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BALCONS

vers l'extérieur, de manière à faciliter récouleinent des eaux (fig- 150).

Pour cette dernière raison on donne, en général, à îa dalle de pierre le profil d'un larmier dont la saillie aurait été augmentée pour répondre à de nouveaux besoins. La face inférieure, ou plafond, peut être, comme celle du larmier, lisse

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Fio. 150.

OU décorée de caissons entre les consoles, et sa face antérieure est formée par une plate-bande que surmonte une moulure très simple rappelant la cymaise. Cette disposition présente l'avantage de relier le balcon à la façade, non seulement à l'aide des consoles qui s'adaptent parfois aux parties verticales, pilastres ou chaînes, mais encore par le moyen du bandeau horizontal qui le prolonge latéralement au niveau de l'étage, et dont il apparaît comme un ressaut très prononcé.

Créées pour l'agrément, ces saillies ont été si universellement employées dans nos édifices depuis la Renaissance, qu'elles sont devenues en même temps des motifs de décoration dont on se sert constamment, même lorsque leur utilité n'est pas immédiate. Quoique leur fonction les rende surtout dépendantes de l'ouverture supérieure par laquelle on y a accès de l'intérieur, les consoles dont on les soutient les rattachent étroitement à celle qui est placée immédiatement au-

dossous. Aussi, lorsque cette dernière a une certaine importance, elles lui forment une sorle do couronnement qui peut Otre très diversement caractérisi^. Ils pourront donc servir, selon les circonstances, à terminer à sa partie supérieure tout un ensemble do la façade, ou à indiquer, en se développant sur une certaine étendue, que toutes les ouvertures qui y donnent accès appartiennent à des pièces de môme importance.

On trouve, en effet, dans nos édifices les balcons traités, soit en plusieurs tronçons, dont chacun est spécial à une ouverture, soit en saillie uniforme régnant sur toute une façade ou partie de façade, et, dans cbacun de ces cas, pouvant d'ailleurs être utilisés comme couronnement des parties inférieures.

Décoration. — Le genre de décoration qu'on adoptera pour le 5 balcons dépendra, dans une certaine mesure, de ces différentes dispositions. S'ils sont placés à la partie supérieure d'un édifice ou au-dessus de l'étage ou de l'ensemble principal d'étages, on les traitera à la façon des corniches de couronnement, avec ou sans frise décorée, avec consoles ou modillons. S'ils sont répartis à des fenêtres isolées ou à de petits groupes de fenêtres, deux ou quatre consoles, selon les cas,

suffiront à les supporter.

S'ils surmontent une porte principale, on les rattachera au motif qui la décore ' soit par une clef saillante, un écusson ou tout autre bas-relief se développant sous sa face inférieure, soit seulement par des consoles-fermes descendant de part et d'autre de Touverture, comme les pavillons de la place de la Concorde {fig, 120) en offrent un bel exemple dans la porte du rez-de-chaussée et le balcon qui la couronne.

Fio. 151.

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