Rohde, Kleine Schriften, t. I, p
zs).zy:iïz t:v WzyC/.zyz/ y.i-.'y. -.};/ slxccrrrjv r$l\ YvwpiÇêffôai z'/.j[j-:y.zy.[. Il résulte de ce texte que les calculs relatifs à l'âge d'Archiloque se rattachaient, au moins chez quelques auteurs, à la colonisation de Thasos par les Pariens. Mais Rohde ne s'en tient pas à cette conclusion : il y ajoute cette autre idée, que les anciens se sont représenté Àrchiloque comme prenant part dès l'origine à la colonisation de Thasos en qualité de chef, et qu'ils ont assimilé cette date, dans la vie du poète, à celle qui, dans la vie du roi Gygès, marquait son avènement au trône. Partant de là, Rohde estime que la date même de la colonisation de Thasos n'a été calculée par les anciens que d'après l'avènement de Gygès, et que tous les calculs relatifs à Archiloque dépendent en quelque manière de la chronologie de ce roi. Si donc une tradition représentée par Tatien, par Eusèhe dans sa Préparation évangélique et par les chronographes ultérieurs, place la maturité d'Archiloque aux environs de la XXIIIe olympiade 688/7-683/4 av. J.-C. , c'est, selon Rohde, parce que cette date coïncide avec le milieu «lu règne de Gygès, à condition de faire commencer ce règne dans la XVIII' olympiade, d'après le témoignage d'EuphoriondeChalcis ; et, si une autre tradition, qui setrouve dans la chronique d'Eusèbe, fait descendre cette y.v.y.r du poète jusqu'à l'année 1352 d'Abraham (01. XXVIII. 4 = 665/4), c'est que les chronographes chrétiens, avec leur tendance habituelle à retarder le développement de la civilisation grecque, ont voulu, sans séparer jamais Archiloque de Gygès, placer du moins le poète à la fin du règne de son illustre contemporain. Une combinaison analogue percerait enfin, selon Rohde, dans une