‹ ArchitectureChapitre 32 sur 69 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

§ i". — Disposition

Portes et fenêtres des édifices. — L«s murs de nos édifices sont percés d'ouvertures ou baies de différentes formes et de différentes dimensions et destinées, les unes à donner accès dans l'intérieur, les autres à y laisser pénétrer l'air et la lumière. Les premières sont les portes ; et les secondes, les fenêtres.

Au point de vue de la construction, une baie doit être limitée latéralement par des supports résistants ou piédroits, et à la partie supérieure par une plate-bande horizontale ou un arc s'appuyant sur leurs sommets et portant la maçonnerie qui s'élève au dessus.

Diverses formes de baies. — La plate-bande peut être formée pour une faible portée par une seule pierre qui prend le nom de linteauy ou par une voûte plate appareillée. Dans le premier cas, on soulage le linteau en construisant au-dessus (les arcs de décharge analogues, par exemple, à ceux de la figure 132; on peut augmenter aussi sa résistance en lui donnant plus d'épaisseur vers le milieu, ou bien réduire sa por« tée en prolongeant les deux assises supérieures des piédroits en forme de corbeaux à l'intérieur de la baie. Dans le second cas, on diminue la poussée de la voûte, qui est considérable, en plaçant sous la face inférieure des voussoirs, et légèrement encastrée une barre en fer carré de 0",05 de côté ancrée dans les deux sommiers {fig. 153). Cette barre main^

DISPOSITION

tient l'écartement des piédroits et, au besoin, suflirait à sup-' porter un voussoir tendant à glisser.

Fin. 152.

Pour un arc, ces pre^cautions sont inutiles. Cependant, si la portée est très grande, et la flèche peu importante, on encastre également sous les voussoirs une barre en fer carn*, cin-

Fio. 153.

trée de façon à ('•pouser la courbure de la face infcrieure ou intrados. La face supérieure, ou extradoa^ est lisso et parallèle à la précédente, ou bien forme une série de rodans ou gradins : dans ce dernier cas, on dit que l'arc est appareillé en tas de charge.

Les arcs qui limitent les baies à leur partie sui)érieure affectent des formes très diverses : la demi-circonférence complète, l'arc surbaissé (fig. loij, Tare en anse de pa-

i66 PERCEMENTS DES MURS : PORTES ET FENÊTRES

nier {fig. 155), Tare en ogive {fig. 156), Tare oufre-passé [fig. 157). Ces deux derniers types sont caractérisli<|ues: l'un, du style gothi(jue, que nous aurons l'oceasion d'étudier h propos des divers genres de voûtes; l'autre, du style arabe, auquel notre

-<:::3i220ii-^

Fir.. Ij',.

Fie. 155.

Fio. 15(>.

Fio. 157.

architecture a peu emprunté et sur lequel nous ne donnerons pas d'autres détails.

Dispositions communes. — Quelles ({ue soient leurs formes exiérieures, les haies des édilires présentent certaines dispositions générales communes. I.e mur est Jiabituellement divisé en trois parties dans le sens de son épaisseur : une partie adjac«'ntr à la face extérieure, et taillée suivant un plan (jui lui est perpendiculaire, forme le tableau ;\in(i autre partie s'ouvrant vers Tintérienr par des faces obliques à la direction du mur s'ajipelle Vèhrnsemcnt : enfin, la parlie moyenne, refouillée en entaille de ()"',0'f à 0",0(), forme la feuillure.

I.e Uihleau sert à reculer en arrière du nu extérieur les ouvrages en menuiserie (pii ferment l'ouverture et à les mettre ainsi à l'abri de la pluie; la feuillure est destinée à

DISPOSITION

recevoir le bâti dormant en bois sur lequel sont ferrées les croisées ou les portes; enfin, rébrasement reçoit le battant de Tun ou de l'autre de ces ouvrages et en diminue la saillie à rintérieur, tandis que sa forme évasée augmente l'ouverture et facilite Taccès de la lumière. \ax figure 458 donne : à gauche, la moitié du plan et la coupe d'une fenêtre ; à droite, la moitié du plan et la coupe d'une porte qui permettent de se rendre compte de ces diverses parties.

L'espace compris entre les deux ébrasements constitue Vembrasiire. Elle se continue jusqu'au sol, même pour les fenêtres dont la partie inférieure, située au-dessous de Yappui, se trouve réduite ainsi à l'épaisseur du tableau et de la feuillure réunis. Cette portion de mur, plus mince que les trumeaux, s'appelle Vallège de la fenêtre.

L'allège s'élève quelquefois jusqu'à l'appui. Mais, en général, sa hauteur est plus faible, ce qui permet d'ouvrir la baie sur une plus grande surface et de donner plus d'accès à l'air et à la lumière. Celte dernière disposition est à peu près indispensable dans nos maisons d'habitation, où, par raison d'économie, on réduit au minimum la hauteur du plafond. L'appui véritable est alors formé non plus par la face supérieure de l'allège, mais par une barre horizontale en bois ou en fer, scellée dans les tableaux et décorée, en général, d'ouvrages en fonte ou en fer formant balustrade. La môme fonction est quelquefois remplie par une balustrade à jour en pierre ou en terre cuite.

