‹ ArchiloqueChapitre 93 sur 258 · L ÉDITION ALEXANDR1NE · texte numérisé non relu

L ÉDITION ALEXANDR1NE

Archiloque1, résout à sa façon Yà%ôpr,\ia que soulève la formule à^vujiivT] zv.j-x/.rn et le même problème s'impose à Aristophane de Byzance2 et à Aristarque3. Mais ces témoignages isolés ne nous font connaître encore que des travaux de détail; ils ne nous éclairent pas sur la question fondamentale : y a-t-il eu, durant cette brillante période des grands bibliothécaires d'Alexandrie, une édition d'Archiloque?

La réponse à cette question n'est pas a priori affirmative; car, si Homère, les lyriques et les tragiques, pour ne parler que des poètes, ont été à Alexandrie l'objet d'une étude grammaticale, il semble bien que les élégiaques et les poètes gnomiques n'aient pas eu la même faveur. C'est ce que M. U. von YYilamowitz- Mt'dlendortT a bien mis en lumière dans un récent mémoire sur l'histoire du texte des neuf lyriques4; et c'est ce qu'il a expliqué par de justes considérations littéraires. D'où vient que Callinos et Tyrtée, Mimnerme et Solon, ne nous sont connus que par de maigres citations, dues presque toutes à des historiens, des philosophes ou des orateurs? D'où vient aussi que le recueil de Théognis contient, dans l'état actuel, tant d'interpolations, de morceaux suspects ou certainement apocryphes ? C'est que ces œuvres diverses, au lieu d'être revisées et commentées par les savants d'Alexandrie, ont subi les hasards de publications partielles et successives, établies sans ordre et sans méthode. Et si les grammairiens d'Alexandrie ont eu cette apparence

1. 'Y.i x& Jtepl 'Aoyf/oyo-j Athenae., X, p. toi cl). ■2. Athenae., III, p. 85 e.

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