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MAISONS DE GARDE

g I. RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

i grand nombre de communes possède des bois et des forêts dont les coupes forment la source de leurs |; elles ont donc le plus grand intérêt à les défendre contre les mauraudeurs ou les malfaiteurs, et à ,i ce que les animaux ne dévorent pas les jeunes pousses des arbres.

s gardes qui sont chargés de ce soin, et qu’il ne faut pas confondre avec les gardes champêtres, doifin de rendre leur surveillance aussi active et fréquente que possible, demeurer sur les cantonnenêmes qu’ils ont à surveiller, combinaison qu’il n’est bien souvent possible de réaliser qu’en leur isant une demeure pour loger eux et leur famille. Ces habitations s’appellent maisons de garde, elles esque toujours isolées au milieu des bois et empruntent à leur position un aspect champêtre d’une ité parfois un peu sauvage.

les doivent comprendre le logement proprement dit, composé d’une cuisine, d’un cabinet et d’un cellier, is une chambre à coucher pour le garde et une pour recevoir l’inspecteur des eaux et forêts en tournée ice, ensuite une écurie pour deux chevaux, un hangar, une écurie à porcs, un four et un petit puits.

est important que les constructions ne soient élevées qu’avec des matériaux de choix pris sur place et îploi facile, afin de rendre les réparations peu fréquentes et de permettre aux habitants de les faire euxdans la plupart des cas. C’est ainsi qu’une construction toute en bois, murs, combles et couverture, parfaitement à ces conditions.

:s maisons de garde ne sont pas les seules à la charge des communes; on en voit souvent aussi à : d’un enclos communal, d’une promenade ou d’un édifice exigeant une surveillance spéciale; elles , dans ce cas, naturellement, participer au caractère architectural de la construction qu’elles accom-

!S solutions de ces deux programmes sont très-heureusement réalisées par les maisons de garde publiées s monographies suivantes.

MAISONS DE GARDE A COUCY (aisne)

(Planche LXXVII1)

: bâtiment renferme au rez-de-chaussée un vestibule voûté donnant entrée dans les deux pièces d’habit dans deux tourelles, dont l’une contient un escalier montant au premier étage, et dont l’autre sert de s au rez-de-chaussée et au cabinet au-dessus.

A K C H ITECTU RE COMMUNALE.

Lr premier étage se compose d’une seule grande chambre éclairée par deux fenêtres jumelles percées dans la loge par laquelle on arrive soit à l’escalier, soit au cabinet.

La construction de ce petit bâtiment est fort simple, les murs sont construits en pierres débitées par assises ou quartiers qui, selon l’habitude de la localité, sont fournis tout équarris en blocs de 0m,33 de largeur sur 0m,33 de hauteur et 0n,,G6 de longueur ; ainsi donc les murs ont 0n\33 d’épaisseur et toutes les assises sont réglées à 0m,33 de hauteur.

La construction se trouve indiquée d’une façon très-accusée par l’appareil ; l’assiette de retraite, le dessus

des appuis des fenêtres, le dessous des linteaux, les lits supérieurs et inférieurs des bandeaux, etc., correspondent toujours à des lits ou joints horizontaux. (Voir la façade principale et la façade latérale.)

Les deux fenêtres jumelles de l’étage sont surmontées d’un arc de décharge qui soutient le faitage du comble dont le poids, sans cette précaution, aurait chargé le meneau séparant ces fenêtres; or ce meneau ne sert ici qu’à diviser le syslème de menuiserie et n’a en épaisseur que la largeur du tableau et celle des châssis.

La charpente du comble, n’ayant à couvrir qu’une portée de 4ra,20, est dépourvue de fermes, les pannes portent d’un mur à l’autre.

Le faîtage est soutenu à ses extrémités par des corbeaux de pierre, précaution nécessaire pour l’extrémité portant dans le mur postérieur, puisqu’elle permettait d’isoler le bois du passage des trois cheminées réunies au sommet du pignon. Ce corbeau fait partie de l’assise dans laquelle est pris le tuyau situé dans l’axe de la souche.

La coupe faite transversalement au comble explique ce détail et indique la section du plancher.

Au-dessus du comble, les deux murs de face sont surmontés d’une suite de gradins, couronnés chu nu» par une assise de recouvrement, taillée en pente et portant un larmier. Le comble est arrêté à sa base par eue corniche de pierre portant sur des corbeaux ; cette corniche est évidée et sert de chéneau.

MAISONS DE GARDE A ZOLLIKOFEN (suisse)

(Planche LXXIX)

Les provinces du nord de la France, la Suisse etleTyrol ont conservé un très— grand nombre de constructions en bois élevées dans le xme, xiv° et xv° siècles. Ces constructions fort ingénieuses s’élèvent fréquemment encore aujourd’hui et donnent les meilleurs résultats dans les pays où les bois sont d’une exploitation facile, d’un prix peu élevé, et où, au contraire, les autres matériaux de construction sont rares et d’un emploi coûteux.

Dans certaines villes des bords du Rhin, à Schaffouse par exemple, on retrouve des constructions trèsimportantes, des quartiers entiers élevés en pans de bois par encorbellements successifs qui laissent la voie libre à l’étage inférieur et augmentent ainsi la surface des étages supérieurs ; ce mode de construction est économique, nous l’avons dit tout à l’heure ; de plus il est sain, car un mur en bois protège mieux l’intérieur d’une habitation que ne le fait un mur en pierre ou brique de même épaisseur. — Il est, dit M. Viollet-le-Duc dans son Dictionnaire d'architecture, à la fois durable, solide et léger.

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