"î "fi

Fio. i:>8.

i68 PERCEMENTS DES MURS : PORTES ET FENÊTRES

I/assise qui forme, dans 1 un et l'autre cas, la partie supérieure (le l'allège et qu'on appelle pierre d'appui, est légèrement inclinée vers Textérieur, afin de faciliter récoulement des eaux qui dégraderaient promptement la menuiserie, si elles y séjournaient. Cette assise, qui doit résister elle-même à leur action dissolvante, est exécutée en pierre dure, autant que possible d'un seul bloc, encastrée à ses extrémités sous la base du piédroit. Si la largeur de l'ouverture exige plusieurs pierres, les joints doivent être soigneusement faits au ciment, pour empêcher toute infiltration. Enfin, la pierre d appui forme saillie extérieurement et, suivant le cas, se limite un peu au-delà de l'ouverture de part et d'autre de la fenêtre, ou fait partie d'un bandeau qui règne sur toute la façade. Sa face inférieure est pourvue d'une mouchette pour rejeter les eaux hors du parement extérieur du mur.

L'assise horizontale qui limite la baie d'une porte à sa parlie inférieure s'appelle seuil. Elle est, comme l'appui des fenêtres, formée autant que possible par une seule pierre très dure, étant comme lui soumise à l'action des eaux de pluie et surtout aux chocs et aux frottements des corps au passage desquels est destinée la porte. Pour la même raison, la base du piédroit, et quelquefois le piédroit dans toute sa hauteur, est construit en pierre dure.

Dans nos habitations, le seuil des portes est, en général, de plain-]»ied avec le sol intérieur et légèrement en contre-haut du sol extérieur, de façon à garantir le premier de l'envahissement des eaux ou des immondices de la voie publique, s'il s'agit du rez-de-chaussée. Mais il peut arriver que la difl*érence soit plus considérable, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur; on rarrorde alors les deux niveaux au moyen de marches, dont la disposition sera étudiée dans un chapitre suivant.

Baies des murs de clôture. — Les murs de clôture sont, comme ceux des édifices, percés de baies, portes ou fenêtres, dont la destination esta peu près la même, mais dontlesdispositions sont un peu différentes. Le mUr de clôture est presque toujours un ouvrage de faible hauteur, très souvent inférieure à celle de la baie qu'on veut y percer. Dans ce dernier cas, on pourra adopter Tune ou l'autre des deux

PROPORTIONS 169

dispositions suivantes : ou bien on laissera à ciel ouvert la partie supérieure, en se contentant d'élever des piédroits latéralement, soit dans la hauteur du mur, soit la dépassant d'une quantité plus ou moins grande; ou bien on réunira les piédroits à leur sommet par un arc ou une plate-bande en pierre, un linteau en bois ou en fer, ou un ouvrage en charpente, destiné à protéger la porte contre les eaux de pluie.

On conçoit que ces diverses dispositions se prêtent à une décoration très variable, plus ou moins rustique, plus ou moins monumentale, et que nous étudierons tout à l'heure.

Quant aux fenêtres des murs de clôture, dont le cas est assez rare, et ne se présente guère que pour des murs très élevés, dont les entrées sont fermées par des portes pleines, leurs dimensions sont très faibles. Elles se réduisent à de simples jours ou guichets, permettant de voir à l'extérieur lorsque, par exemple, on y appuie des abris très ouverts du côté opposé.

§ 2. — Proportions

Fenêtres en général. — Il ne peut exister de règle précise, fixant les proportions qu'il y a lieu d'affecter aux portes et aux fenêtres. Elles sont presque toujours indépendantes des données de la construction et moditiées par les conditions les plus diverses. Elles ne sont guère subordonnées, d'une façon immédiate, qu'à la forme générale et aux dimensions des corps auxquels ces ouvertures doivent livrer passage. Cependant, les limites très étendues entre lesquelles il faudra les faire varier sont liées aux deux considérations suivantes : d'une part, l'exécution d'une baie devient d'autant plus difficile que ses dimensions sont plus considérables; d'autre part, devant, pour la bonne hygiène des parties intérieures, permettre l'entrée d'une certaine quantité d'air et de lumière, il faut d'autant plus multiplier les ouvertun.'s qu'elles ont des dimensions plus restreintes.

