Archil., fr
9. Schol. Hephaest., 169. — Avec Bergk {Griechische Literaturf/eschichte, t. Il, p. 188, n. 29) nous entendons imi^zn^ dans le sens du mot v7To6r,y.r,.
-250 iv. — l'art dans la poésie d'archiloqle
nous reste de cette partie de l'œuvre d'Archiloque. Mais, à côté de ces remontrances morales et de ces conseils, les mêmes fragments comprennent soit de longs récits, où le poète évoque le souvenir de ses campagnes, soit de piquants portraits, de véritables satires. Sans doute l'impatience d'Archiloque à la vue des succès de Léophilos peut paraître anodine1, et la caricature d'un général élégant n'est pas autrement méchante'-. Mais les épodes même, où le poète empruntait volontiers le voile de l'apologue, n'avaient pas toutes un égal caractère de violence. Et d'ailleurs, rien de plus violent que ce tétramètre :
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Le ridicule se peint encore plutôt que le tragique dans des vers qu'Héphestion range aussi parmi les tétramètres 4 ; mais l'épode la plus impitoyable, celle où le poète profère contre un ancien ami les menaces et les imprécations les plus cruelles, n'est pas sans analogie avec le vœu suivant qui s'exprime sous la forme d'un tétramètre trochaïque : « Oui, je l'espère, beaucoup d'entre eux, Sirios les desséchera sur le sol, les brûlant de ses rayons enflammés 3! »
Tous les sentiments propres à l'élégie, au tétramètre trochaïque et à l'ïambe, Archiloque les a exprimés aussi dans ses épodes ; mais il y a joint un élément lyrique qui achève de donner à cette forme nouvelle