‹ Architecture MonastiqueChapitre 4 sur 81 · AM. ILL6 FEC · texte numérisé non relu

AM. ILL6 FEC

ISTAN eCCLESIA.

* Cette chap<dle a été détruite jusqu'au sol en i8i4 • pour la défense de Hiionville. Le plan seul est resté.

AKCHITFXTL’KE MONASTIQUE.

N* 5o4 PUn tic U chapelle de Vicu**Pont-eii-Aui{c

Les dispositions simples de cet oratoire offrent une nef allongée, un sanctuaire carré et sans abside, et, de plus, un clocher quadrangulaire, qui bien qu’établi avec des assises de briques, comnie le reste de l’édifice, paraît être de construction postérieure: il masque en effet à moitié une fenêtre du chœur’. (Voir les n" 3o4 et 3i3.)

N* 5o&. Plan de l'oratoire de Cividale-dcUFrioui.

Oratoire de Cividale-del-Frioul. — L’oratoire dont nous donnons ici le plan est situé au centre d’un monastère de béné-

* Ce plan de la chapelle de Vieux-Pont, ainsi que la façade n* 3i3, est extrait de l'ouvrage intitulé. rdrcAûacfMre Je r* aa ir/' iièèh, par M. J. Gailhabaud.

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diclins de la petite ville de Cividale-del-F' rioul , dans la légation dT.’dine (royaume Lombardo-Véniticn). La chronique en attribue la construction à la princesse Giseltrude, duchesse de Frioul, au viii*' siècle. • Ædificavit pulchcrrinium chorum, < testiidinatum, et per circuitum ornatuni tabulis marmoreis «non paucis, cuni marmoreis columnis circa altare testudi- • nom sustincntibus. « Le plan de cet oratoire est un parallélogramme, qui, en longueur, a reçu un peu moins de deux fois sa largeur; il présente, avec les édifices latins, une différence notable par l'épai-sseur plus grande donnée aux murs, afin de leur faire supporter des voRtes. Un septum sépare le chœur et la nef, comme à l'abbaye de Sainl-Gall.

Après la retraite des Normands, et lorsque la paix rendue à l’Europe permit de reconstruire les monastères ou d’en élever de nouveaux, les oratoires des maisons religieuses et les chapelles isolées subirent d'importantes modifications : les murs épais destinés à porter des voûtes, et qu'on avait déjà jugé nécessaire d’établir durant la période carlovingienne, furent consolidés par des pilastres ou des contre-forts, distribués soit intérieurement, soit à l’extérieur; ces pilastres conservèrent dans la Provence et les contrées limitrophes les formes et les caractères antiques, quelquefois môme des colonnes engagées prirent leur place, comme on peut s’en convaincre en examinant la chapelle monastique de Saint-Ouinin de Vaison, dont une vue pittoresque, gravée à la page suivante, sous le n”3o6, fait voir l'abside triangulaire, ornée de pilastres puis d’une colonne engagée, sur l’angle saillant. Enfin ces contre-forts, devenant plus ou moins saillants, reçurent tous les développements indiqués déjà, dans les précédentes instructions du Comité des Arts, aux styles roman et gothique, page 5q.

N* 3o6. Vu« de le chapelle de Sainl.Qulnin , à Vaitun.

A la même époque , dans les provinces du centre et de l’ouest de la France, les oratoires et les chapelles présentaient des plans analogues à ceux de la Provence et des contrées limitrophe.s. M. Mérimée a publié le plan d’un oratoire dépendant du monastère de Montc-Cliristo, qui offre deux absides jumelles; il est consacré à sainte Christine et situé à Cervione (Corse.)

N‘ 307. Plan de la chapelle de Samlo-Chrisline (Corse.)

