Archil., fr
se manifeste d'abord comme le dieu qui commande à la lumière, qui préside à la révolution des jours et des nuits1, et qui obscurcit, quand il le veut, l'éclat du soleil -. C'est lui qui envoie aux hommes la sécheresse3, et qui fait retentir le tonnerre'. S'il est aussi pour Archiloque « le devin le plus véridique ' », cette épithète se rapporte, ce semble, aux signes certains qui dans le ciel annoncent aux hommes la volonté de Zeus. Poséidon et Héphaestos personnifient, presque sans aucun mélange d'anthropomorphisme, deux autres éléments primordiaux de la nature, l'eau et le feu. Poséidon est le maître de la mer : sur un équipage de cinquante hommes, il en sauve un seul, le Parien Koiranos6 ; quand la famille d'Archiloquea perdu sur mer plusieurs de ses membres, c'est de lui qu'elle implore un triste présent, les cadavres des naufragés 7. Héphaistos est plus étroitement encore confondu avec l'élément qu'il représente : son nom désigne la flamme du bûcher, le feu pur que le poète aurait voulu voir du moins