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BALUSTRADES

tance trop secondaire pour justifier une institution analogue à celle qui a consacré les formes essentielles de notre architecture.

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Enfin, on se servit, en Italie, à l'époque de la Renaissance, de petites colonnettes inspirées des ordres antiques, en guise de balustres. Tantôt elles soutenaient directement la main courante, tantôt elles recevaient les retombées de petits arcs sur lesquels s'appuyait celle-ci. Les architectes romans et, gothiques avaient aussi employé ce genre de balustrade et en avaient obtenu de beaux effets.

Les dalles de pierre, décorées de motifs à jour ou simplement taillés à la surface, ne furent point abandonnées, et, comme on en voit d'heureux exemples dans la figure 146, les architectes italiens surent y introduire beaucoup de variété et leur donner un certain caractère.

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Dans les pays où il serait trop coûteux de construire ces ouvrages en pierre, le corps de la balustrade est souvent formé par des tuiles creuses spéciales ou par des briques convenablement agencées et formant des jours dont il est d'ailleurs facile de varier les dimensions et la figure.

On peut voir un exemple de ces deux dispositions dans les

deux fragments de balustrade représentés par la ligure 147.

La plupart de ces dispositions s'appliquent de nos jours très souvent à des ouvrage s en terre cuite qui remplace la pierre.

Fio. 147.

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Construction. — La construction des balustrades exige des précautions particulières sur lesquelles il sera utile de donner quelques détails. Chacun des balustres est fixé à ses deux extrémités au moyen de goujons en fonte ou mieux en bronze [fig, 148) scellés Fundans la face inférieure de la main courante, l'autre dans la face supérieure du socle. Ce dernier présente au-dessous de chaque baluslre une partie plane sur

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laquelle repose la base et, entre deux balustres consécutifs, deux pentes en dos d'Ane destinées à assurer l'écoulement des eaux. Alln de ne point trop charger les balustres, qui sont

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souvent très légers comparativement à la main courante, on fait reposer celle-ci par ses deux extrémités sur les pilastres et, s'ils sont trop espacés, sur de petits dés intermédiaires appelés alettes (fig. 149). En général, il ne faut pas avoir des travées de plus de dix à douze balustres, ni plus de deux alettes entre deux pilastres consécutifs.

Emploi des balustrades. — Les plateformes que les balustrades sont appelées à entourer peuvent être placées au-dessus du dernier étage des édifices, ou au-dessus de Tétage principal et en avant de Tattique, rejeté sur un second plan; Dans bien des cas, on a conservé les balustrades où il n'y avait plus de plate formes ; si elles ne sont pas alors absolument justifiées au point de \'ue de leur utilité, elles s'expliquent cependant comme couronnement de la façade qu'elles terminent. De très beaux monuments où elles sont employées dans cet esprit en ont consacré Tusage, et la légèreté que donne à ces ouvrages leur décoration à jour produit en beaucoup de circonstances le meilleur effet au-dessus d'une architecture élancée et élégante. La façade des palais de la place de la Concorde est couronnée de cette façon.

Les balustrades seiTant de couronnement jouent même un grand rôle dans certains édifices de moindre importance, et nous citerons comme un des plus beaux exemples la façade principale du musée Galliera. Au-dessus d'uu haut soubassement, s'élève, ajJié à trois arcades de nobles proportions, un ordre corinthien traité avec beaucoup de finesse et d'élégance, dont l'entablement supporte une riche balustrade. Afin de donner à la ligne supérieure de la façade une silhouette plus agréable et de marquer eu même temps le motif simple et plein d'harmonie qui forme l'étage principal, les pilastres de cette balustrade portent au-dessus do chaque colonne des vases aux profils fermes et d'une grande pureté, qui la découpent de la façon la plus heureuse. Du reste, cet ensemble, où M. Ginain a su allier aux formes les plus riches de notre architecture moderne le goût' pur et la grandeur calme des monuments antiques, est une des œuvres les plus remarquables qui aient été élevées en ces dernières années.

Les balustrades servent aussi de clôture dans les construc

lions où Ton veut avoir une certaine richesse et sont alors établies directement sur le sol, ou bien sur un mur peu élevé qu'elles couronnent. Dans d'autres cas, elles surmontent un soubassement sur lequel est établie une terrasse, comme on en voit un exemple dans la partie du jardin des Tuileries que longe la Seine et dans celle qui est limitée par la place de la Concorde.

On emploie encore les balustrades pour décorer les rampes des escaliers en pierre. Dans ce cas, les balustres affectent des profils qui s'inclinent parallèlement à la direction de la rampe, ou bien ils conservent leurs moulures horizontales et se posent sur des gradins ménagés dans le socle. Si la balustrade est composée de dalles à jour, il suffit d'incliner les parties horizontiiles du motif qui les décore et de conserver intactes les verticales.

Enfin, les balustrades sont souvent employées, comme parapets de ponts ; pour entourer les plateformes en saillie sur les murs de face, appelées balcons, dont Tétude fera l'objet du paragraphe suivant; et pour fermer la partie inférieure des fenêtres dont la baie s'ouvre jusqu'à un niveau inférieur à la hauteur normale de l'appui.

Dans ces différents cas, ou se sert aussi très souvent aujourd'hui d'ouvrages en fer forgé ou en fonte qui se prêtent à des combinaisons dune variété infinie, mais dont les formes capricieuses manquent totalement du caractère monumental des ouvrages exécutés en pierre.

ii 6. — Balcons

Disposition. — Les balcons sont, comme il vient d'être dit, des plateformes en saillie sur les murs de face. Ils sont formés par une dalle de pierre engagée dans le mur, soulagée de distance en distance au moyen de consoles et protégée par une balustrade. Leur place est tout indiquée audevant des fenêtres, ouvertes pour y donner accès jusqu'au niveau du plancher inférieur. Disposés un peu en contre-haut de ce niveau, ils présentent une surface légèrement inclinée

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