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MOBILIER D'HOPITAUX

(Planches CXVII, et CXVIIl)

Le mobilier des hôpitaux a été l’objet de constantes améliorations, dont l’unique but était d’aider de plus en plus au soulagement des malades et de leur rendre moins pénible le séjour de l’hôpital.

Voici quels sont aujourd’hui les objets mobiliers dont l’emploi est prescrit par divers règlements administratifs.

Lits. — Les lits sont en fer peint d’une couleur claire; le vert est généralement adopté ; ils sont entourés de rideaux blancs qui offrent de précieux avantages pour isoler le malade, le préserver du froid, respecter ses mœurs et ses habitudes sans nuire en aucune façon à la salubrité comme on l’a craint longtemps.

La literie de chaque couche comprend un sommier élastique, un matelas, une plaquette de bourre, deux couvertures, un édredon, deux oreillers, un traversin et enfin tout le linge nécessaire.

HOPITAUX

Sous le lit se trouve un grand tiroir dans lequel le malade place ses effets, ce qui évite les malles et armoires encombrantes.

Tables de nuit. — Entre chaque lit se place une table de nuit sur laquelle sont déposés les tisanes, carafes, verres, plus à la portée de la main du malade que lorsqu’ils sont déposés sur une étagère à la tète du lit.

Sièges. — Les sièges se composent de chaises confortables rembourrées en crin et de fauteuils élastiques ; il faut, en outre, ajouter, suivant l’importance de l’établissement, une ou plusieurs petites voitures mécaniques, mises à la disposition des infirmes et des impotents, pour leur permettre de se promener dans les cours et jardins.

Table roulante. — La distribution des aliments dans les grandes salles se fait au moyen de tables roulantes qu’on approche de chaque lit et qui supportent une marmite à bouillon placée sur un réchaud, un bassin pour potages et une buire pour les liquides.

Appareil à pansements. — Le chirurgien a besoin d’une table qui se roule près de lui au moment des opérations. La partie supérieure de cette table renferme les divers médicaments d’un emploi immédiat, puis, dans les tiroirs inférieurs, les linges, charpies, attelles, etc. Outre ce premier meuble, il faut un buffet à pansements à dessus de marbre et dans lequel sont serrés tous les objets et instruments utiles au chirurgien.

Veilleuse. — La veilleuse remplace les anciennes lampes, dont l’effet sur la poitrine des malades était déplorable. Elle doit être fixée au plafond de façon à suffisamment éclairer chaque partie de la salle.

Lavabos. — Les malades alités reçoivent de la part des infirmiers les soins de propreté nécessaires, mais ceux qui se lèvent doivent vaquer eux-mêmes à ces soins dans des cabinets de toilette disposés près des salles, et qui contiennent des lavabos composés de cuvettes qu’alimentent deux robinets, l’un d’eau chaude, l’autre d’eau froide; un orifice placé dans le fond permet de les vider facilement.

MAISON DE SECOURS A ALLEXE (ardèche)

(Planches CXXIX, GXXX et CXXXI)

Les communes un peu importantes seules peuvent posséder un hôpital, établissement toujours coûteux, d’abord par suite de la construction première, puis à cause de l’entretien et des frais d’une administration dont le personnel ne peut être trop restreint.

Les villages rapprochés d’une grande ville trouvent dans ce voisinage l’aide et les secours nécessaires ; leurs malades y sont transportés, les médecins viennent à leur domicile avec les médicaments nécessaires; mais dans certaines provinces agricoles ou industrielles, les distances à parcourir sont parfois longues et difficiles, et les habitants ne peuvent espérer pour leurs pauvres et leurs malades d’autres secours que ceux mis à leur portée.

Or l’hôpital étant impossible, la bienfaisance y a suppléé au moyen des maisons de secours, qui les remplacent dans une certaine limite. Les maisons de secours sont administrées, en général, par deux ou trois religieuses qui tiennent une petite pharmacie, distribuent les médicaments, en surveillent l’emploi, remettent des

secours de toute nature et reçoivent provisoirement les malades qui, ne pouvant être soignés chez eux, y attendent leur transport à l’hôpital le plus prochain.

C’est dans de telles conditions qu’a été élevée la maison de secours d’Àllexe. Le rez-de-chaussée comprend une grande salle servant à la réception des malades, à la distribution des secours, ou aux assemblées de charité ; à droite, la salle du médecin pour ses consultations, la pharmacie et la distribution des secours de tout genre, puis, en face, la cuisine avec ses dépendances et la salle de bains ; au premier étage, la salle des malades contenant seulement trois lits, puis le logement des sœurs de la communauté; le dessus de la cuisine est converti en terrasse couverte exposée au midi, abritée du vent, sur laquelle peuvent se tenir les malades; une cave, un bûcher, un four, un fruitier sont disposés près du bâtiment principal. On trouve donc ainsi réunis, dans un espace restreint, toutes les exigences nécessaires à un établissement de bienfaisance dont l’utilité et les avantages ne peuvent se discuter.

La construction n’offre en elle-même rien qui mérite d’être signalé d’une façon spéciale; les dispositions d’ensemble et de détail sont parfaitement appropriées à leur destination ; les matériaux du pays, seuls employés, le sont d’une façon simple, économique, et la forme qui leur est donnée est agréable et sans prétention.

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