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NATURE DES OUVRAGES. QUANTITÉS. PRIX. TOTA

Terrasse 114,74 0,30 57,37

Béton de craie en fondation 50,32 9,00 452,88

Maçonnerie de pierre de Châtillon-sur-Seine 1,69 90,00 152,10

' - de meulière . ' 11,39 24,00 273,36

— de pierre de Savonnière 4,09 85,00 348,50

— de briques avec joints 77,15 50,00 3857,50

— de craie en élévation 7,44 12,00 89,28

Carrelage 29,83 3,00 89,50

Charpente en bois de chêne 6,56 90,00 590,40

— bois blanc 3,14 50,00 157,00

Escaliers • * ’ 228,00

Couverture en tuiles 106,32 2,75 292,37

Zinguerie ’ * 82,02

Cloisons en briques 43,34 2,38 103,13

Enduits, crépis 213,15 0,60 127,89

Plafonds 95,78 1,75 167,61

Parquets en chêne 24,85 6,50 161,52

— bois blanc 85,43 3,00 256,35

Fenêtres, compris ferrements et vitrerie, portes, plinthes, etc. . > » 781,33

Serrurerie, quincaillerie » » 223,60

Marbrerie et fumisterie * * 160,00

Peinture • * 264,68

Travaux divers * * 529,19

Total 9346,70

Honoraires de l’architecte, 5 p. 100 467,33

Total général des dépenses 9814,03

PRESBYTÈRE A LAMARCHE (cher)

(Planches LXXVI et LXXVII)

Le presbytère de Lamarche est une des plus modestes constructions publiées dans ce recueil ; sa sage simplicité fait du reste son principal mérite. On reconnaît la demeure d’un pauvre curé de village que ses paroissiens n’ont pu parvenir à loger qu’en surmontant de véritables difficultés. Les façades n’offrent aucune décoration, l’espace est suffisant, commodément distribué, l’aspect agréable. Un soubassement très-élevé audessus du sol met le logement à l’abri des inondations de la Loire, auxquelles se trouve exposé le territoire de a commune. Les murs sont recouverts d’un enduit; le soubassement sur lequel cet enduit n’aurait pas résisté est construit en moellons smillés ; la pierre de taille est très-commune et très-bon marché dans tout le pays., mssi n’a-t-elle pas été ménagée.

Maintenant, il faut ajouter à regret, le presbytère de Lamarche a été élevé sans le concours d’un arcliicctc, c’est le curé de la paroisse qui a tracé son plan ; c’est lui qui a guidé de quelques indications un ouvrier ntelligent, et l’œuvre s’est ainsi achevée facilement et sans bruit.

Cette tendance des administrations locales à s’affranchir de l’aide et du concours des architectes sc présente souvent ; un fâcheux préjugé fait voir dans l’architecte une cause de dépenses, une obligation de décorer une açade et de céder à de prétendues exigences artistiques. Aussi est-ce bien plus dans l’espoir d’obtenir une ré—

duction sur les mémoires des entrepreneurs qu’avec la conviction que les ressources de son art et de son sav donneront naissance à une œuvre raisonnée, plus commode, plus économique et plus intelligemment constru qu’on a recours à lui ; c’est à nous tous architectes de réagir contre cette tendance et cette fâcheuse impri sion, et de prouver que quand, par hasard, un heureux résultat est obtenu sans notre intervention, on passe sous silence mille dans lesquels notre abstention a les conséquences les plus funestes.

Le prix du mètre carré de surface couverte a été de 56 francs environ. Nous donnons ci-dessous l’évalu tion des dépenses, mais il faut ajouter qu’une partie des transports et quelques fournitures ont été fai gratuitement par les habitants.

ÉVALUATION DES TRAVAUX

Déblais :t0,()0

Maçonnerie de moellons ^ 780 00

— de pierres de taille 772 00

Pavage 300,00

Charpente 560,00

Couverture 480,00

Menuiserie et serrurerie 714,00

Peinture et vitrerie 310 qo

Travaux divers 034,00

Dépense totale 3600,00

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