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Archiloque est célébré d'abord pour ses iambes (v. 2), puis pour ses vers élégiaques, 'érnx (v. 6. — Cf. sur le sens de ce mot les remarques de M. de Wilamowitz, Hermès, t. X, p. 345), enfin pour ses pièces lyriques (v. 6 Trpô; Xvpav).
3. Suidas, au mot Si(JwovîSr]ç, avec la correction de Bergk [Poetae lyrici graeci, 4e édit. t. II, p. 441) : ëypocd/ev u.z-;-:.x. !à(i.@o'j; iv fit6Xtoi; S'.
4. Schol. Xicand., Theriac, v. 633. — Erotian., éd. Klein, p. 119. — Pollux. X. 18.
o. Arc h il., fr. 22.
104 II. — LES POÉSIES d'aRCHILOOUE
et pendant longtemps le même nom fut indifféremment appliqué aux tri mètres iambiques, aux tétramètres trochaïques, aux épodes. Deux citations d'Aristote offrent à cet égard une indication suffisante1. En revanche, dans Hérodote, la mention d'un trimètre iambique (sv ïa^Sw rptjJiiTpw) 2 fait partie d'un membre de phrase que nous avons, pour d'autres raisons, condamné3 : la singularité môme de l'expression, dans la langue de cette époque, suffirait à trahir l'interpolation. Au contraire, à partir du 11e siècle avant notre ère, apparaît chez les auteurs l'usage courant d'une désignation plus précise : èv -ci: -pv^i-pzi: 4, TetpafxsTpoiç ', hronâoiç6, et cette division toute grammaticale, où se marque bien l'influence des éditeurs alexandrins, est aussi celle qu'avait adoptée Aristarque dans ses commentaires : o'jtwç eupov, dit un auteur7, iv b%o\Mit\karzi £tcwi5ûv 'Xpyù.zyzj. Ces témoignages ne permettent guère de douter que les iambes d'Archiloque ne comprissent au moins trois livres (trimètres, tétramètres^ épodes) ; et si, comme il y a lieu de le croire, cette subdivision fut rendue nécessaire par l'abondance des poésies conservées, on peut se demander môme, après la découverte de l'inscription de Paros, si les tétramètres
1. Aristot., Iihet., III, 17. — Dans ce passage, le mêtne mot (êv la[i6q>) est appliqué par Aristote, une fois à un trimètre iambique d'Archiloque (Archil., fr. 25), une autre fois à un tétramètre trochaïque (Archil.. fr. 74).