CHAPITRE m
Principes généraux. — Pour être salubre, il faut qu un édilict* soit préserva do rhuiiiidité, dos vapeurs et des gaz malsains, et reroive dans chacune de ses parties la quantité de lumière et de chaleur nécessaire. Il doit donc être établi sur un sol sain, pourvu naturellement ou artificiellement d'un air pur, d'une température et d'un jourconvenables. Ces conditions sont souvent réalisées, en totalité ou en partie, l)ar des ouvrages aj)propriés. Cela dépend des circonstances locales. Il importe donc d'y avoir égard tout d'abord et d'étudier avec soin la situation et Vorienfation de Tédifice et, si le sol sur lequel on est obligé de s'appuyer est malsain, l(\s moyens d'y remédier par des travaux d'assainissement. Ces dispositions tout extérieures une fois prises, il faudra s'occuper des dispositions intérieures qui assureront W chauffage, V aération et Vcclairatje des différentes parties. Enfin, i! faudra le plus souvent compiéler ces trfivaux par la désinfection.
§ V, — Dispositions EXTÉRiBunes
Situation. ~ Les terrains humides, marécageux, bourbeux, formés de sable lin soulevé par les vents, ou d'immondices, sont insalubres et doivent être écartés, s'il est possible, comme impropres à recevoir des constructions. Le voisinage même des marais et des eaux stagnantes est à redouter, et s'il est nécessaire d'établir une habitation dans une telle contrée, on choisira pour son emplacement un point élevé, où l'action des vents régnants renouvellera plus souvent l'atmosphère et la purifiera des émanations infectieuses. Au contraire, dans le voisinage de la mer ou sur un plateau
élevé, on cherchera à la protéger contre ces mêmes vents : là, en effet, les inconvénients d'insalubrité ne sont plus à craindre, tandis qu'il y en aurait de fort désagréables à exposer rhabitation à un air trop vif et trop humide. La meilleure situation, lorsqu'on peut la choisir, est au flanc d'un coteau ; do celte façon, on a un air plus renouvelé et, par conséquent, plus pur que dans la vallée, et cependant on est protégé contre les vents trop violents qui soufflent sur les hauteurs. Il va sans dire qu'on cherchera également à établir la construction près d'une eau potable, constamment renouvelée et facile à atteindre.
Si réditice doit être placé près d'une agglomération d'autres habitations ou dans le voisinage d'une usine ou d'un établissement quelconque, d'où se dégagent des vapeurs malsaines ou seulement des odeurs désagréables, on choisira de préférence, relativement à ces derniers, le côté où soufflent les vents habituellement régnants dans la contrée, afin d'avoir un air plus pur. C'est une des raisons qui font s'étendre vers l'ouest les villes de nos pays où soufflent les vents de rOcéan.
Exposition. — Le lieu où s'élèvera la construction étant une fois choisi, il faut se préoccuper de l'exposition des différentes parties, selon leurs besoins particuliers, ou pour le moins d'une exposition générale des principales pièces, si l'édifice est de peu d'importance. Dans notre climat, où le soleil ne manifeste son action que par des bienfaits, on cherchera à faire bénéficier de sa chaleur et de sa lumière la plus grande partie de l'édifice, et, par conséquent, l'exposition au sud paraît la meilleure dans les circonstances ordinaires. Dans une habitation très importante, pourvue d'un grand nombre de salles, on ménage des appartements d'hiver exposés au midi et des appartements d'été exposés au nord ou à l'est; et môme, dans un édifice plus modeste, on pourrait avoir un salon d'été et un salon d'hiver et réserver à chacun une exposition appropriée.
Outre ce choix d'une exposition principale, on a parfois à ménager pour des j)ières spéciales des expositions différentes. Les bibliothèques, les ateliers d'artistes, les cabinets
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do travail» où Ton a besoin d'uno lumiiTe égalo, seront mieux placés au nord, ainsi que les cuisines, où Ton a presque toujours une température intérieure relativement élevée, et les otlices ou garde-manger, qui réclament t'ombre et la fraîcheur, ou encore certaines pièces de débarras ou autres, où Ton n'est pas appelé à séjourner. L'exposition au nord ou à l'est convient encore parfaitement pour les salles à manger, qui seraient, au sud ou à l'ouest, désagréablement éclairées par le soleil. Les bAtiments destinés aux animaux, étables et écuries, paraissent réclamer l'exposition au levant.
Mais ces considérations peuvent rarement élre appliquées, et l'on ne choisit qu'en des circonsUmces bien peu nombreuses le lieu et l'exposition. Ainsi, quoique l'exposition à l'ouest ne se recommande pas en général, s'il faut constmii-e sur un terrain de faibles dimensions, bordé d'une rue de ce cAté, on placera les principales pièces sur la rue et au couchant, et cela vaudra mieux encore ipie de les ouvrir au smi, mais sur une cour étroite. Le cas peut être moins avantageux encore, et l'architecte doit rechercher alors les dispositions qui assureront le plus d'air, de lumière et de chaleur à l'habil^ition.
