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CONSTRUCTION DES ÉCOLES

Les fondations seront en moellons, hourdées en mortier de chaux hydraulique et sable. Les murs en élévation seront construits de la même manière jusqu’à 1 mètre 50 centimètres du sol, le reste de la construction des murs

(1) On peut consulter pour le complément de cette partie de l’ouvrage : Les Ecoles publiques en France et en Angleterre, 1 volume in-8° de 350 pages avec I5't figures intercalées dans le texte, par Félix Narjoux, architecte de la ville de Paris; et Les Ecoles publiques en Belgique , en Hollande et en Suisse , du même auteur, complément du livre précédent. — Paris, V* A. Morel et C!e, éditeurs.

j g ARCHITECTURE COMMUNALE.

sera soit en briques, moellons, pierres, cailloux, tuf et pans de bois, suivant l'usage du pays. Les parquets du rez-dechaussée seront en chêne, sapin, bitume ou en dalles. Pour l’étage supérieur, ils seront en chêne, >apin ou tene cuite, il est expressément défendu de salpêtrer les salles.

« Les cloisons légères seront construites suivant l’usage du pays.

« La charpente pour combles et planchers sera en chêne ou sapin, toutefois les poutres portant cloisons seront en chêne.

« La menuiserie des portes et des croisées sera en chêne ou sapin ou i héue ut >apin.

« Les devis devront être divisés en trois parties comprenant:

1° Les écoles et les logements des instituteurs ;

2° Les dépendances;

3° La décoration artistique que les communes jugeront convenable d'apporter dans la construction de leurs écoles.

HOTEL DE VILLE A LUXEUIL ^haute-saone )

(Planches I, II et III

L’hôtel de ville de Luxeuil est un des rares édifices civils du moyen Age qui nous soient parvenus à peu près intacts ; il se compose au rez-de-chaussée et à chaque étage d’une cage d’escalier et d’une grande salle ; la tourelle contenant l’escalier monte au-dessus des combles, elle est terminée par une plate-forme servant de guette; en retour d’équerre se trouve un bâtiment, aujourd’hui dénaturé, qui renfermait une petite pièce avec des privés installés à chaque étage.

Ces dispositions si simples suffisaient à la satisfaction du programme qu’exigeait alors un hôtel de ville ; les services étaient moins nombreux et moins compliqués qu’ils ne le sont aujourd’hui : la salle de réunion des citoyens, le beffroi pour les appeler et les réunir, la tribune pour leur parler, en composaient les éléments principaux. Il en est ainsi de l’hôtel de ville de Luxeuil.

Dans l’examen des détails de la façade, l’attention se trouve appelée sur une grande bretèche à deux étages, faisant partie du bâtiment principal auquel elle est liée par sa construction. Cette bretèche servait de tribune et permettait aux chefs de la cité de parler au peuple assemblé sur la place. Le premier ctage communiquait avec une des grandes salles; il comprenait une petite loge éclairée sur toutes ses faces, place d’honneur, lors de fêtes et rejouissances publiques; au-dessus se trouvait la plate-forme dépendant de la salle supérieure ; c était de là que les proclamations et communications étaient adressées au peuple.

L hôtel de ville de Luxeuil était, en outre, comme presque tous les édifices civils de cette époque, construit en vue de pouvoir servir à la défense de la cité ; en haut de la tour, à l’endroit où le grand escalier est rem-

HOTELS DE VILLE. — MAIRIES. — MAISONS D’ÉCOLE

placé par un autre moins important, on voit une salle qui servait soit de corps de garde, soit de logis au veilleur ; des mâchicoulis, couronnant cette tour, défendaient l’entrée basse et étroite, et les guettes placées à la naissance des combles facilitaient la surveillance des abords.

A l’intérieur les dispositions primitives ont été sensiblement modifiées; on retrouve cependant encore les cheminées à l’emplacement qu’elles occupaient autrefois; les planchers à poutrelle, jadis apparents, sont aujourd’hui recouverts d’enduits de plâtre.

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