DURE
sur l’importance relative qu’il convient d'accorder à cette expression qu’on peut discuter : pour le
croyant, Mourir, c'est aussi renaître. — Question
Fe use!
religieuse
— LA GLORIFICATION DU MORT ne sera pas contestée non plus, dans son principe, par ceux qui se sont réunis expressément pour honorer sa mémoire. Mais ici encore un débat peut être provoqué à propos de l'importance relative de cette
glorification : l'humilité est une vertu chrétienne. —
Encore la question religieuse!
— L'INVOCATION AUX PUISSANCES CÉLESTES est
forcément, pour le croyant, l’idée fondamentale
de tout monument funéraire. Pour lui, tout est là. Pour le sceptique, pour celui qui repousse toutes
les formes du surnaturel, cette invocation est, au
contraire, ou folie ou mensonge. — Toujours la
question religieuse!
Au moyen âge — époque religieuse, évolutive, — J o Ë ?
en présence d’une foi commune, l'accord sur ces
matières était facile. Aujourd’hui — époque de transilion —, cet accord est souvent bien difci
La religion a toujours été la synthèse de l’état des
connaissances et de la sensibilité (morale et phy
sique) de la société qui l’a embrassée, et l'arc tecture a été de tout temps, par son style, le plus complet symbole scientifique, moral et matériel de la société qui l’a cultivée.
Aus
ture est-elle l’analogue de la religion
hitec-
, parmi les arts d'expression, l’ar
parmi les
forces sociales. L'architecture, aux époques évolutives, aux grandes époques de l’unité sociale, est la
synthèse plastique, le grand Art de la Forme, c’est-
à-dire de la 1
gne et de la couleur; elle est le symbole religieux par excellence. Historiquement, en effet, toutes les fois que dans le monde une synthèse religieuse a été ébranlée, un style d'architecture s’est écroulé. Ne nous étonnons donc pas que tous les troubles de l'architecture funéraire de nos jours soient nés des contestations de la Foi; mais comprenons, au contraire, que de la reconstitution
seule d’une synthèse sociale (scientifique, morale
et matérielle), dépend la reconstitution d’un goût collectif et de l’unité esthétique, et l’éclosion, par
conséquent, d’un style nouveau d’architecture. l 3
César DALY.