Assainissement. — L'insalubrité du sol provient de son humidité. L'humidité d'une construction peut être «railleurs causée par les matériaux employés ou résulter de vices d'exécution. Les précautions à prendre pour assainir l'édifice ont donc pour but de protéger les parties intérieures contre la propagation de l'humidité.
On y parvient, dans les circonstances ordinaires, en élevant le rez-de-chaussée au-dessus du niveau du sol, même si on ne doit pas y établir de caves, et en reportant au loin par une pente; convenable, établie au pied des murs et pavée, les eaux pluviales ou d'iuitres provenances qui pourraient, en y séjournant, produire des liltrations. Dans les éditices non pourvus de caves, il faut toujours ménager sous le sol du rezde-chaussée une circulation d'air. On l'isole à cet effet du sol humide en le supportant par de petits murs percés d'ouvertures nombreuses et réunies par des voûtes sur lesquelles on étend encore une couche de bitume qui reçoit les poutres du
plancher. Toutes les fois qu'il se peut les murs sont exécutés jusqu'à une certaine hauteur au-dessus du sol en pierre non spongieuse, en meulière par exemple, hourdée on mortier de chaux hydraulique ou de ciment.
Dans certains terrains très humides, ces précautions .sont insuffisantes, les matériaux de nos construclions se laissant, toujours plus ou moins pénétrer parles eaux. Il devient alors nécessaire d'établir les fondations au-dessus d'un radier général en béton hydraulicjue, de 0™,60 à 1 mètre d'épaisseur. Enfin, pour plus de sûreté, on pourrait conduire au loin les eaux, au moyen de caniveaux en pierre sèche établis au-dessous des murs et remblayés ensuite.
Lorsqu'on n'a pas à sa disposition de matériaux imperméables, les murs peuvent livrer passage à l'humidité du sol, qui s'élève jusque dans les parties supérieures de l'édifice. Pour éviter cet inconvénient, le moyen le plus simple paraît être de maçonner la base des murs en ciment de Portland, en bitume ou en mastic hydrofuge.
La mauvaise qualité des matériaux rend quelquefois impossible à réaliser l'imperméabilité des murs en élévation, qui s(î laissent comfdèlement traverser par les eaux pluviales. On pourrait les protéger par un enduit épais en ciment; mais la pluie, fouettée par le vent, finirait par en avoir raison dans certaines contrées. Il devient alors nécessaire d'établir à l'intérieur des murs de façade une seconde paroi en briques vitrifiées imperméables. Entre les deux se trouve un vide de quelques centimètres, où circule l'air, qu'on peut même chauffer en hiver.
Le même procédé sera efficacement employé dans les constructions adossées à des terres, à fianc de coteau fortement incliné, et, dans le cas où des (juantités appréciables d'eau pénétreraient la première paroi, un caniveau établi au-dessous du sol du rez-de-chaussée les conduira à l'exlérieur.
Il est mauvais de sceller des pièces de charpente dans des murs que l'on ne peut préserver de l'humidité.
Les conduits d'eau mal établis et donnant lieu à des infiltrations présentent un des cas où l'humidité est due à des vices d'exécution ; on y remédiera facilement selon les circonstances.
Enfin, une ventilation insufflsante entretient Thumi dite, et il est important, pour éliminer cette cause, d'assurer le renouvellement de Tair dans les édifices d'une façon continue.
§ 2. — Dispositions intérieures
Ghaottage. — Pour tous les détails de Tinstallation et du fonctionnement des différents systèmes de chauffage, nous renvoyons nos lecteurs aux traités spéciaux de chauffage et de ventilation, et nous ne nous occuperons ici que des principes généraux sur lesquels ils sont basés et des avantages ou des inconvénients qu'ils peuvent avoir au point de vue de Thygiène des édifices.
Ily a lieu crexaniiner : 1° le combustible qui produit la chaleur par sa combustion dans lair; 2« l'appareil où s'opère cette combustion ; 3° les moyens de transport de la chaleur produite dans les enceintes qu'il s'agit de chauffer.
Les principaux combustibles employés au chauffage de nos édifices sont: le bois, les charbons naturels (houille, anthracite, tourbe) et artificiels (charbon de bois, coke), le gaz d'éclairage. La quantité de chaleur qu'ils dégagent dépend de la proportion de carbone et d'hydrogène qu'ils contiennent. Cette capacité calorifique se mesure en prenant pour terme de comparaison la quantité de chaleur nécessaire pour élever de 1° C. la température d'un kilogramme d'eau : on lui a donné le nom de calorie. Ainsi, i kilogramme de bois très sec (quelle que soit sa nature) peut dégager en brûlant 3.600 calories; il n'en donne guère que 2.800 d'ordinaire, ce chiffre correspondant à une proportion d'eau d'environ 0,20 ou 0,25. La houille et l'anthracite dégagent de 6.400 à 7.600 calories, et la tourbe de bonne qualité, à peu près la quantité que dégage le même poids de bois très sec. Pour les charbons artificiels, cette quantité s'élève à 7.000 pour le charbon de bois et à 6.500 pour le coke.