Quant au Nord, il nous montre dans les plans d’oratoires et de chapelles isolées l’esprit novateur qui caractérisa cette contrée dès le xi° siècle; ces édifices offrent plus souvent que ceux

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du Midi la forme d’une croix latine; puis à Fontenelle, à Qiierqucville, les transepts sont terminés par des absides. Indépendamment de ces dispositions, les plans de ces deux oratoires sont conçus de manière à présenter, au centre de la croix, un carré parfait, également ouvert sur les quatre faces et consolidé par de fortes épaisseurs de murs, dans le but de lui faire porter une tour centrale, innovation établie par les religieux constructeurs de l'Europe moyenne et septentrionale, et que, plus loin , en exiimiuant les églises, on verra se produire dès le règne de Charlemagne. (Voiries plans 3o8 et 309.)

N* Plan de t' oratoire de Sainl-SaturniiL

N* 309. Plan de U chapelle de Qucrfjuevillt?

■ Digjftzed'byjQoogle

AUCIllTF.CTLUK MONASTIQUK.

Lorsque la cliapelle n elail pas disposée en croix , on élevail le clocher sur le chœur ou le saiicluaire, et de solides confre- Ibrls extérieurs remplaçaient les transepts ou les absides, pour maintenir le poids de la tour. Nous en donnons deux exemples, exliaits de l'ouvrage de M. E. Woillez, sur le Beauvoisis.

N** 3io et 3i I. GhapeUes du Beauvoisis.

FAr-AtlES DK5 ORATOIHES.

Dans les contrées méridionales, l’aspect extérieur des ora- loircs se rapproche généralement de celui de Vaison, gravé à la planche 3o6; les constructions s’élèvent peu, se décorent dans un style plus ou moins voisin de l’art antique modifié par la période latine. Dans le Nord, au contraire, nn clocher .s'élevant sur le chœur ou sur le sanctuaire, comme les précédents plans rindi(|uent, ou sur rjuelques parties latérales et antérieures, ainsi quon en voit des exemples, l’édifice reçoit de cette tour, plus ou moins importante, un tout autre caractère que ceux du Midi. (Voir la planche 3ia, à la page suivante.)

IVSTUDCTIONS. III.

INSTULCTIONS,

N' 3i2. Vue «le l'oraloirc tle Sai»*-Silurnu»

Les façades d'oratoii-es i-arlovingiens présentent des dill'érences avec celles que construisaient les religieux de la période antérieure : l'emploi des voûtes, qui déjà se répandait alors pour remplacer d'une manière durable les plafonds des Latins, comme on en voit un exemple à l'oratoire de (jividale-del- Frioul, pnlckro Icstudinatuni , dut apporter des mo<lificatioiis dans les façades, en faire exhausser les pignons plus qu’on ne l’avait pratiqué dans le style précédent, (les observations .se peuvent faire dans les constructions supérieures de la laçade de l'oratoire que nous citons. La chapelle deJjVieux-l’ont-en- .\uge, située dans l’arroiidis.seinent de Lisieux, et dont nous avons précédemment donné le plan, est dans le même cas: la situation septentrionale de ce petit édifice dut contribuer aussi à faire donner .à sa' couverture et à ses pignons une inclinaison calculée pour un climat humide. (Noir le n” lli.l.)

nigiti7fld hy C^OOglp

A H C H IT K C T Li R E M 0 N A s Tl y U i; .

%• ,Hi3. Fa«,'Ade de In rliapelle dt* VieuvPonlen-.\u|fe.

Sous le pignon de face de l'oratoire de Cividale sont les traces d'une fenêtre bouchée; sa forme était celle qui fut adoptée pour les basiliques latines : elle a été cintrée par le haut. On remarque à la chapelle de Vieux- Pont que les fenêtn-s sont cintrées aussi. (\'oir la façade ci-dessus.)

l.a porte de l’oratoire de Cividale est, comme celles des Latins, composée d’un chambranle à la romaine; le linteau est d’une seule pièce de marbre, un cintre le surmonte pour en décharger le milieu. On a vu précédemment que cette disposition a été adoptée dans la plupart des édifices byzantins, l.a porte de la chapelle de Vieux-Pont est conçue de même, sauf

INSTKUCTIONS.

la difTcn'nce (jue présenteul des matériaux moins ])récieux et non monolithes employés dans le chambranle.

