ArchiL, fr
chose de l'assassin d'un citharède célèbre, à Sybaris1. .Mais nous pouvons penser que cette anecdote, beaucoup moins connue, a été calquée sur celle d'Archiloque ; et d'ailleurs nous ne prétendons pas que rien de légendaire ne se soit mêlé à la tradition delphique. Il nous suffit qu'on n'en ait pas montré le caractère artificiel et l'origine savante; dès lors, elle peut contenir, à côté de faits déjà dénaturés par la légende, certains traits que l'histoire doit recueillir.
Revenons donc au père d'Archiloque, à ce Télésiclès dont le souvenir parait bien avoir protégé son fils auprès d'Apollon (-xl: TeXe(itx,Xeioç). C'est lui, que la tradition considérait comme le fondateur de la colonie parienne à Thasos.
"Ayyï'./.ov Ilapio'.ç, Tù.fj'./.Xciç, <<>: 7£ xsXeuco vrjato ev Hsoîï) xxîÇeiv EuSeieÀov aaTu-.
Œnomaos de Gadara cite, il est vrai, un autre oracle, adressé à Archiloque3. Mais le nom du personnage est douteux dans le texte d'Eusôbe4,et ce témoignage isolé, que contredit d'ailleurs Gritias, a encore contre lui cette circonstance aggravante qu'il n'affecte pas môme la forme ambiguë d'une prophétie :
'ApyîXoy'j i; (-)arov IX6i xaï ofxêi ïùxÀix vfjsov.
A la rigueur, ce mot d'Apollon pourrait viser, non pas la fondation même de la colonie, mais l'établissement ultérieur d'Archiloque à Thasos. Nous inclinons
1. .Elian., Var. Hist., III, 43. — Crusius (0.), art. cité, p. 49j.