Une calorie peut élever de 1° la température de 3 mètres cubes d'air. Ainsi, pour porter de 0° à 20° la température d'une salle ordinaire d'habitation de 5 mètres sur 4 mètres de dimensions horizontales et de 3 mètres de hauteur, ce qui
donne 60 mètres cubes d'air, il faudrait 20 X 20 = 400 calories. Il suffirait donc de brûler environ :
1000X400 ,,«.rOK-r^ K • 1- • — -— - — = 1428'^,857 de bois ordinaire
ou :
— — — — = 57fif,142 de houille ou charbon de bois ou :
quantités insignifiantes au prix de ce qu'on doit brûler dans les circonstances ordinaires, ce qui montre la fçtible proportion (le chaleur utilisée.
La chaleur dégagée par le foyer se disperse de deux façons : par le rayonnement et par le courant d'air qui entraîne dans les conduits de fumée les produits gazeux de la combustion. Or, la première seule de ces deux parts est utilisée dans les cheminées ordinaires, mais non pas complètement. D'après Péclet, la chaleur rayonnante d'un foyer alimenté par du bois est le quart de la chaleur totale, et avec la houille, elle en est le tiers. On voit par là l'énorme avantage qu'on a à brûler de la houille ou du coke au lieu de bois, lorsque le prix de ces divers combustibles n'est pas sensiblement différent.
On peut diviser en deux catégories les systèmes employés pour utiliser cette chaleur : ceux où l'appareil de chauffage est placé dans la pièce à chauffer (brasiers, cheminées et poêles) et ceux où cet appareil est établi en dehors de la pièce (calorifères à air chaud, à vapeur, à eau chaude).
Les brasiers consistent en foyers allumés dans des récipients ou des grilles portatives qu'on place dans l'enceinte h chauffer. L'inconvénient d'un pareil système est manifeste. Les produits de la combustion se mélangent à l'air de la salle et la rendent impropre à la respiration. On l'emploie cependant sans danger lorsque de forts courants d'air assurent une ventilation vigoureuse et incessante, par exemple tlans les chantiers de construction, où les ouvertures sont encore pour la plupart dépourvues de boiseries, et de vitrages.
On ne saurait (rop recommander les plus grandes précautions.
En ce qui concerne les cheminées, nous n'entrerons pas dans les détails historiques de leurs modifications, bien que cette étude ne soit pas sans intérêt. I^ cheminée moderne, due en grande partie à Kumford, se compose essentiellement d'un foyer relativement étroit. Kn arrière et au-dessus s'ouvre le conduit de fumée dont la section varie entre 4 et .5 déciniMres carrés; en avant, latéralement et à la partie supérieure, les faces sont fortement évasées en entonnoir vei*s la flamme et formées de surfaces blanches et lisses, par conséquent jouissant d'un grand pouvoir rayonnant et réflecteur.
(]es dispositions sont très favorables au chaufTage de nos appartements. La faible section du tuyau de fumée rend très facih» réchaufTement des gaz, dont la différence detlensilé avec l'air extérieur et, par conséquent, la vitesse ascensionnelle augmentent. Il en résulte un tirage très puissant, qui occasionne une excellente ventilation de la pièce. Les revêtements évasés des parois latérales et supérieures obligent une plus grande quantité d'air et par conséquent d'oxygène à se concentrer Mir le foyer e! y activer la combustion. Enfin, le pouvoir rayonnant et réflecteur de ces revêtements, ordinairement en faïence vernissée, disperse la chaleur dans la pièce et priiicii)aleinent sur les parois opposées, qui échaufTenl ensuite l'air par le contact.
Les avantages d'un pareil système sont : de rendre très apparente la flamme du foyer et de produire une ventilation très active. Ses inconvénients sont : de consommer en pure perte une troj) grande quantité d'air, qui s'élève dans le conduit de fumée sans avoir servi à la combustion, et d'exiger btîaucoup de combustible pour produire la chaleur rayonnante néces>aire au chaufTage de la pièce. On a remédié en partie à ces inconvénients en plaçant à l'orifice inférieur du conduit une pla(|u<» mobile qui permet d'en réduire à volonté la section, afin de diminuer par là la proportion d'air entraîné avec les fumées sans avoir servi à la combustion. On a d'ailleurs pourvu la face antérieure du foyer d'un rideau mobile en tôle, qui, en s'abaissant, réduit le passage de Tair et active la combustion comme le ferait un puissant soufflet.
