LA SATIRE DES PERSONNES DANS ARCHTLOOUE
voilà le thème habituel de ces variations littéraires1. Mais qu'on y prenne garde : ce qui ressort de toutes ces peintures, c'est avant tout la puissance terrible des iambes d'Archiloque ; c'est la violence de ses cris-, l'emportement de ses invectives3. Mais, si l'on songe que le point de départ de toutes ces épigrammes est la légende fameuse, aujourd'hui percée à jour4, des filles de Lycambe, on peut bien se demander si l'horreur d'un dénoùment imaginaire n'a pas rejailli sur les intentions prêtées au poète, et si une tradition assez basse n'a pas noirci encore une poésie capable de pareils effets. Il nous faut donc tâcher de définir l'esprit de cette satire, en examinant les sources, littéraires ou autres, d'où elle dérive, les causes directes qui l'ont produite, enfin les formes variées qu'elle a revêtues.