Aristot., Poetic
donc, dans sa Rhétorique*, comme un modèle, auquel il emprunte certaines règles de composition et de style, comme un classique, qu'il désigne à l'attention de ses élèves et de ses successeurs.
Héraclide du Pont donne le signal : au nombre des écrits grammaticaux de cet érudit figure un ouvrage IIsp'; 'O[j.rtpo'j v.oà 'ApyiXiyou 2, qui suppose, soit une comparaison des deux poètes, soit une étude des passages imités de l'un par l'autre. Dans une autre voie, mais toujours à l'exemple d'Aristote, Philochorc dépouille le texte d'Archiloque pour en tirer les éléments d'une histoire des colonies grecques en Thrace:!, et vers la même époque, auparavant peut-être, l'historiographe parien Déméas range dans un ordre chronologique les poèmes de son illustre compatriote'1. Cependant, à partir du 111e siècle, avec l'ouverture du Musée et de la Bibliothèque d'Alexandrie, les commentaires grammaticaux dominent décidément : si les catalogues de Callimaque (-icivaxeç) comportent des données biographiques et historiques sur chaque écrivain5, la tâche principale des bibliothécaires consiste à recueillir les œuvres elles-mêmes, à en contrôler l'authenticité, à en fixer le texte et le sens. Eratosthène discute la valeur du refrain xfysWa -/SijJmy.z de l'hymne a Héraclès0; Apollonius de Rhodes, dans un livre sur