DISPOSITIONS INTÉHIELKES 383
Malgré ces améliorations, les cheminées ainsi construites consomment une très grande quantité d'air et ne sont pas suflisamment économiques. L'ai)pel d'air qu'elles déterminent produit à travers les tissures des parois, des portes et des fenêtres, des vents coulis désagréables et malsains. Dne installation qui est un réel progrès consiste à faire circuler autour du foyer, dans des tuyaux de fonte, l'air pur et frais amené directement du dehors par un caniveau disposé sous le par(|uet. Cet air s'échauffe, s'élève et se répand par des bouches latérales dans la pièce, où il remplace l'air refroidi et vicié que le tirage de la cheminée entraîne. U faut éviter avec soin que les tuyaux de fonte soient portés au rouge, car à cette température le fr^r se laisse pénétrer par les gaz, et l'air répandu dans la salle serait mélangé d'acide carbonique et d'oxyde de carbone, dont la présence occasionnerait de graves accidents. Avec cette précaution l'emploi de ce genre de cheminée est fort recommandable et préférable même aux poêles, car il rachète son infériorité relative au point de vue économicjue par une meilleure ventilation.
Un des inconvénients les plus désagréables des cheminées est de se prêter selon les circonstances à un dégagement de fumée à l'intérieur des appartements. Nous ne pourrons qu'en mentionner les principales causes :
1° L'insuffisance de hauteur du tuyau de fumée ;
2° L'insuffisance ou l'excès de section du conduit. Ce dernier cas est beaucoup plus fréquent et se présente surtout dans les vieilles cheminées. Tne section de 0™,22 à 0™,25 de diamètre peut être adoptée comme une bonne moyenne ;
3<' Le frottement des gaz ascendants dans le tuyau. On le réduit au minimum en donnant à sa section la forme circulaire ;
4" L'excès d'ouverture du tuyau à sa partie supérieure. On le réduit au moyen de mitrons conicjues en terre cuite ;
o" L'action du vent et des rayons solain's, qui déterminent des courants d'air sur le toit. On y remédie en coifTant la partie supérieure du tuyau d'un capuchon tournant ou d'un chapeau mobile, dit aspirateur, que le vent fait tourner. Enfin, on a soin d'élever l'orifice au-dessus des constructions voisines;
6° Les tirages des cheminées plus puissantes, fonctionnant dans les salles voisines. On clôt, dans ce cas, la salle considérée aussi complètement que possible ;
7» Un tuyau commun à plusieurs cheminées, disposition absolument défectueuse qu'il faut à tout prix éviter et supprimer là où elle existe.
Les poêles ont l'avantage d'utiliser beaucoup mieux la chaleur du combustible et sont pai* conséquent préférables aux cheminées au point de vue purement économique. Mais ils ont l'inconvénient de produire une ventilation insuffisante, et pour ceux qui sont construits on fonte, celui de se laisser traverser par les gaz délétères que dégage la combustion, lorsqu'ils sont chauffés à une température élevée. Ils dessèchent l'air ambiant, ce qui est un grave inconvénient, car une certaine quantité de vapeur d'eau est nécessaire dans Vair reapirable.
On a, d'autre part, construit en ces dernières années des poNes mobiles, dits économiques, qui sont disposés pour utiliser la presque totalité de la chaleur du foyer. Ils ont le double avantage de consommer peu de combustible et de pouvoir être transportés facilement d'une pièce à l'autre. Leur inconvénient capital, c'est qu'à la basse température où se fait la combustion dans les parties supérieures, il y a excès d'oxyde de carbone (jui, théoriquement, devi'-iit être entraîné dans le tuyau de fumée, mais qui, en pratique, à cause de la faible vitesse ascensionnelle des gaz dans ce conduit et des fermetures non hermétiques, reflue sur le foyer et se répand dans l'air de la salle. Leur emploi ne peut être recommandé pour le chauffage des pièces généralement fermées. Ils deviennent moins dangereux dans les antichambres et les salles de réception où s'établissent de fréquents courants d'air ; mais leurs effets toxiques sont partout à craindre.
Fondés sur un principe analogue, mais avec quelques modifications, les poêles dits coulants ne présentent pas au même degré ces inconvénients.
Les calorifères doivent être préférés à ces différents systèmes, lorsqu'il s'agit de chauffer plusieurs salles avec un seul foyer, ce qui est le cas des édifices publics en général, mais ils sont également applicables au chauffage des habi-
tations, à cause de cet avantage, très appréciable en beaucoup de cas et économique, de pouvoir distribuer la chaleur à toutes les pièces de l'édifice au moyen d'un foyer unique dirigé par une seule personne.
