Plat.], Eryx., 13, p. 397 e
3. En particulier dans la pièce dirigée contre Artémon, 6 rcepiç^pritoç 'Apxéjwov (Poel. lyr. Graec, éd. Bergk, t. III, 4» éd. (1882), p. 261, fr. 21).
formes rythmiques, empruntées aux épodes J ; mais il ne le nomme pas. Quand il racontait sa fuite et la perte de son bouclier à la bataille z, Anacréon songeait-il à Archiloque ou à Alcée ? A l'un et à l'autre sans doute, et l'absence de toute donnée historique sur cette prétendue aventure permet de croire à une simple imitation littéraire. La poésie élégiaque et gnoniique ne fournit elle-même aucune allusion directe au poète de Paros : un couplet de huit vers, attribué à Théognis 3, rappelle bien certain fragment d'Archiloque * ; mais tous deux ont pu s'inspirer d'une source commune, Homère. En revanche, il n'est pas douteux que l'œuvre d'Archiloque n'ait été présente à l'esprit de Pindare : l'auteur delà II' Pythique se défend de suivre l'exemple des médisances qui valurent au vieux poète une vie d'embarras et de misères J ; mais il le connaît, et il caractérise ses iambes en termes expressifs; bien plus, il semble faire allusion dans la même pièce à l'une de ses fables, et lui emprunte peut-être plusieurs pensées morales6. Ailleurs il le nomme avec honneur, xa yàs ^ Xzyù.zyz-j [j.t/.z:'. Enfin, si une ou deux imitations qu'on a signalées restent douteuses, une ressemblance, au moins bien singulière, nous frappe entre un mot