La brique admise eu chaînes de liaison dans les fatjades que nous venons de décrire indique la persistance, jusqu'au siècle de Charlemagne, du système de construction adopté par les Romains, et l'emploi qu’en fircnllcs religieux constructeurs.

Lorsque, après la période de transition , l’art roman eut délinitivement modifié les dispositions antérieures, tous les pignons prirent les formes aigues du Nord, excepté dans les contrées tout à fait méridionales; au-dessous du gable ou dans son triangle on ouvrit une fenêtre toujours cintrée; quelquefois on en figura plusieurs. La chapelle de Saint-Gabriel, en Provence, fait voir sur sa face principale une rose ou ociilus richement encadrée de moulures et accompagnée des attributs des évangélistes, comme en pos.sédaienl de nombreuses églises importantes. A cette époque, la grande épaisseur des murailles, nécessaire pour porter les voûtes intérieures des ora- • toires et des chapelles isolées, permettait de percer la porte d’entrée .sous des voussures établies en plein mur, et qu’on ornait d'épais encadrements. (Voir les précédentes instructions du Comité, pages 4i et 42, 4g et 5o.)

Le système de maçonnerie adopté par les religieux dans la construction des oratoires du xt' siècle n’était plus celui des époques précédentes: les briques avaient disparu de l’appareil, qui était indifféremment formé , selon les ressources locales et celles des constructeurs, soit de hautes ou basses assises de pierre, soit de moellons piqués, disposés horizontalement ou en épis. Les oratoires de Saint -Saturnin et de 0^''îf<P*eville sont construits suivant ce dernier système.

AnCIIITF.CTUUK MON ASTIQliK’. Ki

INTKRIEUH nES ontTOIRES.

Disposition. — Un septum, élevé A liautcur d'appui et orné de pilastres, sépare le cliœur de l’oratoire de Cividale-del-Frioul et la nef; (juatre colonnes et deux piliers supportent les voûtes construites au-dessus de l’autel, elles établissent trois divisions d’inéf^ale largeur: celle du milieu, cpii contient l’autel , est plus grande que les deux autres. La nef, couverte d’une voûte d’arête, jiaraît avoir eu originaireineul trois portes: 1° deux sur les faces latérales, et qui devaient communiquer avec les dépendances du monastère; elles sont bouchées l’une cl l’autre; 2* une qui est à l’occident et sert aujouitriuii d’entrée. .Au-dessus des portes étaient pratiquées cinq fenêtres, dont deux sur chaque face latérale. Le sol est pavé en marbre et en opus Alcxandrinum; aux deux tiers de la nef s’élève un pupitre en marbre porté par une colonne de granit. Trois jénèlrcs étroites et pratiquées A une grande hauteur donnent du jour au sanctuaire, qui se temiine carrément A l’orient.

L’oratoire de Cividale-del-Frioul, dont nous traçons ici les principales dispositions intérieures, est orné de nombreux détails d’architecture, l’un d'eux est antique; les chapiteaux en marbre qui surmontent les colonnes paraissent avoir étéexécutés pour la place qu’ils occupent ; on y retrouve, comme dans ceux (juc nous avons fait connaître à la première partie, pages 229 et suivantes, l’imitation maladroite du chapiteau corinthien; tout le re.ste de la décoration archileclurale de l’édicule est formé d’un stuc très -dur d’une teinte légèrement grise; c’est particulièrement sur la face occidentale Intérieure que sont répandus, avec une certaine profusion, ces détails précieux par leur finesse, par leur beau caractère, et auxquels se mêlent des nattes, des tresses, comme on en voit dans tous

INSTRLCTIONS.

les oriiemciil» peints sur les vignettes des manuscrits carloviiigiens (fig. 3i/|). [/ancienne chrunique dont nous avons parlé, en décrivant le plan, mentionne une partie de ces décorations précieuses, ainsi que les six statues qui les complètent «Et porta liabens desuper vitem imagines vi

■ sculptas siipradictorum sanctoruiii : scilicet sanctarum Anas- < tasic, Agape, Chionie et Ireiies, et saiictoruin Chrysogoni et ' Zoelis. »

J lit. Vue inlêrioure tic i'urâtuire de (àivî<lale'(lel*Frir»ul.

