au pied du mont Kronion ; plus tard, dans lacomédie d'Aristophane, elle mêlait encore le souvenir d'Archiloque aux bouffonneries de Dicéopolis et de Peisthétaeroso. Ce que l'hymne lui-même avait été à l'origine, lesscoliastesdePindarene le savaient plus guère ; leurs témoignages discordants nous montrent sur ce point Aristarque aux prises avec Eratosthène : pour l'un, l'hymne avait trois strophes ; pour l'autre, un triple refrain3; et ce refrain lui-même, on ne savait s'il comprenait seulement l'apostrophe au vainqueur, KaXXmxs, ou aussi ce mot, d'une sonorité si claire, x^veÀAa, celte espèce de fredonnement, emprunté, ce semble, aux usages de la chanson populaire. Mais ces questions ne nous intéressent ici que dans la mesure où elles pourraient nous éclairer sur l'étendue de la pièce. « Salut, glorieux vainqueur, divin Héraclès, à toi et à