Mais à ces observations purement utilitaires, il faut ajouter des considérations esthétiques, qui sont ici très importantes, et qui modifieront le nombre et les proportions des baies, selon le caractère particulier que devra revêtir l'édifice, et

no PERCEMENTS DES MI:RS l PORTES ET FENÊTRES

selon la destination et les dimensions des salles intérieures qu'elles devront (éclairer et aérer. Dans ces différents cas, c'est au goût et au jugement de l'architecte à peser la waleur relative de toutes ces circonstances, pour en déduire les proportions qu'il y aura lieu d adopter et qui pourront le mieux y répondre. Il est évident, par exemple, que les baies destinées à éclairer des ateliers, des laboratoires, désolasses, gagneront à être très larges relativement à leur hauteur et séparées par des trumeaux très étroits, afin de laisser pénétrer en grande quantité l'air et la lumière, surtout dans les IMirtiesoù s'exécutent des travaux minutieux et où séjournent beaucoup de personnes. Au contraire, les fenêtres des appartements devront être plus hautes que larges, sauf certains cas particuliers, et séparées par des trumeaux d'une largeur supérieure à leur ouverture, et permettant d'y adosser des meubles à l'intérieur. Ces dernières seront ouvertes jusqu'au niveau du plancher inférieur ou jusqu'à la hauteur d'appui, pour permettre aux personnes qui habitent les appartements qu'elles éclairent de voir facilement au dehors. Les autres pourront être percées à des hauteurs différentes, selon les besoins auxquels elles répondent.

Fenêtres des appartements. — Dans les circonstances ordinaires, les fenêtres des appartements ont des hauteurs qui varient entre une fois et demie et deux fois et demie leur largeur. La première de ces proportions est fréquente dans les |)ays du Midi ; la seconde est plus particulière aux pays septentrionaux. Elles n'indiquent, d'ailleurs, que des bases ou des limites ; l'architecte est juge, en définitive, pour les préciser dans cha([ue cas.

Pour la même catégorie de fenêtres, la hauteur des allèges varie également. Toutefois, elle est au plus égale à 0",90 ou 1 mètre à partir du plancher inférieur. Lorsqu'elle est inférieure à ces dimensions, on place, comme il a été dit plus haut, une barre d'appui horizontale, au niveati convenable, scellée dans les tableaux.

S'il s'agit de fenêtres autres que celles des appartements, c'est leur destination particulière qui permet seule de fixer la hauteur de la pierre d'appui.

DÉCORATION

ni

Los proportions des portes ne varient pas moins que celles clos fenêtres, et on peut leur appliquer les ratâmes observations, iiuxquelles viennent s'en ajouter d'autres. Il y a des portes qui doivent servir de passade aux voilures ; elles sont plus larges que celles où ne doivent passer que les personnes. 11 y a des portes s'ouvrant d'une pièce, ou à un vantail ; elles sont moins larges que relies qui s'ouvrent en deux parties ou à deux vantaux. La porte d'une habitation ordinaire n'a pas les proportions de la porte d'un palais. Les circonstances varient à l'infini : le goût et le sentiment des convenances sont les guides les plus sûrs.

§ 3. — Décoration

La décoration des baies, comme celle des arcades, comme celle des murs, consisle essentiellement dans l'indication de la construction par des saillies et des moulures extérieures.

Refends et bossages. — La plus rationnelle paraît être celle qui fait usage des joints apparents, des refends ou des bossages, suivant le degré d'intensité qu'on vtnil lui donner, et qui correspond h un degré particulier de solidité réelle ou seulement apparente. Les piédroits et les linteaux, platesbandes ou arcs, qui limitent une baie, ayant à supporter ui>e charge plus forte que le reste de la maçonnerie, seront, en général, en matériaux plus résistants, en pierre de taille, surtout si l'on veut, par raison d'économie, employer pour les remplissages des trumeaux des matériaux de petites dimensions, moellons ou briijues. On pourra aiuniser ce mode de construction soit simplement en indiquant les joints au fer, soit, comme dans l'exemple de la ligure 159, en donnant aux piédroits une légère saillie uniforme sur le nu des trumeaux (moitié de gauche).

Fio. t:>9.

172 PERCEMENTS DE8 Ml'RS : PORTES ET FENÊTRES

soit en d<^corant la face de ceux-ci de refends et de bossages ou de tables saillantes (moitié de droite).

Chambranle. — Un autre mode de décoration qui ne pourrait être absolument rationnel, au point de vue de la construction, que dans le cas où les piédroits seraient, à la façon des colonnes grecques, exécutés en un seul bloc ou un ti'ès petit nombre de gros blocs, et où le linteau serait d'une pièce, mais qui s'emploie néanmoins, quel que soit le système adopté, consiste à marquer Tensemble des piédroits et du linteau <le la plate-bande ou de l'arc par un cadre de moulures continues, retourné aux angles et reposant départ et d'autre

Fio. 160.