Ceux dont Tinstallation est on môme temps la plus facile et la moins dispendieuse, et dont la direction est la plus simple, sont les calorifères à air chaud. Ils conviennent assez bien au chauffage des habitations. Un poêle en fonte par exemple, où s'entretient la combustion, se prolonge dans la chambre d'air maçonnée et close par des tuyaux en fonte ou en tôle, ayant un parcours assez long avant de rejoindre le conduit de fumée, qui s'ouvre à l'extérieur. Les gaz chauds travei-sant sous cette enveloppe sinueuse la masse d'air de la chambre élèvent sa température, et des conduits inclinés, ouverts à la partie supérieure, distribuent cet air aux différentes pièces.
L'emploi de la fonte ou du fer dans ces calorifères empêche d'en élever la température au-delà d'une certaine limite, oii ils seraient pénétrés par les gaz provenant de la combustion. D'autre part, on ne peut réduire la chaleur audessous d'une autre limite, que fixent les conditions d'un tirage convenable. L'air arrivant jusqu'aux appartements chauffés est mélangé de poussières qui séjournent dans les coffres. Le refroidissement est très rapide après l'extinction. Enfin, ce système ne permet pas de transporter la chaleur à de grandes distances.
Si cette dernière condition est nécessitée par les circonstances, il faut employer la vapeur. Le (jénérateur est une chaudière où l'eau est portée à l'ébuUitiou. Des tuyaux de faibles sections la conduisent à chaque pièce dans des cont/ensateurs à grandes surfaces, où elle abandonne sa chaleur au contact de l'air, et d'autres tuyaux ramènent l'eau de condensation dans la chaudière. A chaque pièce, il convient de faire arriver sur le condensateur de l'air frais et pur, pris à l'extérieur au moyen d'un caniveau et qui se répandra dans la pièce. Il sera bon également de ménager des orifices de ventilation pour l'évacuation de l'air vicié. Ce système est le plus rapide et celui qui dégage la plus grande quantité de chaleur; il est donc fort économique ; mais les frais d instal-
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lation sout considérables. D'ailleurs, après Textinction du foyer, le refroidissement est instantané ; il ne pennet pas de modifier convenablement le chauffage suivant la température extérieure; enfin, s'il n'est pas installé avec beaucoup de précision, il expose à des fuites de vapeur. 11 convient néanmoins très bien aux locaux isolés, où Ton a besoin d'une chaleur prompte et maintenue pendant un temps donné, audelà duquel la température de ces locaux est indifférente. Il a été appliqué par exemple avec succès au chauffage du palais de la Bourse, à Paris.
Les inconvénients signalés pour le chauffage à la vapeur sont levés par l'emploi de l'eau chaude. L'installation est analogue, mais plus facile. Un générateur contient leau qu'on porte à l'ébullition ; elle s'élève dans un récipient placé à la partie supérieure (ouvert dans le chauffage à basse pression, fermé par une soupape de sûreté dans le chauffage à haute pression), et de là est distribuée par des conduits descendants dans des poêles présentant une grande surface de contact avec l'air, placés dans les salles à chauffer et d'où elle est ramenée à la chaudière par d'autres tuyaux. Ce système est économique, d'un réglage facile, n'exige pas une surveillance aussi assidue, et s'il est lent à produire la chaleur, son refroidissement est aussi très lent. Il convient, en particulier, mieux que tout autre au chauffage des hôpitaux : on peut éteindre le foyer le soir et conserver pendant toute la nuit une douce température ; mais il exige des frais de construction assez considérables et ne permet pas de porter la chaleur à une grande distance.
Le chauffage à haute pression est le plus économique pour l'emploi de l'eau chaude, mais il est aussi plus dangereux, à cause des chances d'explosion des conduits.
La comparaison des avantages et des inconvénients respectifs des deux systèmes par la vapeur et par l'eau chaude a conduit ringénieur Grouvelle à imaginer un nouveau procédé en les combinant tous deux. Le principe consiste à utiliser la vapeur comme véhicule, et l'eau chaude comme récepteur et propagateur de la chaleur dans les salles à chauffel\ Un générateur central envoie la vapeur dans des chaudières réparties sur la surface de l'établissement; l'eau de ces chau-
dières, chauffée au contact de la vapeur, se répand, comme dans le système à basse pression, dans des tuyaux qui alimentent les poêles. Ce procédé, fort ingénieux, permet de chauffer des locaux sur une étendue pour ainsi dire illimitée. Il a été installé, en particulier, à la prison de Mazas, à Paris, où six corps de logis, contenant 1.220 cellules en trois étages, sont chauffés par un générateur unique placé au centre, et où en même temps Tappareil de chauffage spécial à chaque cellule est indépendant et hors de portée du détenu.
En résumé, de tous les appareils de chauffage, les plus agréables et les plus convenables pour nos édifices d'habitation sont les cheminées : ils ne sont pas économiques, mais ils sont très sains, à cause du renouvellement de Pair qu'ils assurent. Les poêles chauffent davantage, avec moins de combustible, mais ils produisent une ventilation insuffisante et dessèchent l'air des pièces chauffées. Ils seront convenablement placés dans les antichambres et les vestibules.