La vigne indiquée ici au-dessus de la porte existe encore;

J -IIJTII I ;

VROIITRCTURR MON ASTIQI E.

elle se répand en dessin courant, et dans le style antique, sur le plus large champ d’une archivolte, décorée en outre do (leurs, de perles et d’un ornement découpé qui surmonte le cercle extérieur. Le fond sur lequel est exécutée la vigne a été originairement couvert de lames de verre bleu da7.nr; on en voit encore des fragments (fig. 3 1 5).

N*3i5- Archivolte de la porte

Celle archivolle était portée par deux pilastres en marbre (|ui n’existent plus; les deux chapiteaux sont restés seuisà leurs places. Ils sont séparés, au-dessus du linteau de la porte, par un riche ornement retracé à la ligure 3i6.

N* 3i6. Ornement entre les chapiteaux.

INSTRUCTIONS

iJntî large fri.se, qui faisait originairement le tour de l'édifice, se voit seulement aujourd'hui ilans la partie située audessus de la porte; elle est limitée, en haut et en bas, par un handeaii saillant dessiné à la figure 317; on y retnarque des fleurs dont le bouton central (fig. 3 18) est un petit globe de

V 317. Bamleaii saiiUiit.

N* 3i8. Ikiulon en verre bleu.

verre bleu fixé dans le stuc par le col qui a servi à le souiller; c’est dans la hauteur de cette frise que sont placées les six statues en stuc mentionnées par la chronique, ainsi qu'une fenêtre bouchée aujourd'hui, et qui seule, entre les ouvertures pratiquées dans l'oratoire, conserve les colonnes placées sous le cintre. Les bases et les chapiteaux de ces colonnes sont d'ordre corinthien, modifié par l’Oubli des pro[)ortions établies dans l'antiquité grecque et romaine; l'archivolte, reproduite .i la planche 3 1 g, est ornée de perles eu verre, d’une tresse dans le goût carloviugien, et de feuilles, dont le style rappelle celui des ornemenLs peints sur les manuscrits de cette époque. Ces modifications introduites dans les formes et les proportions anti(|ues, ces ornements nouveaux mêlés à l’art antérieur, indiqueraient dans le nord de fltalie, à la fin de la domination lombarde, felTct d’une influence septentrionale, dont on ne

ARCmTF.rTL'UE MONASTIQLT.

voit aucune trace, à la même époque, dans les parties méridionales de cette contrée, ce qui aiimit contribué à y faire considérer comme lombarde rarcliitecture du Nord.

Archivolte de l.i fnnètre.

F^’oratoirc de Cividale-del-f’rioul, dont lYige est établi par la chronique et p.ir le style des ornements qui le décorent, oll're un des rares exemples qui nous restent des Flores gypset , dont parlent les auteurs contemporains; il nous indique, en outre, que, durant la période carloxnngicnne, on revenait à l’architecture polychrome, et qu’on employait, pour lui donner de la durée, le verre teint, comme on l’a fait plus tard : la Sainte-Chapelle de Paris en offre une application remarquable. L’oratoire deCividale nous a transmis les seules statues en stuc de cette époque.

La décoration des oratoires construits après la période carlovingienne fut établie par la sculpture dans les frises et les couronnements, ainsi qu’on en voit à celui de Saint-Saturnin de Fontenelle; des peintures en harmonie avec les travaux du ciseau complétèrent l’ensemble intérieur.

Les plus petites chapelles, les oratoires isolés, offrirent quelquefois des moyens de défense, lorsqu’ils furent construits à l’époque romane, durant laquelle les monastères

jNtTMr.iiovv — in. ^

I\STRi:CTIONS.

■ivaienl été fortifiés d'une manière complète; il y en a un exemple à Marcevol, dans les Pyrénées-Oiientales.

