Archil.. fr
d'Archiloqiie et de Néoboulé a commencé par une idylle, nous n'en savons rien, et nous pouvons en douter; les fragments qui nous restent appartiennent tous à la période tragique du roman, à la série des injures et des récriminations satiriques.
Quelques-uns de ses amis durent éprouver aussi les brusques revirements de cette âme sensible et emportée : plus d'un trait de satire est à l'adresse d'anciens compagnons. Mais la confiance du poète dans le dévouement de ses amis ne se marque pas moins en maint endroit, et c'est un des caractères saillants de ses élégies, comme de ses iambes et de ses épodes, que ces apostrophes amicales. Tantôt c'est un conseil qu'il fait doucement entendre1, tantôt une confidence ou une réflexion morale2; ailleurs, c'est une question qu'il pose3, une exhortation qu'il donne4, une anecdote qu'il raconte 5. Ainsi la poésie personnelle d'Archiloque se meut, pour ainsi dire, dans une société très vivante de compagnons et d'amis, et cette circonstance, particulièrement favorable au développement de l'esprit satirique, ne laisse pas que d'attester aussi la sociabilité naturelle dupoète.
11 ne paraît avoir eu d'ailleurs que des sentiments d'affection pour le mari de sa sœur, mort dans un naufrage avec plusieurs personnages distingués de Paros. «Notre douleur et nos larmes, ô Périclès, il n'est personne qui ne les partage, personne qui ne renonce à la joie des festins ; la cité entière gémit sur la perte des hommes qu'a engloutis les flots de la mer houillon-