ENCEINTE
Les murs extérieurs des monastères de femmes pouvaient présenter, comme ceux des monastères d'hommes , des moyens
de défense : nous avons publié, dans la première partie, un fragment de l'enceinte du prieuré d'Argenteuil, d'après le Monasticon gallicanuni (voir page 62, pl. 35). Les portes étaient aussi construites avec des tours militaires ; on en voyait à l'abbaye de Poissy. Il paraît que, dans l'origine, les enceintes ne présentaient qu'une ouverture de petite dimension, solidement close et placée à une hauteur telle qu'on ne pouvait arriver dans l'intérieur que par un escalier en bois, assez léger pour que, durant la nuit et la méridienne, il pût être enlevé, puis solidement fixé, du côté de l'intérieur, par une chaîne de fer attachée au moyen d'une clef. Plus tard, l'entrée des monastères de femmes ne présenta plus ces précautions incommodes, mais une seconde porte établie derrière la première et à une certaine distance doublait les obstacles ; les portières habitaient entre ces deux clôtures ; cette disposition est celle dont on fait encore usage aujourd'hui.