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4. Ibid., 1. 57-53 : [8]ei'[Xï)ç] rlii.i[p]rl; Itzx-j (o-aiiEv)[[3]i}.>.ov:î:. :i. Ibid., 4e colonne. 1. 2, 5, 7, 11, 12, 13, 18, 22, 23, 24.
476 m. — LES IDEES ET LES MŒURS
une quinzaine de tétramètres, se rapportait à un épisode nouveau : au milieu des lances agitées, apparraissait victorieuse la fille de Zeus, Athéna, et tandis qu'une tour s'élevait, que se construisait un rempart de pierres, le père des Olympiens, Zeus, faisait retentir un coup de son tonnerre '. Une telle abondance de détails, avec ce mélange de réalisme et de merveilleux, ne rappelle-t-elle pas l'épopée ? En abandonnant le vers épique, Archiloque n'avait pas entièrement renoncé aux sujets qui avaient fait la gloire des aèdes ioniens. Les batailles qu'il avait livrées en personne, il les faisait revivre aux yeux.de son auditoire; il montrait le javelot de hêtre brandi dans la main du guerrier et volant à travers l'espace 2, il décrivait les campagnes engraissées du sang des cadavres15.
D'autres sujets encore prenaient naturellement, dans l'œuvre d'Archiloque, la forme d'un récit. C'était d'abord la fable proprement dite, ou apologue. La tradition littéraire, depuis Hésiode, avait fait servir ce genre de composition au développement de certaines vérités morales. Bien qu' Archiloque ne se gênât guère pour dire en face aux hommes sa pensée, il avait souvent, lui aussi, adopté ce détour, pour railler ses ennemis : la malignité publique trouvait son compte à ces moqueries, voilées sous l'apparence naïve d'un conte populaire. Chacune de ces fables se présentait comme une histoire du passé : « Le singe allait, loin des autres animaux, en un lieu écarté : sur son chemin se rencontra le renard, à l'esprit astucieux et
1. Inscr. Graec, XII, v, 445, 4» colonne, 1. 46, 47-48, 49-50, 51, 53-54.