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C. Sacrittie piua tnaderor

N* A53. Sacristie de la Sainle-Oiapelle de Paris.

Les sacristies n’a (Tecta i eut pas toujours la forme des église.s auprès desquelles le besoin les avait fait construire; on en voit des exemples à la cathédrale actuelle de Saint-Omer, ancienne église abbatiale, et à Tabbayc de Batalba.

N* Sacristie de labbaye de Balallia.

Menbles de sacristie. — Les principaux meubles de la sacristie étaient, i° un autel particulier, dont la présence avait pu con-

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INSTRUCTIONS

fluii-e à (louiier fréquemment à la construction la forme d’une cliapolle; a“ une grande armoire destinée à contenir les vêtements sacerdotaux; 3“ une .sonnerie, quelquefois très-importante, placée auprès de la porte, et en dehors, pour annoncer dans l’église aux fidèles la sortie de l’officiant se rendant à l’autel. Ces sonneries, remplacées aujourd’hui par une simple cloche, étaient fréquemment composées d’une roue, autour de laquelle on fixait un grand nombre de clochettes libres, qui s'agitaient bruyainmenl lorsque, au moyen d’une corde enroulée autour du moyeu de la roue, on faisait rapidement tourner celle-ci sur son essieu. Ces roues, simples d’abord et construites comme celles d’un char, se compliquèrent ensuite par leur fabrication, puis on leur donna la forme d’une étoile, d’un soleil, les clochettes s’accrochant sur toute la surface des rayons. M. Gailhabaud en a publié un exemple curieux dans son ouvrage intitulé. Architecture du F' au xni" siècle et les arts ifui en dépendent; 4" un meuble en métal sur lequel on pouvait mettre du feu pour préparer les saintes hosties, dans des moules fabriqués exprès; nous en donnons ici un exemple tiré de la sacristie de Beauvais, n° 455, à la page suivante; ce meuble, qui, en raison de sa forme, de ses dimensions, du toit qui le couvre pour éviter la chute de la poussière ou de tout autre corps étranger sur le foyer, nous semble avoir, en cette occasion, remplacé, à l’époque à laquelle on simplifiait les détails du service, la salle voisine de la sacristie tracée sur le plan de l’abbaye de Saint-Gall, et qui était consacrée à la fabrication des saintes hosties, domus ad praparandtin panem sacrum. (Voir, dans la première partie, au plan de l’abbaye de Saint-Gall, la salle tracée au delà de la sacristie, parallèlement au dortoir.)

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INSTRUCTIONS

Le sacristain, sacrista, prenait soin des vases, des livres et vêlements nécessaires au sciTice divin; il veillait aux offrandes de l’autel, préparait le pain, le vin et l'huile; il dirigeait les funérailles.

TBÉson.

Le premier cahier des Instructions du comité, page g3, fait reconiiaîlre l’origine des trésors dans le pastojoriam ou petite abside du Nord des basiliques latines, destiné à renfermer les vases sacrés, comme on le voit encore en Orient, à l’église de Saint-Démétrius, de Smyrne,et au monastère de Vatopédi, sur le mont Athos. Cet e.space devint trop peu étendu lorsque les princes enrichirent à l’envi fun de l’autre les basiliques et les monastères, en donnant des objets précieux destinés au service des autels. On voit dans le bibliothécaire Anastasc combien l’empereur Constantin prodigua l’or et les matières précieu.ses, pour faire confectionner les vases .sacrés. Les rois de France cl certains abbés puissants suivirent son exemple, et, dès les vr et vn' siècles, les Iré.sors des abbayes de Saint-Gcrmain-des-Prés et de Saint-Denis commencèrent à recevoir de Childeberl et de Dagobert 1“, des croix enrichies de pierreries, de précieux reliquaires, origine de ces deux collections célèbres. C’est alors qu’on pensa à construire auprès des sacristies une salle voûtée, enlouOH; d’épaisses murailles, et qui prit le nom de trésor; celui de l’abbaye de Saint-Denis était une grande salle de trente-six pieds carrés et haute de vingt pieds. La voûte était soutenue au milieu par une colonne en marbre; une lampe y brûlait continuellement par respect pour les saintes reliques; les oIjjets précieux y étaient renfermés dans des armoires, d’où on les lirait à fépoque des fêtes solennelles. La salle du trésor

était quelquefois fort restreinte et construite dans l’épaisseur du mur de la sacristie; on en voit un exemple h l'abbayc de Batalha. (Voir la planche n" 454-)

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