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FERMES

Les propriétés des monastères, ainsi fixées et garanties, se couvrirent de constructions rurales ou urbaines, selon que leur position était à la campagne ou intra mnros. Parfaitement au fait de la culture, qu’ils pratiquaient depuis l’origine de leur institution, les moines, qui ne perdirent jamais dé vue quelle

ISSTIIt'CTIOSS. — III,

INSTIUJCTIONS.

esl la hast de la véritable richesse, établirent des lennes et bâtiments d’exploitation sur toutes leurs terres. L’Kurop’ montre de tous côtes des n;stes de ces constructions rurales à eux appartenant. 11 sudira d’en donner un exemple pour faire connaître comment ils entendaient l’arcliitecture simple et durable de ces édiliccs utiles. Nous reproduisons ici la publication laite par .\1. Aymar Verdier, dans la Revue d’architecture*, de la ferme de Meslay, construite par de Rochecorbon, abbé de .Marmoutier, de i a 1 1 A laay. La ferme est située ,à 8 kilomètres de Tours, sur la route de cette ville A Paris, par Cbartivs.

N* 537. Plan de U ferme de M«*sUv.

I — Il

Le plan général de la ferme était (piadrangulaire; une partie de l’enceinte existe; le mur est .soutenu par des contre-forts. La porte de la ferme A est ouverte dans une grande construc-

* ti'nrehtfrchtre , par C. Haly. n*’ i . «*l 3.

AllCHITliCTUHE MON ASTlQUi:.

tioii, suruionlée d'un pignon au-dessous duquel soûl trois fenêti'cs, dont une géminée et en arc aigu; elles éclairent une * vaste salle située au-dessus de l’entrée de la ferme. (l’I. n“ 538.)

N* 538 Porte «le U ferme de Mc5ln)

Daus la cour, les écuries et les étables s’appuyaient contre le mur d’enceinte ; elles n’existent plus, mais on y voit les restes . à;.

L’entrée, figurée à ia planche n” 53g , est une porte eu plein cintre, ornée de inonlures dont la dernière rc}x)sc sur deux tètes; au-xlessus sont cinq ouvertures : savoir deux rondes, deux quadrangulaires et une aiguë. Trois fleurons, remarquables par leur composition, surmontent les angles du toit, dont les dimension? et la double pente sont déterminées par une charpente gigante.sque, refaite au xv' siècle. On peut voir les détails de cette charpente dans l’ouvrage publié par M. A. Blouet, architecte, membre de l'Institut, sous le titre de .Supplément au traité de Rondelet, 18.^7. (PI ^5.)

ARCniTKCTURK MONASTIOliK. 'i53

Le» lleurons en pierre, sculptés dans le meilleur style du xiir siècle, qui surmontent le toit de la grange, se reprodui sent, à quelques dillérences près, au sommet de la construction qui forme l'entrée de la ferme. Nous reproduisons ici, d'après les dessins de M. Verdier, le type le plus important, celui du milieu.

N* 5^0. Fleiiron df rt»uronnement de la porte de

La fayade postérieure de la grange, tracée au n” 54 i, est percée de trois baies, dont l'une, pratiquée entre deux contreforts, est d'une étendue considérable; elle éclaire la nef du milieu de l'édifice; les deux autres sont placées dans l'axe des premières nefs secondaires, et correspondeut à celles qui, sur la façade principale du bâtiment, gravée au n“ SSp, sont aussi de forme rectangulaire et présentent des dimensions égales; elles servent à éclairer et à ventiler ces nefs.

Ces principales données djnue ferme monastique sont celles qui se reproduisirent, aux exceptions près de l’art de chaque époque, dans les constructions rurales du moyen

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Les moines avaient droit de pèche et de chasse ; ■ Pari volo attribuimus eis (monachis) foreslam piscalionis atque venationis. • (Ducange.) Ln raison de ces droits, ils construisaient, pour s’assurer la conservation du poisson et du gibier, soit des enceintes garnies de tours de garde autour des viviers, soit des maisons de gardes-chasse dans les forêts. On voit à peu de distance du monastère de Marmouticr, en Touraine, les restes d’un vivier autour duquel est un mur de circonvallation; quatre tours occupent les angles.

Les grands cours d’eau ne traversant pas généraleitient l’en-

ceinte des monastères, et offrant cependant des forces dont les moines devaient tirer parti pour mettre en activité des usines, ils.y établirent des moulins à blé, des papeteries, etc. etc.

Nous reproduisons ici deux de.ssins originaux, sur parcliemin, qui .se voient aux Archives impériales. Ce sont les moulins de Tanlay et de Saint-Quenault, l’un à blé, l’autre à papier. Ils sont représentés avant et après i4()R.

MOULIX À Bi.é.

A. La maison.

B. Chambre en laquelle coueboit le meunier.

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