Archil., fr
de son art une complexité et une perfection sans pareille. Qu'il se contente de réunir dans une sorte de strophe plusieurs membres de rythme différent, ou qu'il les soude dans un même vers (asynartète), Tune et l'autre de ces combinaisons métriques lui sert à produire des effets variés, sans que nous puissions toujours bien saisir le rapport de la forme et du fond. Le même vers, formé d'éléments dactyliques et trochaïques, qui lui sert à flétrir la beauté fanée de Néoboulé1, est aussi celui où il raconte l'aventure légendaire de Koiranos3, ou des souvenirs personnels de sa jeunesse3. Untrimètre iambique catalectique semble peindre les maux de la vieillesse sur un ton qui fait penser à l'élégie 4. Mais voici que les mètres compliqués de l'épode nous offrent des récits satiriques, analogues à ceux que l'ïambe nous a déjà fait connaître. C'est un passé douloureux que le poète évoque, quand il se représente «une femme perfide, portant de l'eau dans une main, du feu dans l'autre5», et sa haine se complaît à montrer sous des traits grotesques les honteux compagnons de cette débauchée0. Mais ses plaintes s'exhalent parfois sous d'autres formes. Tantôt il s'emporte directement contre les coupables : « Celui-