Pindar., Olymp., IX
9i II. — LES POÉSIES D ARCII1LOQUE
d'Archiloque, xpr,yùç -z -/.ai -xhi\'7.z-zq \ et un vers de la IVe Néméenne, -rpayjç 8è TuaXffxÔTaç êçsSpoç-. Dans un autre genre, Eschyle offre, lui aussi, quelques traces de la même influence3 ; mais des expressions isolées ne suffisent pas à établir une preuve, et il n'y a pas lieu de poursuivre ici des rapprochements plus curieux que probants entre le style d'Archiloque et celui de la tragédie. Aussi bien le développement de la comédie grecque avait-il donné, dans le même temps, au créateur de la poésie iambique un regain de faveur et de popularité.
L'imitation d'Archiloque dans la comédie ancienne ne suppose pas seulement une connaissance générale de son œuvre : des mots rares, des sobriquets, des vers entiers attestent que le texte du poète était connu des auteurs comiques et du public. A la rigueur, le titre donné par Cratinos à l'une de ses comédies, les Archiloques, cl 'ApyCkoyoi, pourrait n'être que l'écho d'une réputation consacrée, devenue proverbiale; mais, dans cette môme pièce, Cratinos empruntait au vieux maître un surnom 'Epao-^ovi^ç, qu'il appliquait plaisamment à un bellâtre de son temps4, et, dans la Bouteille, c'est par une apostrophe d'Archiloque qu'il interpellait ses juges, les spectateurs, dont il avait à se plaindre : *Q