‹ ArchiloqueChapitre 50 sur 258 · Archil., fr · texte numérisé non relu

Archil., fr

Xoaovr Se KpTj-ixoùç Siôâerxe-uai.

4. Archil.. fr. 3. — Nous empruntons cette observation à M. U. Bahntje, Quaestiones Archiloc/ieae, p. 12.

5. Plut., Inst.Lacon., 34. — Cf. Piccolomini, a/7, cité, Hermès, t. XV11I (1883), p. 266.

lières fables1, ne se heurte pas, ce semble, à des objections concluantes2. Mais ce n'est là, en tout cas, qu'un épisode dans sa carrière. Son séjour à Thasos, au contraire, marque une époque importante dans sa vie et dans le développement de son génie.

Sur les circonstances de son arrivée dans cette île, une conjecture a été récemment émise, qui s'accorderait assez bien avec ridée qu'on se fait volontiers d'un aventurier sans scrupules dans une société encore primitive.Parmi les faits que l'historien Déméas empruntait à Archiloque, pour les insérer dans son livre, ligure une anecdote que Ton a pu d'abord interpréter de la façon suivante 3 : un homme vint à Thasos, accompagné d'autres hommes; il avait une ilùte et une lyre, et apportait aux Thraces, comme présent, de l'or pur; mais, entraînés par l'amour du gain, ils commirent ensemble une mauvaise action, se tournèrent contre les Thraces à qui l'or était destiné, et les mirent à mort4. Si nous ajoutons que, d'après ce texte même, tout mutilé qu'il est, on a pu croire que ces mes-

1. Schol. Pindar., 01., IX, 1, p. 261-260 de l'édition Drachmann, Teubncr, 1903. — Archil.. fr. 119.

2. A vrai dire, on pourrait supposer que le refrain fameux de l'hymne à Héraclès, Tr,vs>.).a KaXXcvtxe, avait été adopté par les vainqueurs olympiques, sans qu'Archiloque l'eût composé lui-même à Olympie. Mais les scolies des manuscrits BCDEQ contiennent l'information suivante : o'Aoyi'/o/ir bii.r^x: ûfjivov àvaëa/.fTOai si: 'HpaxXéaèv rîj'OXyfi.-

TTia (Scholia vetera in Pindari carmina, rec. Drachmann, 1, p. 267 . Les scolies du manuscrit Amhrosianus (A) ne donnent pas le même renseignement; mais il y a. à cet endroit, une lacune dans le manuscrit {ibirf., p. 266).

3. Hiller von Gartringen, Archilochosinschrift, MU th. des al heu. Inst. t. XXV (1900), p. 18. — L'auteur ne proposait cette hypothèse qu'avec une extrême réserve: il semble bien l'avoir, depuis lors, abandonnée [Inscr. Graec, XII, v, i, Inscripliones Cycladum praeter Tenum, n" 14'j, ad v. 46).

4. Voici le texte de ce passage, d'après la seconde édition qu'en a

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sagers, traîtres à leur mandat, étaient originaires de Paros, nous ne nous étonnerons pas de la conclusion tirée de tout ce passage : ce Parien, à la fois poète et soldat, joueur de flûte et de lyre, ce coupable qui avoue ses fautes, qui se rend à lui-même, suivant l'expression de Critias, un si mauvais témoignage, qu'est-ce donc, sinon le double d'Archiloque ? N'est-ce pas Archiloque lui-même?

Cette hypothèse ne saurait cependant être maintenue. Comme nous l'avons indiqué ailleurs ', à moins de prêter au poète une sorte d 'impropriété de style, il

convient de réunir les mots ivSpa? z-ytùv, et non zùXcv

v.j\ Xûpip rywv. Quant à l'expression ^Sv'sKsnjaov juntâ, elle doit se traduire ainsi : « Ils causèrent un malheur commun , plutôt que : « Ils commirent ensemble un crime. » Mais voici une autre objection : pour admettre, dans l'hypothèse proposée, que les nouveaux venus fussent des Pariens, il faudrait supposer, dans la phrase qui suit la citation, un brusque changement de tour : le sujet au nominatif (toùç Spaataq à-: [xx leivavxeç dwtoi désignerait les mêmes hommes qui, dans la même proposition, jouent le rôle d'un complément indirect (ûxo [ïapudv . La construction de la phrase nous oblige, au contraire, à nous attacher fermement à cette idée, que les Thraees ont affaire à des Grecs venus d'une ville

donnée M. Hitler von Gàrtringen. Les caractères espacés représentent les citations textuelles d'Archiloque :

i':~z[-' ] jsaîç n Et an tto xto-j ]| âv [5] p a [;...] w-

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8 p r V ; ; •/ ô û p' ï •/ wv a x r, p 27 o / y p v t o v . o i x e î w <ç> 5È XEp&El :v/' = -o > 'r, tiv xaxâ, 0T« :o.: Qpâxaç Kico...e('vavreç kutqjI oi ;j.:v kùtcôv ûîto Ilap:-

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