Fio, 161.

sur le bandeau d'appui, soit directement, soit au moyen d'un petit socle. Ce cadre porte le nom de chambranle ; i\ présente deux dispositions difl'érentes: celle de la figure 400 indique que les extrémités du linteau allleurent latéralement les faces extérieures des piédroits; celle de la figure 161 indique qu'elles les déj)assent légèrement, et les saillies que forme ainsi le cadre aux deux angles supérieurs s'appellent crosscttes. I/explication qui précède a pour but de donner Torigine de cette ornementation ; mais on l'applique, en général, sans qu'elle accuse rien de semblable au point de vue de la

construction. L'emploi de cette forme a subi les mêmes modifications que celui des colonnes et des plates-bandes, autrefois monolithes, exécutées aujourd'hui, presque toujours, en matériaux de faibles dimensions.

Le chambranle mouluré s'emploie également pour décorer les baies cintrées d'un demi-cercle ou d'un arc surbaissé (fig. 162).

Corniche. — Il peut être surmonté d'une corniche peu saillante dans le cas de la baie rectangulaire [fig. 160) et même dans , celui de l'arc surbaissé (fig, 162).

Cette dernière forme est moins monumentale, mais peut produire un bon effet dans les édifices dont le caractère n'exclut pas une certaine fantaisie. L'adjonction d'une corniche n'a rien que de très rationnel : sa présence s'explique par la précaution de protéger ainsi contre la pluie les parties inférieures.

Enfm, on fait quelquefois reposer l'ensemble de la fenêtre sur une sorte de piédestal semblable à ceux qui sont indiqués dans les figures 160 et 162. Cette

disposition s'applique surtout aux édifices qui comportent quelque richesse. La hauteur du piédestal est environ celle d'une balustrade ou d'un appui à jour; il remplit, au point de vue utile, la même fonction.

Ce genre de décoration dos baies constitue, comme on le voit, pour chaque ouverture, un ensemble comparable à celui d'un ordre d'architecture. Il est, en effet, susceptible de certaines proportions et de certains ornements dont le caractère varie avec la destination.

La largeur du chambranle est, en général, égale au cinquième de l'ouverture. Elle peut être plus grande dans la partie qui correspond au linteau, et cela est rationnel, puisque

Fio. 162.

174 PERCEMENTS DES HGRS : PORTES ET FENÊTRES

ce dernier membre de la construclion, devant subir un effort de (lexion, exige une plus grande épaisseur que les piédroits. Mais cette projiortion est susceptible de modilications très diverses selon le degré de finesse et d'élégance ou de solidité et de force que doit exprimer l'édilice.

Lorsque la baie est protégée par une corniche, celle-ci est séparée du chambranle par une frise. Ce couronnement offre donc la plus grande analogie avec lenlablement qui surmonte un ordre d» colonnes. Le chambranle n'est autre chose qu'une architrave retournée à angles droits le long des piédroits; il se profile, du reste, de la même façon. Toutefois, la corniche présente plus de simplicité dans les détails, bien que ses moulures puissent être ornées à la manière de celles d'une corniche d'entablement. Elle est à peu près égale en hauteur à la largeur du chambranle ; rarement elle lui est supérieure. La frise est un peu moins haute que cette largeur lorscpi'elle est lisse. On peut lui donner plus de hauteur, si elle doit recevoir des ornements sculptés.

Il est facile de voir que, selon les proportions et la décoration qu'on adoptera pour des baies à chambranle et à corniche, on [)ourra leur donner des caractères analogues à ceux dont les différents ordres d'architecture portent l'empreinte. Cette analogie frappante a même conduit certains auteurs à tenter une classification des fenêtres. Outre qu'elle ne parait pas nécessaire, ni réclamée par un consentement unanime, on ne trouverait pas, pour l'établir, les raisons d'une distinction bien marquée dans les formes et les ornements qui leur sont affectés. D'ailleurs, tout système qui tend à enfermer, pour les moindres détails, l'architecture dans des formules plus ou moins précises et absolues, est contraire à resi)rit même de l'art, qui est créateur et doit rester libre. Nous avons vu que, même chez les (irecs, les ordres, dont les formes si simples et si rationnelles semblent immuables, présentent dans les détails, entre certaines limites, des variations assez notables, qui ont permis aux artistes de donner à leurs œuvres des caractères particuliers et distinctifs, tout en s'enfermant dans les données générales du système adopté.

On peut seulement rappeler, comme conclusion à ce qui

DÉCORATION

précède, et comme nous avons eu l'occasion de le dii-e déjà en divere cas, que la décoration de chaque partie d'un édifice doit être conçue dans Tesprit qui a présidé à la composition de rensomble. En d autres termes, pour le cas qui nous occupe, la décoration des baies sera ferme, fine ou très ornée, selon que Ton a voulu exprimer, dans la façade à laquelle elles appartiennent, la solidité, Télégance ou la richesse.

On ajoute souvent, à Tun ou à Tautre des deux systèmes de décoration dont nous avons parlé, d'autres éléments qui permettent d'en augmenter la richesse. Il ne sera pas inutile de voir, par une série d'exemples, de quelle façon les architectes des différentes époques ont compris et exécuté la décoration des portes et des fenêtres.