Les meilleurs appareils de chauffage sont les calorifères. Ils sont les seuls applicables aux édifices publics. Ceux à air chaud seront préférés, s'il faut éviter de grands frais d'installation et si les salles à chauffer ne sont pas trop éloignées ; on choisira l'eau chaude pour les établissements où l'on veut avoir une température uniforme et facilement modifiable. Enfin, on emploiera la vapeur, s'il s'agit de chauffer à de grandes distances.
Il est essentiel d'assurer une bonne ventilation combinée avec tout système de chauffage, et même de ventiler en tout temps les édifices.
Aération. — Cela sç conçoit si l'on songe au rôle de l'air pur dans l'entretien de la vie et aux nombreuses causes qui le vicient dans les circonstances ordinaires. L'air, en effet, est un aliment indispensable, et notre respiration pulmonaire a pour but de purifier le sang dans les poumons en brûlant au contact de l'oxygène de l'air les éléments impropres à la nutrition. Si l'air est impur, la proportion d'oxygène y est insuffisante ; il ne peut plus servir à la respiration. Dans l'étude de l'aération des édifices, il y a donc lieu de considérer les causes de viciation de l'air et les moyens de le renouveler.
L'air des locaux où séjournent les pei'sonnes en plus ou moins grand nombre est altéré par :
!• la respiration pulmonîiire, qui dégage de l'acide carbonique et de la vapeur d'eau ;
2° La transpiration cutanée et la transpiration pulmonaire, qui répandent dans l'atmosphère des quantités relativement considérables de vapeurs dont la présence se constate le plus souvent par leur odeur, mais dont quelques-unes échappent à nos sens et n'en sont pas moins funestes pour l'organisme ;
3** La combustion des appareils d'éclairage qui, comme la respiration humaine, brûle le carbone et l'hydrogène en produisant de Tacide carbonique et de la vapeur d'eau ;
4* Enfin, les locaux habités contiennent souvent des substances dont la fermentation ou l'évaporation répand dans l'atmosphère des éléments impropres à la respiration, qui agissent en réduisant la proportion d'oxygène et parfois sont, en outre, plus ou moins toxiques.
Ces différentes causes, et d'autres encore, altèrent l'air très rapidement, et il est nécessaire d'assurer à chaque personne, pour une bonne hygiène, une quantité d'air considérablement supérieure à celle qui lui suffirait pour alimenter sa respiration si les produits impurs ne séjournaient pas dans son atmosphère.
Ainsi, pour que l'air soit respirable et n'occasionne aucun malaise, il faut que sa proportion d'acide carbonique ne dépasse pas environ 0,01 du volume d'air ; et, pour atteindre ce résultat, il suffit d'assurer à chaque personne, par heure, 1 mètre cube 1/3. Mais, pour dissoudre les vapeurs dues à la transpiration dans une enceinte où l'on ne doit séjourner que quelques heures, il faut un minimum de 6 mètres cubes par heure et par personne pour des gens en parfait état de santé. Dans une salle où l'on doit demeurer plus longtemps, ce chiffre est insuffisant, et il faudra le porter à 10 mètres cubes pour les chambres à coucher. D'autre part, pour maintenir la faible proportion d'acide cai^bonique dont nous avons déjà parlé, il faudra, dans une salle éclairée, assurer pendant une heure 1 mètre cube 1/2 par bougie et 5 mètres cubes 9/10 par lampe. Et encore ce ne sont
là que des limites inférieures, qu'il faut souvent augmenter. Enlin, les autres causes, dont il a été parlé en quatrième lieu, sont si puissantes que, par exemple, il faut pour qu'une ventilation soit suffisante de 60 à 70 mètres cubes par heure et par lit de malade ordinaire, -dans un hôpital, 100 mètres cubes pour des personnes atteintes plus gravement, 150 mètres cubes en temps d'épidémie. Les ateliers ordinaires exigeraient 60 mètres cubes; et les insalubres, 100 mètres cubes par heure et par personne. Pour les salles de réunions prolongées, il faudrait 60 mètres cubes ; et pour les salles de réunions momentanées et les amphithéâtres, la moitié seulement.
Il importe d'établir, d'après les données qui précèdent, le moment où il faut commencer à renouveler l'air d'une salle habitée et la proportion d'air à y introduire par heure. Gela dépend, dans les cas ordinaires, du nombre de personnes qui s'y trouvent, du nombre de bougies et de lampes qui y brûlent et de la capacité de la salle. Dans nos pièces d'habitation, on peut avoir un air suffisamment pur sans autre ventilation que celle qui s'opère naturellement par les fissures, par les ouvertures, ou encore par les appareils de chauffage, quand ils fonctionnent. Cela vient de ce que le volume d'air qu'elles contiennent est relativement considérable par rapport au petit nombre de personnes y séjournant. Mais, dès qu'il s'y tient une réunion plus nombreuse, il devient nécessaire de ventiler. Et cela l'est d'autant plus que l'atmosphère de la salle s'échaufTe rapidement au-delà de la température convenable, par la chaleur que dégagent à la fois le corps humain et les appareils d'éclairage. La première quantité est égale à 100 calories par heure et par personne; quant à la seconde, elle est de 100 calories pour une bougie et de 400 pour une lampe.
