Archil., fr. 114. — Plut., De solertia anim
LES HYMNES d'aBCHILOQCE 167
ture1, et nous avons là sous les yeux un morceau de poésie narrative, qui sans doute n'était pas unique dans son œuvre.
Aussi nous parait-il juste de concevoir comme réunis dans une composition d'ensemble les fragments qui se rapportent à la légende d'Héraclès. Exceptons de cette série le mot ciSè 'Wz-rù^z r.zzz Sus2, ainsi qu'une autre expression proverbiale, empruntée à la fable d'Héraclès et des Cercopes : Mr( -reu ;j.sAxy->;;j -•jyrtz 3. Pour les autres fragments relatifs au même héros, on peut hésiter seulement entre deux hypothèses : se rattachaient-ils à quelque poésie lyrique, comme cet hymne fameux dont Archiloque était l'auteur, ou appartenaient-ils aune pièce d'un caractère proprement narratif?
Les hymnes d'Archiloque nous sont mal connus : sous le nom d"\zzT/.yz'. les Alexandrins avaient recueilli divers chants en l'honneur de Dionysos, de Déméter, et de Coré4; mais toute citation un peu étendue fait défaut, toute indication manque sur la nature de ces poésies. Pour l'hymne à Déméter, on nous apprend qu' Archiloque l'avait composé à Paros, et que cette œuvre lui avait valu la victoire dans un concours '. Mais quelle place le poète y avait-il faite à la légende de la
1. Dans l'inscription de Paros, lre colonne, 1. 14 (Inscr. graec.,vol.XH, fasc. V, pars I, Inscr. Cycladum praeterTenum, n° 445), M. Reitzenstein reconnaît les traces d'un tétramètre : il; -•.; [«Ss] Xabv <7-jV3-j[tov x<xtyj- Yayev]. En tout cas, l'historien Déméas avait emprunté à Archiloque des détails (1. 10-16) qui supposent un récit assez étendu.
2. Archil., fr. 144. — L'application qu'Archiloque avait faite de ce proverbe est des plus douteuses.
3. Archil., fr. 110. — Ce proverbe pouvait s'adresser à un ennemi personnel du poète : « Prends garde de rencontrer un plus fort que toi ! »