Crusius (0.), art. cité, p
4. Strab., XIV, p. 647 : Suvéëï] roï; Mây/r^r/ ùicà Tprjpwv apSïjV àvatpeOvyvat.
5. Strab., XIII, p. 627 : «K,-,! Zî KaXXt<r6évv)ç à/.ôJvai tocç SlapSîcç imb Kt(i(i.£pî(ov irpd&Tov, c'.O' Citco Tpripôv zai Auxiwv.
parmi les ennemis de sa patrie ', et, c'est à un seul et même fait, à la grande invasion cimmérienne de l'année 652, que se rapportent toutes les élégies guerrières de ce poète2. Callisthène et Strabon semblent donc s'être trompés dans l'interprétation historique des vers de Callinos : méritent-ils plus de confiance quand ils commentent le mot d'Archiloque, -ri Marfrfrw xaxa ? On peut se demander, en effet, si ce mot, passé plus tard en proverbe, n'a pu prendre naissance qu'à l'époque des ravages exercés par les Trères dans la ville du Méandre, et si d'autres malheurs, plus anciens, n'avaient pas déjà donné lieu à la triste célébrité de Magnésie. Il est d'usage, nous le savons, de négliger comme une fable le double texte de Pline l'Ancien sur le tableau de Boularchos, acheté, disait-on, par le roi de Lydie Candaule, et qui représentait la ruine de Magnésie3. Mais un pareil témoignage ne saurait pourtant s'éluder entièrement. On l'a expliqué parfois en supposant que le tableau de Boularchos représentait bien la destruction de Magnésie par les Trères, mais que, pour cette raison même, le nom du roi Candaule devait être écarté. M. S. Reinach a proposé une autre interprétation4 : selon lui, l'œuvre fameuse de Boularchos, acquise effectivement par le roi Candaule, se rapportait à un épisode de la guerre soutenue par les Magnètes