Portes et fenêtres antiques. — Dans les édifices antiques, on rencontre très souvent une disposition particulière, qui

Fia. 164.

consiste à donner moins de largeur au sommet qu'à la base de l'ouverture, et qui probablement avait pour but de diminuer la portée du linteau, peut-être aussi de donner un aspect plus élancé à la baie. La figure 163 représente la porte d'un temple grec où cette forme est très accusée. L'ouverture est de proportions élancées, entourée d'un chambranle à crossettes surmonté d'une corniche sans frise. On y peut remarquer une grande fermeté et un caractère vraiment menu-

I |i«IWU «

FiG. Itiô.

Fio. 166.

DÉCORATION 117

menlal. La figure 164 montre une fent^tre du temple romain de Vesla, où la même disposition a été adoptée. Vitruve aliirme qu'elle était de règle dans tous les temples, ce qui est, à vrai dire, une généralisation trop absolue.

Le même auteur établit trois genres de portes différents, qui correspondent aux trois ordres d'architecture, tant par le degré de richesse de leur décoration que par le caractère plus ou moins élancé de leurs proportions. Cette classilication n'est pas tout à fait arbitraire. Ainsi, la porte de la figure 163 a quelque chose de la simplicité dorique, quoique très élancée, tandis que celles que représentent les figures 165 et 166 rappellent : Tune (tirée d'un temple romain), par les fines consoles qui soutiennent sa corniche, l'élégance ionique; l'autre (empruntée à l'Érecthéion), par la quantité de ses ornements, la richesse corinthienne. Toutefois, il n'y a rien d'absolument caractéristique pour ces divers exemples.

Portes et fenêtres modernes. — Les architectes modernes se sont inspirés, depu is la Renaissance, des dispositions générales usitées dans les édifices antiques pour la décoration des portes et des fenêtres, mais en les modifiant dans leurs détails et en y ajoutant, comme il a été dit plus haut, de nouveaux éléments.

On a substitué généralement les piédroits verticaux aux piédroits inclinés vers l'intérieur, quoique, dans certains cas, cette forme ait été conservée et donne un caractère particulier. On en peut citer, comme exemples, les portes de la nouvelle façade du Palais de Justice de Paris, due à M. Duc, et les fenêtres de la nouvelle Faculté de Médecine de Paris, due à M. Ginain. Les consoles ont été très employées comme support décoratif des corniches de portes ou de fenêtres. Enfin, on s'est servi également des colonnes avec entablement complet, avec ou sans fronton, ainsi que des pilastres. On peut appliquer ici les observations et les remarques faites au sujet de l'emploi des ordres avec arcades.

La porle que représente la figure 107 est due à Tarchitecle italien Peruzzi. Elle révèle un artiste d'un goût très pur. Les proportions sont très heureuses, et les profils, fermas ; les ornements, très sobres, se réduisent à deux belles consoles

ARCHITECTUHB. 12

i78 PERCEMENTS DES MURS : PORTES ET FENÊTRES

ornéos latéralement de palmettes et de feuilles à la partie inférieure. I/ensemble est plein de noblesse et d'harmonie

et produit la meilleure impression. On peut remarquer que la console se prolonge jusqu'au socle par un champ à moulures très fines, qui ajoute à la largeur du chambranle et donne plus d'ampleur et de solidité au motif qui décore la porte. Ce champ, dont on retrouve de fréquents exemples dans les baies de quelque importance s'appelle contre-chambranle,

La porte de la figure suivante est moins irréprochable. Le chambranle a peut-être pris trop d'importance, tandis que les consoles sont devenues très fines, et la corniche, un peu trop saillante. Il y a plus de richesse, une certaine finesse dans les détails; mais Tensemble est moins noble et moins harmonieux. Cette porte est tii^ée du palais de la Chancellerie, à Rome, et due à Vignole.

La figure 169 représente une porte décorée de deux colonnes ionicpies et d'un fronton triangulaire. Lorsqu'on adopte cette disposition, on réduit la largeur du chambranle de façon à obtenir pour l'ensemble du motif des proportions convenables. Les colonnes sont placées sur un simple dé carré qui correspond au socle du chambranle. Si l'on voulait avoir une archilecture plus Wwq^ on pourrait les élever sur un piédestal complet. Les colonnes sont engagées dans le mur pour l'exemple de la figure f69 ; on peut employer de même les colonnes dégagées, soit pour former porche en avant de la baie, soit pour supporter au-dessus de l'entablement une terrasse ou un balcon, comme, par exemple, cela se voit aux portes du Louvre faisant face à la Seine.

FiG. i67.

DÉCORATION

Le système des arcades alliées aux colonnes ou aux pilastres s'emploie très souvent aussi pour les portes. La figure 170 en donne un exemple, dans lequel les deux pilastres sont surmontés d'un fronton dont l'architrave est interrompue pour recevoir une plaque décorative.

