Archil., fr. 143. — Lucian., Pseudolof
i. Ilesyrli., s. v. TÉttcyoç l'Spavov ' r, Tat'vapo; ' TettiE v'xp ô Kpr,; Tat'vapov exti<j*v.
il pas beaucoup mieux admettre que l'oracle, en. se servant d'un terme suffisamment ambigu, TéTtirfoq ISpavov, désignait cette région du Ténare où nous savons qu'était une entrée fameuse des enfers? Apollon ordonnait donc au meurtrier de se rendre en ce lieu pour y faire, comme. Ulysse dans la Néxuia homérique, des sacrifices et des libations funèbres. Dans cette explication, nous avons alfaire, on le voit, non plus à un centond'Archiloque, mais bien à un oracle conçu dans des termes antiques, et conforme à d'anciennes croyances. Bien plus, cette réponse du dieu fait supposer que le poète, dont l'âme habitait le séjour d'Hadès, n'avait pas été honoré encore d'un tombeau et d'un culte dans sa patrie. Or ce culte existait, nous l'avons vu, dès le début du ive siècle, et c'est là une preuve indirecte, mais valable, de l'antiquité de la tradition qui nous occupe.
Dans le même ordre d'idées, le premier oracle Mcucrâwv bizy-zr.y. v.y.'iv.-^z:...) ne nous apparaît pas nécessairement comme une imitation d'un mot célèbre d'Archiloque. Le poète avait dit : « Je suis le serviteur du puissant Enyalios, et je connais aussi les doux présents des Muses. »
EîjjlI o lyw (koân'ov ulv EvuaXîoio avaxTOç, xai Mouagtov Ipatôv Sûpov intatâuevoç '.
L'expression Moutrawv hipy-ur/. assez différente de cellelà, appartient plutôt au style épique, d'où dérive, comme on sait, la littérature prophétique de Delphes. M. O. Crusius fait enfin à la légende de Calondas cette objection, qu'on racontait à peu près la même