I. L’eaue qui va au moulin de Saint-Quenault
K. Lspace entre le ponl el moulin de Sainl-Quenault.
5A3. Moulin» de T«nUy el de Seinl-Qnenaull.
Le.s plans des censives de Sainle-Gencvicve et autres, qui nous restent dans les archives, démontrent qu’à l’intérieur des villes, les maisons construites par les religieux ou leurs acquérciin; de terrains à condition de bâtir, pour en tirer le cens,
Igle
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n’élaienl on général (jue de petites habitations, laites plutôt pour loger le [)cuple que les gens d'une condition élevée.
MONUMENTS COM.MÉMOUATIES.
J, es terres .situées sous la juridiction des abbes |>ouvaient olFrir des monuments commémoratifs de quelques faits importants pour l'histoire de l'abbaye. Quand Philippe le Hardi porta jusqu’à Saint-Denis les restes mortels de saint Louis, son jiére, on fit élever des croi* monumentales aux endroits où il se repo.sa, sur le chemin de Paris ju.sqii’à la sépulture royale; ces petites constructions étaient apjvclées montjoyes; elles étaient de fonne pyramidale et décorées chacune de trois statues de rois; on y faisait des pauses quand on portait les roi.s défunts à Saint-Denis. On voit encore la base d'un de ces monuments au port de la Briche.
Lorsque Edouard 1", d' .Angleterre, transporta le corps de la reine E,lé«nore, morte en laqo, jusqu’à l’abhaye de Westminster, pour l’y faire déposer, il fit élever une croix trés-ornée à chacune des stations ou gîtes où le corps passa la nuit. Deux pu trois de ces croix subsistent encore, et sont conijitées parmi les plus précieux monuments de l'Angleterre.
On voyait aussi des monuments commémoratifs dans l’enceinte même de certains monastères; ainsi Home présente, au milieu d’un des cloîtres thi couvent de Saint-Pierre in Mmtorio, sur le .lanicule, le petit nionument circulaire élevé par Bramante à l’endroit où l'on pen.se (|iie l’apôtre fut mis en croix. On doit considérer aussi comme un monument commémoratif le bas-relief que les Augiistiiis de Paris firent placer sur un angle de leur église, et qui rappelait l’anicnde honorable que leur firent le .sergent à verge .lean Boyart, Gillet Boland
IN5TI\i;CTION< — m.
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et Guillaume de Besançon. Ce has-relief est déj.à mentionné
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Enfin, ou plaçait fréquemment, dans l'intérieur des églises des nionaslèrcs, des inscriptions rappelant des fondations de messes, des donations ou tous autres faits utiles à conserver dans la mémoire des fidèles ou des religieux de la comnjunauté.
CHAPEI.LES DKPENO.VNTES DES «.VISONS KELIf.IEUSES.
Au troisième article de ces Instructions relatif aux églises, chapelles et oratoires secondaires, qui se voyaient fréquemment dans l’enceinte des maisons religieuses, il est dit qu’elles devaient cette origine au martyre d’un saint, à des miracles, ou même au simple souvenir d’un cénobite, ce qui avait engagé <à les comprendre dans les uuii-s du monastère ; en dehors de cette enceinte se trouvaient fréquemment aussi des chapelles, que leur éloignement, leur fondation postérieure, ou toute autre cause, n'avaient pas permis de joindre au couvent; dans ce cas l’abbé ou le prieur avaient la nomination des chapelains chargés de les de.sservlr. C’est ainsi que les dames de Montmartre avaient sous leur dépendance la chapelle du Martyi'e, située, .sur le revers méridional de la montagne, et dont l’origine remontait aux premiers siècles du christianisme. La chapelle de Notre-Damc-de-Lorette, placée plus bas, au pied de la pente, était dans le même cas. Les religieux de Saint-Germaindes-Prés, à Paris, avaient ces mêmes droits sur la chapelle de Saint-Pierre ou des .Saints-Pères, située sur la hutte de la Charité, auprès des fossés de Vahbaye. A .Saint-Denis, il en était ainsi pour la chapelle de .Saint-Reniy, hors les murs de la ville, à l’orient. Ces exemples suffisent pour attirer l’attention sur tous les monuments de ce genre placés en dehors des en-
ceintes des maisons religieuses, quelle que soit la distance qui les sépare. Des dispositions analogues se retrouvent dans les ■ monastères de la Grèce. Les nombreuses gravures qui repré-
.sentenl les monastères du mont Athos, et dont une est reproduite dans ces Instructions, font voir de petits édifices religieux dans le voisinage, et dédiés à différents saints du pays.
FOSTAISES nELIOIEMSES ET MIBACULEI.SF.S.
Des fontaines auxquelles on attribuait des propriétés particulières pour la guérison des maladies, ou pour tout autre sujet, se trouvaient souvent aux environs des maisons religieuses, dans leur enceinte ou même dans des contrées éloignées de toute habitation. Des fêtes annuelles y conduisaient les pèlerins, qui venaient y puiser ou même se plonger entièrement dans leurs eaux. On voyait de ces fontaines consacrées à la Vierge, à la" Trinité ou à quelque saint honoré dans le pays.
La plus ancienne dont nous ayons trouvé la mention est la fontaine miraculeuse de Sainte-Clotilde, auprès d'un monastère de Rouen. [AclnSanci. t, I", Vie de sainte Clolilde.)
• Lorsqu'on devait descendre dans la fontaine, le fond était
ordinairement dallé de grandes pierres sur lesquelles on gravait quelquefois des personnages; sainte Radegonde est, diton, représentée au fond de la fontaine de Caillouvillc, auprès de l’abbaye de Fontenelle. Des marches conduisaient comniodémciit dans le bassin; des gradins pouvaient être établis autour, afin qu’un grand nombre de pèlerins pu.ssent s’y placer en même temps. Un petit oratoire, ou même une église particulière, accompagnait ces fontaines lorsqu'elles n’étaient pas dans l’enceinte, d’un monastère.
Le bord de la fontaine pouvait présenter seulement une assi.se de pierres, .sans moulures ni ornements; on connaît
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<l»*s exemples fl'encadrements de fonlaines enrichi.s de sculplurc, bien qu’ils ne s’élèvent ])as, au-dessus du sol, plus que les bords de nos bassins de jardins publics. D’autres fontaines porlaieni sur leur Iwrdure une niche élevée, destinée à renfermer une statue; il était rare, dans ce cas, qu’on omît de placer auprès des bancs pour les voyageurs et les pèlerins.
La iiiclie du saint pouvait être accompagnée d’un autel pour dire la messe à l'époque des pèlerinages; la fontaine de Saint- (johennouN en Bretagne, dont nous donnons un dessin, présentait à l’intérieur de l’enceinte un autel, deux sièges pour les olliciants, et une suite de bancs en pierres pour placer les assistants de distinction. Le peuple se tenait autour de la fontaine, en dehors du mur de clôture.
N* S/V-V FonlAÎiie de Saial-Gohennniit (Rrelnftne).
Knfin, d’autres fontaines sacrées oflraient dans leurs dispositions mêmes fidée symbolique de leur dédicace; on en voyait un exemple remarquable à la Trinité, (Morbihan). Elle
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présentait deux enceintes : au fond de la pi-entière, où entraient les eaux, on avait construit trois niches surmontées chacune d'un pignon, pour couvrir autant de-rigoles d'arrivée. L'eau passait d'abord dans un bassin ovale, autour duquel on pouvait circuler librement; de là elle coulait dans le second réservoir, entouré d'une banquette. Celte fontaine était consacrée à la sainte Trinité.