Les proportions à adopter sont variables ; on les fixera en se reportant aux observations déjà faites dans le chapitre des arcades.

On peut donner plus de légèreté à la porte en supprimant dans la largeur du fronton la corniche horizontale, et en ne la conservant qu'audessus des colonnes ou des pilastres. C'est la disposition qu'on a adoptée pour la porte de la figure 171 décorée de pilastres. L'arcade a été remontée et Ton a ménagé une frise ornée de sculptures entre son archivolte et les rampants du fronton.

L'expression de solidité et de force que donnent les refends et les bossages trouve également son application aux portes qui doivent avoir ce caractère. La figure 172 en est un bel exemple. Les colonnes d'ordre dorique sont élevées sur un piédestal d'un profil très ferme et elles supportent un entablement horizontal.

Pour donner plus d'importance au motif de la porte et l'accuser plus fortement, on y joint souvent en dehors des

Fio. 168.

i80 PERCEMENTS DES MURS *. PORTES ET FENÊTRES

pilastres ou colonnes un champ qui a à peu près en largeur un demi-diamètre de colonnes ou une demi-largeur de pilastre. On y continue quehjuefois les moulures du chapiteau et de la base ; il s'appelle alors contre-pilastre.

Les figures 170 et 172 offrent des exemples de ces deux cas.

Les trois dispositions précédentes conviennent surtout aux portes devant donner accès dans de grandes enceintes, et comme entrées principales d'édifices importants. On se sert aussi, dans ces difTérents cas, des cariatides à la place des colonnes et des pilastres. Nous citerons la porte de la nouvelle Faculté de Médecine due à M. Ginain et dont les belles cariatides ont été exécutées par M. Grauck.

DÉCORATION I8i

Les divers genres de décoration que nous venons d'étudier

FiG. i70.

Fio. 171.

pour les portes s'appliquent également aux fenêtres, mais avec plus de finesse dans les détails. Il nous suffira de donner les deux exemples suivants pour permettre au lecteur de se rendre compte de celte différence. La fenêtre de la figure 17.3 est due à Bramante et décore le palais de la Chancellerie , à Rome. Elle est d'une composition ^^■" *''•

très heureuse ; les détails en sont d'une finesse remarquable, et les propor-

lions, parfaites. Celle de la figure 174 est tirée du palais du Louvre et composée par notre grand architecte Pierre Lescot. Elle ne le cède en rien à la précédente ni pour la beauté des

formes, ni pour l'harmonie des proportions, ni pour la richesse des ornements conçus avec un sentiment et un goût très purs.

DÉCORATION

Portes et fenêtres des habitations. — Les frontons triangulaires, les frontons circulaires, les frontons coupés appartenant à Tune ou à l'autre forme, s'emploient également pour la décoration des portes et des fenêtres, avec les restrictions qui ont déjà été faites dans le chapitre précédent. Les frontons coupés, très souvent combinés avec des motifs de sculpture (cartouches, vases, etc.), auxquels on a voulu donner plus de développement en les faisant dépasser le tympan, sont d'une utilité plus immédiate, dans le cas où ils décorent une ouverture de moindre importance qu'on veut relier à la précédente ou au-dessous de laquelle on doit avoir en môme temps le minimum de ma-

ronnorie pleine.

Ou peut, par exemple, adopter la disposition de la figure 175, qui s'applique à une porte cochèrCy c'est-à-dire devant servir à l'entrée des voilures, surmontée d'une fenêtre.

Dans nos maisons d'habitation, le cas se présente aussi très souvent où l'on veut donner au motif de la porte d'entrée plus d'importance que ne le permet la hauteur du rez-de-chaussée. On est alors conduit à superposer [»ar exemple dans une arcade

Fio. 176.

i84 PERCEMENTS DES MURS : PORTES ET FENÊTRES

unique une large entrée et la fenêtre d'un étage supérieur. C'est ce (ju'on peut observer sur la figure 176.

La hauteur des étages est dans ces édifices généralement faible. Aussi, pour éviter dans les façades des coupures trop rapprochées, on groupe très souvent les fenêtres de plusieurs étages en un seul motif, dans le sens de la hauteur. Lorsque deux fenêtres du rez-de-chaussée et de l'étage supérieur sont réunies de façon à embrasser la hauteur de ces deux étages, qui forment soubassement, comme cela aurait lieu de part et d'autre de la porte dans l'exemple de la figure 176, l'étage ainsi relié au rez-dechaussée porte le nom d'entresol, et on appelle premier étage celui qui s'élève au-dessus de cet ensemble.

La figure 177 montre les fenêtres des deux étages, placés immédiatement au-dessus du soubassement, réunies au moyen d'une autre disposition qui est assez fréquente. Chacune d'elles est élevée sur un piédestal, celui de la fenêtre supérieure reposant sur le fronton ((ui couronne la fenêtre inférieure. Si on veut diminuer la hauteur de maçonnerie pleine entre les deux fenêtres, on pourra supprimer le F>o- 178.

fronton el les décorer plus simplement, par exemple comme l'indique la figure 178.

