Archil., fr. 148 : jitatvstrôai ... :a: àpovpaç
plein de malice1. » Ou bien encore : « Le renard et
l'aigle un jour firent alliance - » A la seconde de
ces fables appartenaient sans doute les deux fragments suivants, qui ont le même caractère narratif, avec un verbe à l'aoriste ou à l'imparfait. « [L'aigle] à ses petits présenta un festin sanglant3. » « Mais il avait une étincelle de cendre chaude4. » Ailleurs ce n'étaient pas des animaux que le poète mettait en scène, c'étaient bien ses adversaires eux-mêmes, en personne ; mais, au lieu de les attaquer directement, il les montrait dans une posture ridicule ou odieuse, et faisait ainsi son auditoire juge des griefs qu'il avait contre eux. Dans ce cas, une de ses formules ordinaires était celle-ci : « Je vais te dire, o le plus cher de mes amis, une chose risible, et que tu auras plaisir à entendre'. » A ce début répondait une plaisante anecdote, dont le sens nous échappe, mais qui comportait, ici, la description d'une foule à travers les rues de la ville 6, là, une scène de ripaille et de débauche7.