Il importe donc, d'une part, de chasser hors des salles habitées l'air vicié et chaud, d'autre part, d'y amener de l'air pur et frais dès que leur atmosphère n'est plus respirable. Ces deux opérations sont corrélatives dans tout système de ventilation, et il suffit d'en assurer une pour que l'autre en soit la conséquence.
Les cheminées de nos habitations, nous l'avons fait remar-
quer plus haut, joignent à leurs avantages, comme appareils de chaufTage, celui d'être en même temps d'excellent* appareils de ventilation. Mais, en été, ils ne fonctionnent pas, et cependant les causes d'altération de Tair subsistent, sont même accrues par l'élévation de la température extérieure ; il est donc nécessaire de recourir à un autre moyen de renouveler l'air de nos appartements, sauf dans les journées très chaudes, où il suffit d'ouvrir les fenêtres. On peut sans de grandes dépenses établir une ventilation naturelle, souvent suffisante, en pratiquant de petites ouvertures au bas des murs du côté du nord et à la partie supérieure du côté du midi ; l'air frais entre par les premières, s' échauffe dans les salles, et sort par les secondes.
Un système plus complet, mais moins simple à établir, consiste à faire aspirer l'air vicié par une cheminée d'appel placée à l'extérieur, où débouchent des conduits partant des pièces à ventiler et où un foyer active le tirage ; si Ton n'a pas besoin d'un renouvellement très rapide, il suffit de placer un bec de gaz ou une lampe au bas de la cheminée. Celle-ci est d'ailleurs très élevée, ce qui lui assure un meilleur tirage. D'une façon générale, toute cheminée, même sans foyer allumé, produit une ventilation par la seule différence de température à l'extérieur et à l'intérieur, et on pourrait bien souvent l'activer par des moyens très simples, par exemple en y plaçant la veilleuse ou la lampe dans les chambres où elle reste allumée pendant la nuit.
Un autre système consiste à faire évacuer l'air vicié par les parties supérieures, en y pratiquant un orifice de ventilation prolongé au-dessus du toit par une cheminée spéciale, et dans lequel on entretient une température suffisante, soit au moyen d'un bec ou d'une rampe de gaz, soit en y plaçant le réservoir d'un chaufTage à eau chaude.
Enfin, un troisième système produit la ventilation désirée en insufflant avec force l'air pur et chaud en hiver, frais en été, au moyen d'appareils spéciaux dits ventilateurs , actionnés par une machine à vapeur ou de toute autre façon.
Des dispositions convenables permettent de refroidir l'air en été, d'augmenter son humidité en hiver.
La position des orifices dans chaque pièce est importante à
considérer ; il serait bon d'en avoir deux à la partie inférieure et deux à la partie supérieure, s'ouvrant d'ailleurs deux à deux dans un seul conduit et pouvant être fermés ou ouverts à volonté au moyen de registres. En été, on amène par l'une des bouches supérieures Tair frais, qui descend, s'échauffe, remonte et sort par l'autre. En hiver, on se sert des bouches inférieures, et l'air chaud suit un chemin analogue, mais inverse.
Quel que soit le système employé, il faut éviter les courants d'air trop vifs, qui sont souvent plus que désagréables.
Assurer une ventilation convenable à un édifice est plus important encore que de le bien chauffer ; cela montre quel soin il faut apporter dans celte étude.
Éclairage. — La lumière est nécessaire à la vie, comme la chaleur et comme l'air, quoique h un degré beaucoup moindre que ce dernier agent. La nature nous la fournit gratuitement dans les circonstances ordinaires, et il suffit, pour la faire pénétrer en quantité suffisante dans nos édifices, d'y pratiquer les ouvertures en nombre et de dimensions convenables. La lumière ne produit pas seulement une sensation agréable sur l'organe de la vision, elle a une action plus profonde sur les phénomènes vitaux, et en particulier la lumière solaire ; qu'elle soit donc abondamment distribuée aux locaux habités. Le degré d'intensité qu'elle doit avoir n'est d'ailleurs pas le même pour toutes les salles, et il sera bon d'étudier dans chaque cas les dispositions à prendre, les jours à percer pour l'introduire dans la proportion désirable. Il nous suffira de dire à ce sujet que la parcimonie serait une économie mal entendue.
Mais nous avons besoin de lumière dans nos salles pendant une période plus longue que celle où, d'ordinaire, elle nous vient du soleil. Il a donc fallu y pourvoir artificiellement par la combustion de substances dites éclairantes. Les unes sont solides, comme la cire, les corps gras employés à la confection des bougies, etc.; d'autres, liquides, telles que les huiles végétales et minérales; d'autres, enfin, gazeuses, comme celles dont le mélange constitue le gaz d'éclairage.