Fio. 177.

DÉCOHATION 485

Dans ce cas, les appuis étant à une hauteur insuffisante audessus du plancher, on disposera sur la corniche de chaque fenêtre un balcon à balustrade servant pour Tétage supérieur.

Soupiraux. — Quelquefois le rez-de-chaussée d'un édifice s'élève au-dessus d'un soubassement de faible hauteur, dans lequel sont percées des fenêtres de petites dimensions, destinées à éclairer le sous-sol. On leur donne le nom de soupiraux. On peut en voir un exemple dans la façade des palais delà place de la Concorde (/»(/. 120); ils sont disposés dans le mur en avant duquel s'élèvent les arcades, au dessous et dans l'axe des fenêtres du rez-de-chaussée. Ils sont cintrés d'un arc surbaissé à la partie supérieure. Celte forme indiquant une plus grande résistance que la plate-bande convient très bien aux ouvertures de ce genre, surtout si elles ont une certaine largeur.

La décoration des soupiraux est, en général, très simple. Cela se conçoit, puisqu'ils sont établis dans une partie de la construction où toute recherche serait déplacée, et qu'on doit les accu.ser le moins possible, afin de ne pas ôter au soubassement son caractère de solidité.

On peut les orner d'une clef saillante à bossage ou sculptée, lorsqu'ils sont percés isolément dans un mur à façade lisse. Les refends et les bossages leur conviennent très bien, surtout dans le cas où l'on a adopté pour tout le soubassement ce système de décoration.

Dans d'autres cas, on se contente de les entourer d'un encadrement à moulures saillantes, ou se profilant en arrière du nu. Le soubassement de la bibliothèque de l'École des Beaux- Arts (/îf;. 125) en donne un exemple.

Il arrive aussi fréquemment qu'on les relie à la fenêtre du rez-de-chaussée qui s'élève au dessus, de façon à ne former avec elle qu'un seul motif. C'est ce qui a lieu dans la façade d'une aile du Louvre tournée vers l'arc de triomphe du Carrousel : les chambranles du soupirail et de la fenêtre qui est au dessus sont réunis par un bandeau unique formant appui pour la fenêtre et corniche pour le soupirail. On peut se rendre compte d'une autre disposition par la figure 179,

qui représente une fenêtre avec soupirail empruntée à un palais de Rome dû à l'architecte italien Sangallo.

L'appui de la fenêtre est supporté par deux grandes consoles entre lesquelles est percé le soupirail orné d'un simple cavet remplaçant l'arête vive du tableau. î/espace entre le linteau de ce dernier et l'appui supérieur est décoré d'un encadrement

Les différents exemples que nous venons de citer sont des soupiraux destinés à introduire la lumière.

Souvent, dans nos édifices d'habitation, ces ouvertures servent simplement à aérer les sous-sols, et leurs dimensions sont alors plus faibles, De plus, au lieu d'être fermés par des châssis vitrés, ils sont simplement grillés en fer.

Laçâmes. — Les toits de nos édifices ont, en général, une inclinaison très prononcée qut donne à l'intérieur, au-dessus du dernier élagtî, des espaces assez considérables pouvant être utilisés soit pour former de vastes greniers, soit pour y établir des pièces d'habitation d'une importance secondaire. Ces espaces sont alors éclairés au moyen de fenêtres à face verticale, percées dans les parois obliques du toit et appelées lucarnes. En raison de leur position isolée au-dessus du mur de façade, elles se prêtent à une décoration particulière, où l'on peut faire une large part à la fantaisie.

Les architectes de la Renaissance en ont tiré, en France, de très heureux effets dans les nombreux palais et châteaux qui s'élevèrent à cette époque.

Fro. 179.

DÉCORATION

Elles présentent beaucoup de variété, et forment pour ces édifices une sorte de couronnement très découpé. Les unes, comme celle de la figure 180, sont simplement décorées de

Fio. 180.

Fio. 181.

Fio. 182.

pilastres qui portent un fronton triangulaire. D autres, les fenêtres du château de Blois, par exemple (fig. 181), sont surmontées de motifs accessoires, niche avec coquille, contre-

Fio. 183.

Fin. 18i.

forts à jour et sortes de petits balustres terminés en cône ou en boule, dont l'architecture de cette époque est si prodigue

188 PERCEMENTS DES MURS l PORTES ET FENÊTRES

et qui en doit l'idée probablement aux ornements des clochetons gothiques.