N* 320. Plan et Vue de la chapelle de Marcevol.

l'ABVIS.

Les établissements monastiques construits durant la période carlovingienne, lorsque l’art du Nord commençait à se formuler, présentaient, à en juger par le plan de l'abbaye de Saint-Gall, des parvis décorés encore de colonnes; celui-ci est semi-circulaire, forme exceptionnelle et déterminée par la contre-abside, située à l'occident de l’église. Une galerie couverte suit la courbe de ce parvis , on y lit ces mots :

• llic mui'o tectum impuiiituin patet atque columnis. »

Huit colonnes isolées supportent le toit courlve et séparent le .sol qu'il surmonte, de celui du parvis découvert. Comme chez les Latins, un avant-portique carré précède l’entrée de celte galerie couverte, qui conduit simultanément à l’église et au monastère. (Voir le plan de l’abbaye de Saint-Gall, gravé an n°i5, page a4, l" partie.)

Lorsque le temple était dépourvu de contre-abside, la cour sacrée devait être carrée, comme aux abbatiales de style latin.

AltCHITliCTLUE MONASTIQUE.

L’enccinte du prvis d<' l’abbaye de Centuia (Saint-Hiquier) était ainsi disposée; trois [xirles, surmontées cbacunc d’une tour, étaient ouvertes sur cette enceinte, l’une à l’occident , les autres au nord et au midi'.

Lors([ue après les invasions nonnandes on reconstruisit les abbayes, ces cours, souvent comprises dans l’enceinte fortifiée, furent ménafjées au milieu des tours de défense, et perdirent leur premier aspect, pour prendre celui de cours de fortcres-ses plutôt que de j)arvis sacrés.

FONTAINE. POITS SACHÉ.

La fontaine d’ablution ou cantharns des premiers siècles disparut des enceintes qui précédaient les églises mona.stiques construites sous la période romane; déjà les bénitiers qui la remplaçaient, pour satisfaire au même besoin, avaient été portés sous le porche ou dans l’intérieur des nefs. La fontaine fut fréquemment remplacée par un puits, qui,. sans présenter les mêmes facilités pour r.ablution prescrite par l’église, conservait le souvenir du cantharus et pouvait, en outre, fournir aux besoins du temple une eau puisée dans l’enceinte sacrée du parvis, et , pour cette cause, d’un emploi préférable à celle qui aurait été prise au loin. Les puits romans d’un style bien déterminé sont devenus fort rares, ainsi que l’appareil qui les surmontait [>our puiser l’eau. On voit à Home, devant l’église monastique de Saint-Jean à la porte Latine, un beau puits roman dont nous donnons ici un dessin; cette inscription se lit autour :

O.M.NES 5ITIENTES VENITE

(Voir le dessin du puits à la page suivante, n° 3a i.)

' P. PeUu, De Mthardo Canft nepote brève Syntagma.

INSTliCCTIONS

N’ Puits (le Jean*Portc-LnhiK' , n Hume

liA MTISTBBF..

1-0 liaplislérc lui aussi supprimo; lo |)laii do l'.ibbayo de Saiul-(iall (ait voir dtyà la cuve baptismale transportée dans l’église; la cause en est dans les modifîcations qui lurent apporliM's, précisément à cette époque, dans la manière d'administrer le baptême. Alcuin, qui vivait au viié' siècle, nous a])preii(! qu’alors déjà on baptisait par infusion. Cet usage .se répandit particulièrement et d’abord dans la Grande-Bretagne, et l’abandon de la cuve d’immersion en étant la conséquence, le baptistère isolé devenait inutile. Toutefois, comme l’usage de l’infusion ne fut pas général et (|ue certains conciles, entre autres celui de Celcbyt, tenu en 8 1 6 , maintinrent l’ancien mode, il .s’ensuivit que, même sous l’inlluence de l’architecture romane, on construisit encore des baptistères isolés ; la ville de Bonn en possédait un qui datait du xi* siècle; fltalie en conserve quelques exemples.

A ne H I TF, CT li R K M 0 N A S T I Q U F.

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