Le détail des divers appareils qui permettent d'utiliser ces
substances uVuln» pas dans le cadre de cet ouvrage. Qu'il nous sufllse de rappeler qu'au point de vue hygiénique il convient de tenir compte de la combustion qui s'opère dans ces appareils et contribue à vicier l'air des salles, non seulement par le dégagement d'acide carbonique, mais encore en répandant d'autres substances dont l'odeur désagréable dénote la présence et dont l'action est malsaine.
Ces derniers inconvénients sont supprimés par les procédés de l'éclairage électrique, destiné à remplacer peu à peu les pn*cédenls dès qu'il sera possible de produire économiquement ce genre de lumière. Mais déjà, dans bien des cJis, il est préférable aux précédents à tous les points de vue, surtout dans les établissements où l'on a à sa disposition la force motrice.
Déflinfection. — En dehors des causes que nous avons signalées comme produisant l'altération de Tair et dont une ventilation convenable supprime les effeLs, il en existe d'autres qu'on peut regarder comme aussi funestes à la santé, bien (|u'(»n paraisse trop souvent les négliger. Ce sont les déjeclioi'.s <le tous genres dont tous les édifices sont le siège, surliiul ceux destinés à l'habitation.
De ce chef, la principale cause d'infection est Texislence des fosses d'aisances, qui accumulent au centre mémo de nos maisons les matières les plus infectes, et cela pendant des années quelquefois. Quels que soient les soins mis à l'exécution de ces récipients, ils ne sont jamais parfaitement étanches, et il s'en exhale, à la longue, des émanations malsaines. D'ailleurs, malgré les dispositions ordinaires des appareils des sièges des fosses daisances pour empêcher la communication entre les tuyaux de chute et les appartemr'Uts, il se produit constamment des appels qui introduisent dans l'air des salles les gaz venus de la fosse. Pour les éviter, il ne suffit pas de pourvoir celle-ci d'un conduit de ventilation, il faut y assurer un tirage toujours supérieur à ceux qui, dans le voisinage, sont susceptibles de solliciter les gaz dans un courant inverse. On y parvient en plaçant cette cheminée h l'extérieur, en lui donnant une section et une hauteur suflisanfes, et en entretenant à sa partie infé-
rieure un foyer dont la chaleur active Tascension et Tévacuation des gaz.
Mais le meilleur système est celui adopté depuis quelques années pour la ville de Paris, et qui consiste à expulser, au moyen d'une forte chasse d'eau, toutes les matières solides et liquides de la cuvette directement dans l'égout. La fosse est supprimée, et, si les appareils fonctionnent convenablement, il ne se produit ni dégagement ni odeurs.
A la campagne, un pareil système ne peut être appliqué; mais aussi les inconvénients de la fosse y sont presque complètement supprimés : l'espace ne faisant pas défaut, on la place entièrement à l'extérieur de Thabitation, et il est d'ailleui's facile de la ventiler vigoureusement.
Pour éviter les filtrations par des fissures, les tuyaux de chute devraient être exécutés en fonte ou en tôle émaillée et enveloppés do tuyaux en poteries recouverts d'un enduit de plâtre ; le courant d'air circulant entre les deux conduits entraînerait au dehors les légères émanations qui [M)urraient se produire.
Les eaux ménagères sont encore une cause d'infection contre laquelle on devrait se prémunir, en fermant hermétiquement les tuyaux qui les conduisent, pendant les intervalles où ils ne fonctionnent pas. Ce résultat est à peu près atteint par les indexions syphoïdes qui accompagnent le trou d'évacuation de la pierre d'évier.
Les débris, les fumiers, les poussières de toutes sortes sont des milieux favorables au développement des germes infectieux et doivent être fréquemment versés au dehors et entraînés à l'égout.
Laver avec une eau pure et abondante tous les foyers d'infection, assurer aux locaux une ventilation active et un bon éclairage, et entourer les habitations de plantations d'arbres, seront autant d'excellentes mesures préservatrices contre l'action funeste des matières infectieuses : l'eau et l'air les dispersent, la lumière et la respiration des plantes les décomposent.
Enfin, si ces moyens ne suffisent pas, on peut encore user des désinfectants, tels que le chlorure de chaux, et des antiseptiques, tels que l'acide phénique; mais nous touchons ici
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au domaine médical, H nous renvoyons nos lecteurs aux ouvrages Hygiène et Assainmement (Bibliothèque du Gonducl(Hir de travaux publics).
Nous ajouterons toutefois que la désinfection de Thabitation peut être opérée par le moyen de pulvérisations méthodiques de sublimé, qui ont, d'ailleurs, l'avantage de déterminer un nettoyage minutieux de Thabitation contaminée.