Dans les deux cas qui précèdent, la lucarne s'élève un peu en arrière du chéueau. Mais elle est quelqucifois à Taplomb du mur de face, et se relie à l'architecture inférieure d'une façon plus directe. C'est un exemple de ce genre que reproduit la figure 182 ; il est emprunté au style Henri IV. Il arrive même que la fenêtre est percée presque entièrement dans le mur de face ; elle rompt la corniche sur laquelle vient s'appuyer son couronnement {/î(/. 183). D'autres fois, elle est posée directement sur cette corniche {pg. 18i).

Dans nos maisons modernes, les lucarnes sont traitées, en général, beaucoup plus simplement {fig. 185}, et sont souvent exécutées en bois.

Les formes qu'affectent ces fenêtres sont très variables. Les diverses espèces d'arcs plein cintre et surbaissés peuvent leur être appliquées.

M. Garnier a orné les pavillons latéraux de l'Opéra de Paris de riches lucarnes, dont l'ouverture est ovale. D'autres sont exactement circulaires ; tan lot elles s'appuient sur la corniche et le chéneau, en formant un mol if très développé, tantôt elles sont percées à une certaine hauteur dans le toit. Ces dernières sortes de lucarnes, de forme ovale ou circulaire, ont reçu plus spécialement Je nom d^œils-de-bœuf. On donne aussi ce nom à des ouvertures de même forme percées dans un mur plein, par exemi)le dans un pignon de faible largeur.

Fenêtres géminées, meneaux, croisées. — On peut avoir besoin de diviser en deux parties égales dans le sens de la largeur une fenêtre qui doit éclairer deux pièces contiguës, ou une seule pièce dont la farade n'eût pas été suffisante pour permettre le percement de deux fenélres isolées. Cette séparation se fait au moyen d'un pilastre convenablement

Fio. 185.

DÉCORATION

résistant pour supporter un linteau en son milieu, ou les extrémités de deux linteaux, ou encore le sommier commun de deux arcs adjacents. Celte disposition porte le nom de fenêtre géminée, c'est-à-dire divisée en deux moitiés jumelles. Le pilastre, selon son importance, peut avoir l'épaisseur du mur ou seulement celle du tableau. Le nom de meneau, qui lui a été donné, s'applique, d'ailleurs, à tout montant vertical ou traverse horizontale divisant une baie en plusieurs parties. Il y a des meneaux en pierre et des meneaux en bois.

Fio. 186.

Fio. 187.

Cette disposition a été très employée à l'époque de la Renaissance, et on donnait alors le nom de croisée à une fenêtre divisée en quatre parties distinctes par un meneau vertical et un meneau horizontal formant crotr. Elle s'applique à tous les genres de baies (soupiraux, fenêtres, lucarnes). La ligure 181 offre un exemple de lucarnes en croisée ; la figure 186 représente une fenêtre géminée. Enfin, la figure 187 est un exemple de fenêtre géminée à trois divisions, et l'on pourrait en avoir un plus grand nombre dans certains cas particuliers.

Baies des murs intériears. — La décoration des portes percées dans les murs de refend ou do la face intérieure des

T'Km^"

portes et des fenêtres percées dans les murs de façade emploie souvent les mêmes motifs qu'à l'extérieur, mais ils y sont traités avec plus de finesse. Elle comporte plus de détails dans l'ornementation et des saillies moins fortes. La face intérieure des portes et des fenêtres d'un mur de façade est, en général, décorée beaucoup plus simplement que la face extérieure et d'une façon différente.

Dans nos maisons d'habitation, la décoration consiste, pour ces dilTérenls cas, en un simple chambranle à moulures, le plus souvent en bois (jui, dans les appartements d'un certain luxe, est surmonté d'un fronton ou d'une .corniche ornée ou non de sculptures.

Baies des murs de clôtare. — I^os baies des murs de clôture sont de deux sortes : couvertes ou découvertes. Dans le premier cas, on peut leur appliquer les différents modes

de décoration employés pour les portes monumentales des murs de face [fig. i70, fig. ili, fig. 172). Nous en citerons toutefois un nouvel exemple emprunté à un hôtel français du xvni" siècle ; la ligure 188 représente la porte d'entrée de la cour de l'Hôtel du Maine, dû à l'architecte Gabriel père.

Le mur où elle est établie a la forme d'une courbe concave, ce qui lui donne plus d'importance et un aspect plus monumental. Cette dis- FiQ. 188. position est d'ailleui-s

usitée dans le cas d'une porte découverte. Les deux pilastres qui la forment peuvent être décorés de bossages ou d'encadrements, et surmontés

DÉCORATION

d'une corniche à astragale qui porte un vase ou tout autre motif formant couronnement La figure 189 représente une porte décorée dans cet esprit.

On voit souvent, de part et d'autre de la Q

porte principale, de pe- ^^

tites portes servant à rentrée des piétons. Si elles sont adjacentes à une porte couverte, on les traite, en général, comme des contreforts à jour du motif principal. Si elles sont accolées à une porte découverte, elles sont simplement formées de pilastres de moindre hauteur que ceux de la grande entrée et décorés de la même facjon.

FiG. 189.

Page 1