Archil., fr
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Bergk écrit à^ày/Eo, avec plusieurs manuscrits d'Aristote, Polilic, p. 1328 a, ■'). Mais la variante i^iy/sat (adoptée par Hiller-Crusius) donne un sens meilleur.
Qu'il ait eu de semblables griefs contre les femmes, et notamment contre Xéoboulé, c'est ce que l'histoire nous raconte. Mais ici les fragments doivent être interrogés avec d'autant plus de prudence qu'il nous faut prendre garde de forger à notre tour un roman sur une tradition déjà singulièrement teintée de légende.
Rappelons-nous d'abord que Critias ne mentionne même pas, dans sa notice, l'existence de Xéoboulé, tandis qu'il fait allusion aux désordres, aux débauches du poète. Dans ces conditions, il ne serait guère conforme aux règles d'une bonne critique, d'attribuer aux pièces dirigées contre la tille de Lycambe tous les fragments satiriques d'un caractère licencieux et obscène. Combien d'autres circonstances, dans cette vie d'aventures, avaient dû se produire où la verve d'Archiloque avait pu se donner carrière aux dépens de personnages méprisables! Prenons un exemple. Suidas et Eustathe nous font connaître plusieurs expressions, vulgaires ou pittoresques, employées ou inventées par Archiloque pour désigner une femme de mauvaise vie1. Hésychius ajoute qu'un de ces noms s'appliquait à Xéoboulé-. Sans rejeter ce témoignage, devons-nous admettre pour cela que toutes les peintures de courtisanes eussent Xéoboulé pour modèle? Si VEtymologieum Magnum nous a conservé un mot d'Archiloque, Xé^at yuvaïxeç, synonyme de âx6Xa<rroi3, devons-nous reconnaître là une injure adressée aux tilles de Lycambe? Ce serait d'autant plus absurde que, dans un fragment du moins, le mot grossier de TCspv/j se rencontre chez Archiloque avec une acception qui exclut toute allusion à Xéoboulé. Ce